Winikunka, la montagne aux 7 couleurs

Rainbow Mountain et Red Valley – Carnet de voyage : Lundi 15 octobre 2018

Dès notre arrivée à Cusco, les amis d’Aurore, retrouvés après 10ans à l’autre bout du monde, nous ont proposé de partir tous ensemble découvrir les fameuses « rainbow mountains », ainsi que la « red valley », un peu moins connue et bien moins fréquentée.

Commes ses noms anglophones le soulignent, nous étions tous les 4 relativement frileux à l’idée du bain de foule qui nous attendait, pour cette excursion ultra touristique. Mais l’idée de passer une journée entre nous, couplée au fait que cela reste l’un des incontournables de la région, nous ne pouvions tout de même pas passer à côté…

Et puis c’est une sortie « nature » et non pas « vieux cailloux » comme dirait Bastien, du coup, nous devrions être heureux dans tous les cas…  

 

Nous choisissons, un peu au hasard, beaucoup au feeling, et pas mal au prix l’agence Machu Picchu Reservations et négocions notre sortie à 67soles par personne au lieu de 80soles. Un bon prix, négocié grâce au fait que nous étions déjà 4 : ne pas hésiter à vous grouper avec vos collègues de dortoirs ou d’auberge pour arriver en force ! L’agence que nous avons choisi est installée dans des beaux locaux, en centre-ville, et semble sérieuse. En effet, au Pérou, tout un chacun peut s’improviser guide, avec les inconvénients que cela représente…

 

La journée commence à 5h30, et se termine sur les coups de 18h30. Avec pas mal de route, c’est donc une grosse journée qui culmine à 5200m d’altitude, rien que ça. Il vous faut donc prendre le temps de vous acclimater à l’altitude avant de vous lancer, et peut-être programmer cette excursion à la fin de votre séjour à Cusco plutôt qu’au début, même si chacun réagit différemment au mal des montagnes (vous le verrez, chez nous aussi, ça aura été quitte ET double).

Après 2h de route nous faisons un premier arrêt petit déjeuner et sommes rapidement rassurés dans notre choix d’agence : le petit déjeuner est très copieux et bien organisé, et ça tombe bien car nous sommes affamés.

1h de piste chaotique plus tard (coulées de boue, routes inondées… le Pérou quoi) nous arrivons enfin sur le parking de la randonnée où des dizaines de mini vans sont déjà présents. Aïe, nous qui craignions qu’il y ait beaucoup de monde, de plus la neige vient s’en mêler, ça commence plutôt très mal…

La randonnée démarre tranquillement par un dénivelé constant pendant 45mn, une fois notre souffle trouvé, rien de très difficile. Tout le monde se suit sur 2/3 sentiers parallèles, en file indienne et derrière les mules des péruviens portant les quelques feignants qui ont choisis de payer plutôt que de marcher… Et il y en a un paquet !  

Les dernières 30mn sont plus pentues, et la difficulté se situe bien là. Il faut prendre son temps car l’oxygène se fait rare, mais tout le monde arrive en haut en prenant son temps. Quelque peu agacé par le monde sur le sentier, Bastien a décidé de larguer les amarres et de monter en courant, histoire d’abréger ceci plus vite.

Pluie et neige nous ont accompagné toute la marche, et nous aurons subit quelques grosses rafales et tombées de neige une fois au sommet, mais 10 minutes après être arrivés au sommet, le soleil fait enfin son apparition, nous offrant le spectacle prévue : les couleurs de la fameuse rainbow mountain nous apparaissent, et nous voyons enfin les vallées environnantes, par laquelle nous sommes venus.

Beaucoup de monde s’agglutine sur un même endroit, un mal pour un bien puisque cela permet de sauvegarder le site. Le froid en fait repartir plus d’un pendant que nous profitons de 30mn au sommet.

Notre guide nous rappelle ensuite tous, l’heure est grave. Le temps est incertain et notre guide ne semble pas très partant pour la vallée rouge (nous apprendrons plus tard que les guides ne sont de toute façon pas super partants pour cette partie-là, rallongeant obligatoirement la journée). A force d’insistance de la part des ¾ du groupe, il accepte finalement de nous amener au premier mirador, ou il faut s’acquitter d’une taxe de 10soles même si on y voit rien. Une fois là-bas, nous aviserons. Après hésitation, nous décidons de tenter le coup et de perdre au pire 2,5€ chacun.

Evidemment, dès que nous attaquons le sentier nous menant vers la vallée, la tempête de neige reprend de plus belle, nous forçant à avancer tête baissée et à l’aveugle. Notre espoir de voir quelque chose continue à maigrir.

Arrivés au col nous payons tout de même le droit de passage aux 3 péruviens installés en haut, surpris que nous ayons pris la décision de monter tout de même, et redescendons enfin au mirador pour tenter d’apercevoir la fameuse vallée rouge.

Et c’est bien là que la magie du lieu opère. La chance nous sourit, une fois de plus, et 10 minutes après notre arrivée le soleil effectue une incroyable percée à travers l’épais brouillard qui nous entourait jusqu’ici. Une chance inouïe, nous sommes au bon endroit, au bon moment, et notre audace a payé. Notre groupe est seul à profiter de ce lieu extraordinaire, et notre guide semble heureux lui aussi de nous faire partager ceci.

Jusqu’ici, ce dernier nous indiquait que la randonnée pour descendre à travers la red valley était relativement dangeureuse, et que les sentiers étaient effacés, que ce ne serait donc pas possible d’y passer. Maintenant que nous y sommes, le type est chaud : on y va, pas de problème !

 
 
 
 
 

Nous mettrons 2h30 à rejoindre la route à travers des paysages extraordinaires, au milieu de troupeaux de lamas. Cela représente un dénivelé bien supérieur à ce que nous avons grimpé pour aller du parking à la montagne arc-en-ciel, et le changement d’altitude 4600 – 5200 – 4000 est brusque, mais selon nous incontournable pour peu que le temps vous sourisse. Nous rattrapons la route en contrebas, et notre guide remonte par cette dernière en courant jusqu’au parking pour signaler au chauffeur de venir nous récupérer (oui, ce type était incroyable). Ceux de notre groupe qui avaient choisi de ne pas nous suivre auront attendus 2h dans le van, de quoi les chambrer allégrement avec nos photos.

Nous confirmons ainsi les dires des autres voyageurs avant nous : si les Rainbow mountains sont certes belles (bien que beaucoup trop retouchées sur les réseaux sociaux par rapport à la réalité), la vraie pépite de ce lieu est bien la Red Valley.  

Il est déjà 14h30, et nous avons encore une heure de route avant le déjeuner qui s’avèrera tout aussi bon que le petit déjeuner.

Malgré tout ceci, notre retour sur Cusco se fera avant 19H, comme prévu…

 

Encore inexploité il y a 3ans (des copains ayant fait le Pérou il y a quelques années n’avaient pas eu connaissance de l’existence de ce site), la vallée des rainbow mountain semble désormais un incontournable de Cusco. Au vu des importants travaux en cours sur la route, nous ne pouvons qu’imaginer le futur de cette sortie touristique. Comme vous le savez nous ne sommes pas fan des tours organisés en agence mais dans ce cas-là, prendre un taxi vous reviendra au double du prix d’une agence, le guide et les repas en moins. S’agissant d’un lieu isolé, vous aurez beaucoup de mal à trouver des bus locaux pour y monter.

 

Alors Rainbow ou pas Rainbow ? On vous laisse prendre votre décision devant ces derniers clichés.

 
 
 
 
 
 

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

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