Wellington et le Cape Palliser

C’est sous des trombes d’eaux que nous débarquons à Wellington. Le plan initial était de garer le camper-van au sommet du Mont Victoria, le parking y étant gratuit, puis de faire le chemin à pied en direction de la ville à seulement quelques minutes.

Nous nous dirigeons donc vers le musée national Te Papa, un musée très réputé auquel nous voulons jeter un œil. L’entrée est gratuite, le parking par contre est payant et relativement cher (comme tout ceux du centre-ville ), mais vue les circonstances, nous ne souhaitons pas nous amuser à jouer les éponges sur les 3km qui séparent le musée du Mont.

Finalement, nous passerons tout de même 3h30 dans ce musée. De l’exposition sur La 1ère guerre mondiale et la défaite face aux Turques, à l’art moderne, en passant par des expositions sur l’histoire et les coutumes maori, ce peuple d’explorateur, l’endroit nous aura conquis : il y a de tout, pour tous !

 
 
 

 
 

Nous comprenons largement l’engouement pour ce musée, très bien conçu, et adapté à tous les publics. Nous ne sommes pourtant pas musées mais, celui-ci, on vous le recommande vivement. Surtout si la tempête vous guette. Tout bénéf !

À notre sortie, le rideau d’eau nous attend toujours. Nous prenons notre courage à deux mains pour partir découvrir la Marina ainsi que les rues commerçantes du centre-ville à travers Cuba Street.

Le tour sera court et nous donnera envie d’en voir plus mais ce sera pour un prochain voyage, il fait déjà nuit, nous sommes épuisés, et le free-camp de la ville se situant dans la Marina doit être quitté pour 8h le lendemain matin. Nous avons besoin de dormir et l’idée de passer une nouvelle nuit à la merci des rafales ne nous réjouit guerre, nous décidons de rejoindre un second free-camp au Nord, abrité dans une baie.

 

Carnet de voyage – mercredi 13 juin 2018

Une vraie nuit de sommeil plus tard, nous voici requinqués.

En revanche le temps n’a pas changé. Il pleut en continue et le vent ne se calme que par intermittence. 

 
 

La matinée démarre donc en douceur et nous prenons la route pour 11h vers le Cape Palliser. Les montagnes sont à peines visibles et pourtant nous imaginons très bien leur beauté sous un beau soleil.  L’arrêt au lac Waikapapa sous les nuages ne sera d’aucune utilisé vue la visibilité, et nous poursuivons notre route en longeant la côte.

 

Le paysage change radicalement, et nous nous retrouvons le long de l’eau, longeant des falaises abruptes sur notre gauche, du sable noir et de grosses vagues et au loin les montagnes de l’île du Sud baignées de soleil (cette chance).

 

La vigilance est de mise, les falaises sont bien endommagées par les pluies diluviennes, d’importantes coulées de boue et de roches jalonnent la route. Nous voyons de vraies failles se former le long de certaines parois, et pour ne rien vous cacher, c’est quelque peu impressionnant (et peu accueillant) !

Nous nous posons pour déjeuner sur le parking des pinacles. Ces étranges formations rocheuses ne sont visibles qu’après une marche de 40mn. Après le déjeuner, voyant d’autres marcheurs partir, Aurore se motive à marcher sous la pluie. Bastien fatigué et n’ayant aucune envie d’être trempé pour y voir que pouic reste au Van. Aurore ne mettra pas 1h, mais 2h. Bastien s’apprêtant à partir la chercher la verra revenir trempée et récompensée d’une belle frayeur : arrivée au lookout et ne voyant rien, elle décide de descendre à leur base sur les conseils des petits vieux partis quelques minutes avant elle.

La rivière est sortie de son lit et le chemin est difficile mais accessible. Les pinacles sont impressionnants vue d’en bas, et encore elle ne verra pas tout pour ne pas risquer de tomber dans l’eau.

 
 

De retour sur ses pas elle peut soit faire demi-tour, soit revenir par le chemin de gauche. Mais après avoir tenté pendant 30mn de trouver en vain un chemin stable au milieu de l’eau, la boue, les graviers qui s’affaissent sous ses pas et les buissons hyper denses, elle décide de faire demi-tour mais sait qu’il lui faudra 1h pour rentrer. Bien sûr nous n’avons pas de réseau donc impossible de nous joindre. Le retour ne sera donc pas une partie de plaisir mais elle rentre saine et sauve avant la nuit et c’est le principal. Voilà qui est fait, c’était la première et dernière expédition en solitaire d’Aurore.

 
 

Assez d’émotions pour aujourd’hui, nous campons dans un petit village de pêcheur coupé du monde, entre bateaux et tractopelles à 10km du Cape Palliser, qui sera notre objetif du lendemain si le soleil accepte de pointer son nez, et si la route est praticable : pour arriver jusqu’à ce village, nous avons déjà dû mettre le van à l’épreuve en traversant certaines ravines et certaines coulées, et les bas de caisse ont déjà bien assez frottés pour nous ! Pas sûr que Jucy apprécie l’utilisation tout terrain que nous aurons fait de Granny au retour.

 
 

Carnet de voyage – jeudi 14 juin

Ce matin le soleil est quelque peu caché par les nuages mais il ne pleut plus, ce qui est en soit est déjà une excellente nouvelle !  

En route pour le Cape Palliser ! 2 kilomètres avant le phare et sa fameuse colonie de phoque (la plus importante de l’Île du Nord), la route est tout simplement infranchissable : la rivière est sortie de son lit, et après de longues minutes d’observation le courant s’avère bien trop fort pour que nous tentions un passage avec ou sans véhicule. Perdre l’adhérence au milieu de cette coulée voudrait dire finir le bec dans l’eau, au milieu des poissons et des phoques. Et remplir un constat avec un phoque, c’est une expérience que nous ne souhaitons pas tenter. Pour l’instant tout du moins.

 

Une fois de plus, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Pas d’autre route, cette venue dans le sud de l’île du Nord ne nous aura pas réussi et restera donc un échec cuisant. Nous rebroussons chemin pour prendre cette fois-ci la route des vins, qui devrait être, espérons-le, bien plus accueillante. Il parait que le vin Néo-Z est de très bonne qualité et est susceptible de rivaliser avec les pinards de chez nous. Il est temps de vérifier cela et de nous faire notre propre avis sur la question !

 

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

Une pensée sur “Wellington et le Cape Palliser

  • 1 septembre 2018 à 16 h 31 min
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    Hello,
    Un petit moment de profonde solitude lorsque aurore s’est retrouvée coincée par la météo d’autant plus que ces pics n’invite pas à s’éterniser car on a vraiment l’impression d’etre en milieu hostile.
    Tout est bien qui finis bien et c’est tant mieux .
    Plus que jamais bonne route à vous
    James

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