Wine trail, Wildlife Center et Manawatu scenic road

Après un cuisant échec au cape palliser, nous décidons de traverser l’île du sud au nord en passant par la route des vins de la région de Martinborough, la classic new zeland wine trail.

Nous nous arrêtons dans la petite bourgade du même nom que sa région, Martinborough, pour acquérir chez un des nombreux cavistes du coin un pinot noir, spécialité de la région.

Verdict ? Et ben il est bon le bougre. Cela dit, après 5 mois d’abstinence de jus de raisin, il est possible que notre jugement soit quelque peu faussé, on vous l’accorde. En tout cas, celui-ci ne finira pas en sauce. Petit bémol cependant, nous cherchons toujours les vignes : nous parcourons une centaine de kilomètres sur la highway 2 et nous n’avons vu que quelques pieds, pas suffisants pour la production proposée par les cavistes. Probablement sont-elles cachées par toutes les collines environnantes, nous n’en saurons pas plus. Cela dit, le paysage est très agréable, et avec le retour du soleil c’est forcément mieux.

 

Aurore souhaite faire un détour par le « musée du mouton » (oui…) à Matterston pour sa boutique de souvenir mais les quelques vêtements mérinos sont proposés à des prix exorbitants et ne sont vraiment pas terribles, et il y a principalement de bons vieux tricots. Le cadeau de la grand-mère attendra.

Sur la route des vins, il y a un autre arrêt incontournable : le Pukaka Wildlife Center. Depuis le début, il y a bien une chose que nous n’avons pas eu la chance de voir en liberté : le kiwi, symbole du pays. Ici 2 kiwis, l’un blanc, l’autre brun (issus de deux espèces différentes) ainsi que des dizaines d’oiseaux endémiques et rares sont protégés, puis relâchés quand il le faut. Tout y est prévu pour que les animaux puissent se reproduire, et que leurs progénitures soit remise en liberté (couveuse, équipement moderne, enclos aménagés en fonction des besoins de chaque espèce…)

   
 

Nous passons 2h dans le centre, et nous aurions pu y passer 2 de plus. Une dizaine de volières sont à voir dont une dans laquelle vous pouvez rentrer et vous poser pour observer les animaux vivre leur vie. La « maison des kiwis » est elle plongée dans le noir en journée pour les voir évoluer sous les lampes infrarouges. En bonus, une balade de 2h que nous n’avons pas eu le temps de faire est proposée dans la forêt, servant de refuge pour de nombreuses espèces sauvages. Cette fois-ci, nous avons le sentiment que l’argent injecté dans les billets d’entrée sera bien utilisé. Ca compte, puisque l’entrée au parc n’est pas donnée, sans être excessive, et le travail entrepris pour les oiseaux est colossal. Nous avons pu admirer des oiseaux que nous cherchions en forêt depuis 3semaines sans succès. Kaka, kokako (notre coup de cœur), tiu, le célèbre kiwi, et bien d’autres sont au programme.

À la sortie nous sommes heureux d’avoir fait cette  » attraction » et c’est bien là le principal ; il faut dire que nous sommes des clients exigeants lorsque ça touche aux animaux et à la nature.

Il nous reste maintenant 55km à parcourir jusqu’au free-camp du soir. La pluie réapparaît sur le chemin et l’emplacement s’avère difficile à trouver car la route est fermée quelques mètres en amont. Mais comme les kiwis sont des gens adorables, l’employée du Caltex du coin nous donnera les bonnes infos et nous pourrons dormir sur le freecamp après avoir dépassé les fameuses barrières sans souci. Une fois de plus, nous sommes seuls sur cet immense camping tout aménagé : il y a même une immense plancha en libre-service au cœur du campement ! Un luxe…

 

Carnet de voyage – vendredi 15 juin

Une nouvelle scenic-road est programmée pour aujourd’hui, et si possible nous souhaiterions arriver au whakapapa village, le village du Tongariro national parc, avant sa fermeture aux environs de 16h.

C’est de bonne heure que nous partons (entendez par la 9h, nous n’arrivons pas à être plus matinaux que cela ici), direction Arshhursh (à vos souhaits) par la fameuse déviation, puis, nous prenons la route signalisée par une fougère, la Manawatu Scenic Road, dans les environs de Mangaweka. Oui, ça en fait des noms à dormir dehors à retenir, mais vous devriez vous en sortir sans trop de problème grâce à nous ! Oui, et grâce à la fougère…

Cette route passe par les villages de Pohangina, Apiti et Rangiwahia. Dès que nous attaquons cette portion, l’univers de Tolkien nous saute aux yeux. Enfin tout du moins de l’idée que nous nous faisons de la contée, grâce aux adaptations ciné. Des collines vertes, de la forêt et des montagnes au loin… Le soleil nous accompagne, et nous profitons pleinement de la route panoramique. Superbe !

Qui dit superbe, dit couac dans le paté imminent. Alors oui, l’expression de chez nous ne parle pas de « couac », mais le véritable terme n’a pas sa place sur ce blog, accessible aux moins de 18ans. (HE, SALUT LES JEUNES !)

Donc, ça, c’est jusqu’à ce que Aurore nous sorte sa botte secrète : un itinéraire bis-bis-bis pour aller voir une grotte soi-disant remplie de vers luisants. Pour l’atteindre, une magnifique Gravel road de 10km nous accueille. Ok, ça se tente, Bastien aime bien emmener Granny sur des routes chaotiques, et après tout 10km ce n’est pas la fin du monde. On y va doucement, et à seulement 4km de l’arrivée, la route s’arrête face à un magnifique panneau « propriété privée ». Ok, c’est un échec. Pas de soucis, c’est dommage mais nous aurons tenté notre chance. De toute façon, pas besoin de faire demi-tour, une bifurcation quelques mètres plus bas rejoins le village cible de Apiti. Nous continuons donc doucement sur ce nouvel itinéraire bis-bis-bis-bi… Enfin vous avez compris l’idée.

 

Et c’est là que l’on trouve le couac dans la potée. Les pluies des derniers jours ont complètement arraché des pans de falaises que nous longeons, nous obligeant à slalomer sans trop de marge entre les cailloux, coulées de boues et autres rochers. Sans trop comprendre le pourquoi du comment, nous finissons irréductiblement par taper le bas de caisse, et un mauvais son de frottement métallique s’en suit immédiatement. Cool ! L’endroit idéal, paumé au milieu de nulle part, sur une route dans un état catastrophique et en pente, pour que Bastien se couche sous Granny histoire de voir ce qu’il en est ! A priorio, rien. On redémarre, et le bruit s’intensifie sur les quelques mètres qui suivent. Impossible de continuer. Il est l’heure de se retrousser les manches… Bastien s’installe cette fois ci plus confortablement (…) sous le camion, et le verdict est cette fois ci sans appel : un cache plastique positionné sous le moteur est à moitié arraché sur sa partie arrière droite. La partie supportant le boulon rattachant le tout au châssis n’est tout simplement plus là, et une pièce frotte donc sur le sol.

Il est donc l’heure de se décomposer. De s’énerver un bon coup. De respirer. Et de se souvenir du dernier épisode de Bob le bricoleur visionné en retour de soirée arrosée à 5h du matin sur la 5.

On vous a dit qu’il n’y avait pas de réseau ? Bah oui, quand même… Mais du coup, on vous a dit qu’il n’y avait pas d’outils, ni de crique à bord du van ? Et que le van est TOUJOURS en pente, dans la boue ? Bien.

 

Heureusement, la ville la plus proche est juste à côté : une 50ene de kilomètres. Nom de d…

 

La réflexion est rapide (en même temps, ce n’est pas comme si nous avions beaucoup d’options…) ; la seule idée qui vient à Bastien c’est le bout de corde que nous trimbalons depuis maintenant quelques mois. Adieu notre fil à linge, la ficelle jaune salvatrice est reconvertie, et il réussit à attacher la plaque au châssis du van avec un vulgaire nœud. Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts pour que cela tienne.

C’est reparti pour la route panoramique ! Sans cailloux cette fois-ci. Nous finissons par nous sortir de ce bourbier et par tomber sur des engins de travaux, dont les conducteurs seront quelque peu dubitatifs de nous voir sortir de nulle part. Nous nous en sortons bien cette fois-ci ! Par contre, il va falloir y aller mollo sur les routes « secondaires » dorénavant.

Nous continuons sur 50km et en prenons plein les yeux, malgré notre obsession auditive sur le moindre gémissement que pourrait émettre Granny…

De retour sur la Highway 1, il est temps de prévenir DetourNZ, l’agence qui nous a aidé à louer le Van. Ils répondent de suite et s’avèrent aussi adorables qu’efficaces, comme depuis le début de nos échanges.

Stéphane entre en contact avec Jucy qui lui répond que nous devrions nous en occuper nous même si nous ne voulons pas payer un forfait bien plus cher que le dommage lui-même. On envoie donc un mail à notre assurance, Rental-Cover, et attendons leur réponse avant de faire quoi que ce soit.

 

La réparation de Bastien s’avère très efficace contre toute attente, et nous arrivons sans problème au Sud du parc national du Tongariro pour 13h.

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :