Triangle Culturel et Plages de L’Est

DAMBULLA

 

Carnet de voyage – Jeudi 18 Janvier 2018

Une nuit courte couplée à de bonnes vieilles douleurs musculaires : la journée risque d’être longue. Certes, Adam’s Peak n’est pas si terrible que ça sur le moment, mais sa descente laisse des séquelles plusieurs jours après. Dernier tour du lac de Kandy en tuktuk, il est l’heure pour nous de prendre la direction de Sigirya. Pour s’y rendre, 2 bus, dont le premier jusqu’à Dambula. Une chose en amenant une autre, nous décidons de modifier légèrement notre planning : le bus dans lequel nous sommes passant devant les caves de Dambulla, nous choisissons de tenter le coup avec nos backpacks. Le projet était d’y revenir le lendemain plus léger, cela nous éviterait un aller-retour.

Surprise en sautant du bus (ici, on ne descend pas du bus, on en saute…), un homme nous accueil avec un bon français. Il a appris la langue dans une autre vie, à Lyon, en tant que militaire (légion étrangère ?).

Il guide avec grande gentillesse nos premiers pas dans le temple, et nous donne ses astuces. Grâce à lui, nous trouvons la solution pour nous décharger de nos gros sacs à l’accueil du musée bouddhiste pour quelques roupies (200 pour nos deux backpacks). En échange de son aide, il souhaite récupérer nos billets d’entrée une fois la visite terminée : au dos, se trouve un ticket de tombola, permettant de gagner un voyage d’un mois au Népal… Ce sera avec grand plaisir !

Dambulla est célèbre pour son « rock temple », un temple troglodyte composé entre autres de 5 caves au sommet d’un énorme rocher de granit qui surplombe les environs. Devinez comment on y accède. Des centaines de marches. Jambes et mollets commencent à regretter de nous avoir amenées jusqu’ici. « Comble de l’intelligence » selon Bastien, 2 entrées sont possibles, mais une seule vend les tickets, celle qui se situe à 1km de la route principale bien sûr. Les sri lankais sont sympas c’est vrai, mais question logique on s’interroge toujours sur le schéma de réflexion utilisé.

Nous avons une théorie cependant : il s’agit à nouveau d’un complot des machiavéliques chauffeurs de tuktuk ! « Many many kilometers », qu’ils disent. Soyez forts, quelques minutes suffisent à atteindre réellement l’entrée officielle, et la vente de tickets.

Après vous être acquittés des 1500LKR de droit d’entrée, vous commencez la visite (par des escaliers bien sûr), avec ou sans guide selon votre souhait. Les guides papier tels que Lonely Planet & Co fourmillent d’informations concernant les différentes caves, si vous en avez un, passez votre chemin. Nous tentons d’esquiver les gros groupes venus par bus et réussissons à visiter le site en 1h30.

 

Ce site est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, et il s’agit d’un haut-lieu de pèlerinage et de méditation bouddhiste. Nous aurons la chance d’être présents lors des chants de moines devant l’une des nombreuses représentations de bouddha. Les caves sont composées de pas moins de 157 statues, dont 3 imposants bouddha couchés, et de 6000m² de parois peintes à son effigie ainsi qu’à ses disciples.

 
 
 

Une très belle visite qui s’est terminée pour nous par un tour de l’immense Bouddha assis en Or qui surplombe le site, au-dessus du Musée. Cette statue offerte par le Japon en 2000 donne au site une très belle visibilité.

En face de celle-ci, se trouve le golden temple, habité par des dizaines de singes.

Il est temps pour nous de récupérer nos sacs, pour cette fois-ci partir vers Sigirya avant la nuit.

Ici, lorsque vous avez des bagages ou des sacs et que vous êtes à quelques kilomètres des villes, les bus ne prennent pas le temps de s’arrêter, pour permettre aux tuktuk de travailler. Vu notre état de fatigue et nos multiples douleurs, il va être difficile de parcourir les quelques kilomètres restants. Victoire du chauffeur de tuktuk le plus proche, non pas sans avoir négocié le tarif. Nous gagnerons in-fine 45minutes de bus par ce moyen.  

Green Bambou guesthouse, notre cocon pour deux nuits, est caché au milieu de la jungle, entouré de singes, de chiens sauvages, d’oiseaux, de papillons, écureuils géants, lézards… Bastien est aux anges, les deux jours qui arrivent vont nous ressourcer ! La famille nous fait à manger, un excellent chicken rice and curry. Notre maisonnette nous attend avec terrasse et salle de bain : une vraie indépendance que l’on apprécie particulièrement dans cette partie du voyage.

Infos voyageurs :

  • Bus Kandy – Dambulla 100LKR/personne
  • Temple Rock 1500LKR/personne
  • TukTuk Dambulla – Sigirya 660LKR
  • Nuit Green Bamboo 1650LKR ( au lieu de 3500)

 

SIGIRYA – PIDURANGALA

 

Carnet de voyage – Samedi 20 janvier 2018

Hier, vendredi 19, ce fut repos pour nous. Une balade de 5km tout de même autour de Sigirya pour déjeuner et découvrir de plus près le fameux Lion’s Rock. Les avis sur la visite de ce monument du Sri Lanka sont relativement négatifs : tous les touristes rencontrés nous affirment que cela ne vaut pas les 30$ demandés, et les sri lankais avec qui nous parlons du site trouvent le prix beaucoup trop élevé. Il semblerait selon eux que cela s’explique par le fait que 60% du prix de l’entrée soit reversée à l’Unesco. Pour les srilankais, dont le revenu moyen est de 280€, c’est énorme.

Cependant, il existe une alternative.

Réveil dans la nuit, une fois de plus, pour admirer le lever de soleil sur le fameux Lion’s rock. Le plan est simple ! Nous partons gravir à 5h00 du matin son voisin, moins fréquenté, le Pidurangala.

Sur la route, notre chauffeur est à l’affut. Cette zone est fréquentée, entre-autre, par les éléphants sauvages, bien moins sympathiques que leurs cousins du parc d’Udawalawe habitués à la présence des jeeps. Un bruit dans la jungle noire, à quelques mètres de nous. Le tuktuk bondit, passant de 20km/h à sa vitesse maximum, 35km/h, tout en zigzaguant sur la piste sablonneuse. Notre chauffeur, qui est également le grand père nous hébergeant dans sa Guest House, nous le confirme avec beaucoup d’excitation : ils étaient là, à quelques mètres. Il fait demi-tour quelques dizaines de mètres plus loin pour permettre au phare du véhicule d’éclairer la route, puis semble estimer qu’y retourner est trop risqué. Nous reprenons le chemin de notre ascension.

Au menu, notre nouvelle spécialité : des marches ! La montée est difficile pour nos courbatures et la cheville de Bastien, de nouveau fragilisée la veille, mais sans réelle problème. Un peu d’escalade, il faut se faufiler entre les rochers sur les derniers mètres, avant d’atteindre le sommet dans la nuit encore bien noire. Le chemin n’est pas éclairé, et bien plus escarpé : si vous vous y rendez, pensez à vous équiper.  

Malgré la présence de ces satanés nuages, le spectacle n’en est pas moins beau. Le soleil se lève sur la jungle srilankaise, et nous entendons la faune se réveiller depuis notre piédestal.  Les quelques 500roupies d’entrées valent vraiment le coup : encore un lever de soleil qui marquera assurément notre voyage, et qui restera ancré dans nos souvenirs.

De retour auprès de notre chauffeur, nous partons pour un safari-tuktuk improvisé. L’objectif initial est simple : se rendre à un point de vue caché sur les deux rochers. La motivation de notre papy chauffeur est toute autre : retrouver la trace des pachydermes pour recroiser leur route, de jour ! C’est réellement un très beau moment, à la recherche des habitants sauvages de cette partie du pays, ponctuée par les explications sur les traces laissées par les éléphants, et l’écoute de la jungle. Singes, oiseaux, varans, et autres buffles nous feront le plaisir de croiser notre chemin, mais l’animal roi ici ne se montrera plus.

Notre chauffeur nous amène finalement au pied d’un lac perdu, reflétant Pidurangala et Lion’s Rock… A côté de notre miroir d’eau de Bordeaux, c’est ici une image bien plus grandiose qui nous est offerte. Le bonus ? Nous sommes à nouveau seuls, loin des tracés fréquentés.

 

De retour à la Guest House, le petit déjeuner typiquement srilankais nous attends, et Aurore prendra un cours accéléré de cuisine sri lankaise. Après avoir dit aurevoir à toute cette adorable petite famille, nous reprenons la route pour le Nord Est.

Infos voyageurs: 

  • Entrée Pidurangala Rock 500LKR/personne
  • Safari tuktuk (5h à 8h30) 1500LKR

 

 

UPPUVELI – TRINCOMALEE

 

2h seulement de bus, avec une vitesse de pointe à 70km/h pour la première fois de notre séjour, nous amènent à Uppuveli. Il s’agit d’un petit village de pêcheur, proche de Trincomalee où nous allons passer 4jours à nous reposer, soigner la cheville de Bastien et profiter de la plage.

Nous avons choisi via Booking.com, une chambre simple à l’Orion Beach Way, à 50m de la plage. Les prix hors saison (nous sommes théoriquement en pleine mousson) sont très attractifs, le calme et le grand ciel bleu nous donnent raison d’avoir tenté notre chance. Dès notre arrivée, Aurore remarque les cabanes au fond du jardin. Un rêve qui s’annonce inaccessible lorsque le manager nous annonce le prix. 30mn plus tard, alors que nous nous posons en attendant le check’in de notre chambre, le manager revient et nous propose un super prix pour les cabanes, un tarif divisé par 2 et qui devient bien plus accessible. Demain, c’est l’anniversaire d’Aurore, alors c’est un peu un cadeau en avance…

Ravis une fois de plus de notre arrivée dans ce nouveau coin, nous partons ensuite découvrir les environs. Une seule rue où quelques restaurants cherchent le client, une plage quasi déserte et un seul bar de backpackers où les rares touristes semblent se regrouper (cela dit, le lieu est plutôt chouette). Les centres de plongée sont fermés, et ne ré-ouvrent qu’en mars. Pour une basse saison, température et ciel bleu nous laissent perplexes.

 

Carnet de voyage – Mardi 23 janvier 2018

Il est temps pour nous de quitter notre petit paradis. Nous aurons passé 4 jours à Uppuveli et nous sommes tristes de quitter notre petite cabane. D’accord les réveils étaient un poil trop tôt entre les bruits de la forêt et le soleil qui s’immisce entre les feuilles de bananiers, mais la gentillesse et la bienveillance du staff et du cuisinier nous ont donné l’impression d’être à la maison.

4 jours de repos mais aussi de découvertes. Aurore a découvert les massages Ayurvediques (tandis que Bastien n’a jamais réussi à prononcer ce mot), un massage complet de 1h, cadeau d’anniversaire inestimable qui a permis de faire disparaitre les dernières courbatures de l’Adam’s Peak. Les massages ayurvediques allient réflexologie, points d’acupression, massage dynamique du corps et du cuir chevelu. Les SPA foisonnent dans cette petite ville, et Aurore a choisi Suvek, le seul spa inscrit sur TripAdvisor et dont l’équipe de l’Orion Beach Way connaissait bien l’adresse. Une adresse sérieuse qu’on ne peut que vous recommander.

La ville de Trincomalee nous a fait découvrir les temples hindous. Un très beau moment passé au sommet du fort Frederick, que nous avons d’ailleurs largement préféré à Galle. Cette ville ravagée par le tsunami de 2004 et encore en guerre il y a 8ans, nous a enchanté. Un sacré mélange de religions, de cultures, de couleur, où cohabitent bastions militaires en activités et centre portuaire, le tout envahit par les cerfs et les faons. Il faut tout simplement le voir pour le croire.

 
 
 

Enfin notre dernière matinée nous a offert notre plus belle surprise : nous avons eu la chance de rencontrer et de nager avec des requins pointes noires dans les eaux de Pigeon’s Island. Une île sauvage au large de Nilavelli. Nous avions lu que beaucoup de coraux étaient morts, suite au tsunami mais également au tourisme de masse en saison. En effet, il y en a. Mais nous avons aussi découverts de très nombreux coraux bien vivants, abritants des dizaines d’espèces de poissons, visibles en snorkelling. La matériel est fourni par les bateaux vous y emmenant. 

La basse saison nous a permis d’être seulement une petite dizaine dans l’eau en même temps et environ 30 personnes sur l’île, protégée par l’armée en tant que parc naturel.

La zone de baignade est limitée et on comprend largement pourquoi, mais il semblerait que cela devienne rapidement insupportable lors de la pleine saison comme le prouvent les photos prises en juillet-aout par les voyageurs.

Au tableau des découvertes, nous pouvons rajouter les restaurants d’Uppuveli et de Trincomalee que nous noterons dans le bilan mais surtout le meilleur Juice Bar que nous avons croisé (de ce fait, à l’heure actuelle, le meilleur Juice Bar du monde).

Les 6km de plage d’Uppuveli, sur lesquels nous auront croisés lors de notre séjour autant d’animaux en tous genres que d’humains, nous ont enchantés. Un lieu calme, agréable, préservé du tourisme de masse à cette période. 4 jours de repos qui auront également permis à Bastien de reposer son entorse. Après ce doux aparté, nous reprenons la route pour le triangle culturel et le retour à la civilisation.

 

Infos voyageurs: 

  • Bus Sigirya-Uppuveli junction 150LKR/personne + Tuktuk 200LKR
  • Cabanes de l’orion beach way 2700LKR la nuit avec petit dejeuner à 500LKR pour deux compris ( 4500LKR affiché)
  • Massage Ayurvedique 3800LKR pour une heure, corps entier
  • Pigeon’s Island 3500LKR/ personne , départ sur la plage 9h, retour 13h.
  • tuktuk Uppuveli-Trinco 300LKR

 

MIHINTALE

 

Carnet de voyage – Mercredi 24 janvier 2018

Le retour à la ville est brutal. Après avoir attendu le départ du bus à la gare routière de Trincomalee pendant 1h30 en plein cagnard (on apprendra plus tard qu’il n’y en a que 4 par jour), et après 3 grosses heures assez mouvementées, nous arrivons dans la grouillante Anuradhapura, ancienne capitale de l’île.

Cette ville compte 64000 habitants, et ressemble à toutes les grosses villes que nous n’apprécions pas particulièrement.

Une fois notre bagagerie dorsale (c’est beau dit comme ça hein ? Par contre c’est pas moins encombrant) posée à « the nature park » , notre guesthouse pour 2 nuits, nous reprenons directement le chemin inverse pour prendre un bus pour Mihintale à 13km de là. Concernant « the nature park », nous avons bien trouvé le park(ing), mais côté nature, mise à part les araignées dans la chambre, nous cherchons toujours.

La découverte de la plus ancienne cité bouddhiste du Sri Lanka débute par une haie d’honneur formée par des dizaines de singes à têtes noires, bien plus sympas que les macaques habituels, puis par l’ascension des 1800 marches. Le marché des machines de step ne doit décidément pas être florissant ici…

Côté site historique, il vous faudra régler un droit d’entrée de 500 roupies par personne. Vous pouvez demander un guide (enfin, un guide se proposera) si vous le souhaitez, et même en choisir la langue : comptez 800 roupies pour 2h de visite. S’agissant principalement de ruines, ce n’est peut-être pas une mauvaise idée, cependant des stèles explicatives jalonnent le parcours, et un guide papier complétera aisément les informations. L’origine serait la suivante : le roi sri lankais de l’époque (excusez-nous, mais les noms à rallonge nous n’y arrivons pas) aurait rencontré en ce lieu un prince indien (que s’apellerio Quez… Mahinda pardon), et ce dernier en aurait profité pour le convertir (le roi machin) au bouddhisme. Le roi a alors décidé de consacrer Mihintale et d’y construire les premiers temples, effigies de Bouddha et tutti quanti. Vous l’aurez compris, nous nous intéressons à l’histoire partiellement. L’origine des choses nous intéresse, les pseudonymes WhatsApp des intervenants un peu moins.

Après avoir flâné à travers les ruines du monastère, du réfectoire et des stèles expliquant le rôle de chacun et les lois de l’époque, nous montons les dernières marches entourées de frangipaniers.

 
 

La partie supérieure est dédiée au temple, et à toutes les représentations religieuses qui y sont liées. Une fois de plus, il vous faudra vous couvrir les genoux et vous déchausser pour entrer dans l’enceinte : la police est toujours là pour veiller à ce que chacun respecte cette coutume. Comme c’est systématiquement le cas, une cahutte vous proposera de vous délester de quelques roupies pour vous garder vos sabots : à votre guise de payer, ou de glisser lesdites sandales dans votre besace ! Astuce du chef : chaussettes autorisées ! Alors oui, vous ressemblerez à nos voisins germaniques, mais cela protègera vos petons fragiles de la chaleur des dalles.

Un magistral Bouddha blanc assis nous accueille et attire notre regard sur les hauteurs du temple.

 

4 monuments majeurs composent le site : une petite dagoba ainsi que la statue du roi, la cave de Mahinda qui permet un petit cours d’escalade et un superbe panorama sur les plaines environnantes, et enfin une imposante dagoba qui contiendrait les reliques de Mahinda. Par dagoba, entendez les dômes blancs caractéristiques des temples, surmontés par une flèche dorée.

 
 

 

De notre côté, nous avons adoré la visite de ce site ! Au coucher du soleil, les couleurs n’en étaient que plus belles, la chaleur bien moins étouffante et le flux de visiteurs réduit à une vingtaine de personnes. Le site étant ouvert H24, le lever du soleil doit être également particulièrement appréciable.

En prime, ce superbe coucher de soleil sera accompagné par les musiques monastiques depuis la terrasse de la grande dagoba : le soleil est un élément primordiale de cette religion, et les cycles sont toujours accompagnés par les prières des moines et leurs instruments.

De retour en bus, nous nous arrêtons diner chez « Casserole », un très bon restaurant chinois au nom français dans un quartier du Sri Lanka proposant de la cuisine occidentale. Situé à l’étage d’un centre commercial, il s’agit d’une des rares bonnes adresses pour se restaurer, bien que beaucoup trop épicé pour Aurore. Malgré 3 semaines ici, les estomacs et les palais ne se font toujours pas correctement au « chili » local.

 

Infos voyageurs: 

  • Bus Trinco-Anuradhapura 170LKR/personne
  • Bus AR Anu-Mihintale 70LKR/personne
  • Entrée Mihintale 500LKR/personne
  • Nuit The nature Park 1350LKR la nuit (après réductions booking, affichée 2000LKR)

 

 

Anuradhapura

 

Carnet de voyage – Jeudi 25 janvier 2018

Nouvelle et dernière journée ici. Au programme, visite des monuments de Anuradhapura.

Logeant au sud de la ville nous commençons par les ruines de Vessagiriya et ses splendides arbres aux cheveux longs (nom latin arbrus a chevelus longus), puis un passage à la réserve d’eau de Tissa Wewa.

 

Nous traversons rivières et rizières, croisons le chantier de construction de la nouvelle Dagoba, et arrivons au pied de l’arbre sacré, le sri maha bodhi.

 

Il s’agirait selon les légendes du plus vieil arbre du Sri lanka, dont l’âge avoisinerait les 2200ans : une pousse provenant de la branche droite de l’arbre sous lequel Bouddha reçut l’illumination (oui, c’est très précis) ramenée d’Inde au IIIe siècle av. J.-C. par Sanghamitta. Sous haute surveillance et au milieu des prières, nous nous déchaussons pour pouvoir approcher de l’enceinte, et observer l’impact spirituel qu’il a sur les sri lankais. Quelque chose se dégage de ce lieu, même si nous ne saurions dire quoi.

Après un « moment cacahuète » avec nos amis à 4 pattes et à tête noire, nous reprenons notre chemin vers le nord, traversant les ruines de palais, monastères et admirant au loin, une vieille dagoba (jetavanamara) en partie détruite, dont le recouvrement blanc disparu laisse apparaitre les millions de briques nécessaires à l’ouvrage.

 

Ruvanvelisaya Dagoba s’élève sur notre gauche, cette dagoba est la plus grande de la ville. Elle est gardée par une centaine de sculptures d’éléphants et mesure 103m de hauteur et 290m de circonférence. Pas de double décimètre sur nous, ces chiffres sont tirés des guides.

 

Plus loin, Thuparama dagoba est la plus ancienne dagoba du pays, édifiée au 3e siècle avant JC pour accueillir la clavicule de bouddha. Après sa mort, bien sûr.

 

Petite pause au lac Basawakkulama à observer la faune locale, nous prenons le chemin de la citadelle qui n’a plus rien de citadelle. Quelques ruines jalonnent la route, et nous tombons sur des fouilles archéologiques en cours.

A la sortie, un garde nous demande nos tickets. Depuis le début de la journée nous n’avons jamais croisé de vente de billets ou autre check point, nous en étions étonnés mais avons continué à nous promener. Il est 15h, nous avons marché 10km et le prix de l’entrée pour les dernières ruines s’élève à 25$ soit 3800 roupies par personne. Cela nous semble une fortune pour ce que les prospectus nous proposent, et encore une fois nous aimons la culture mais ne sommes pas assez amoureux des vieilles pierres pour ne pas hésiter. Illico presto et sur coup de fil du garde, un tuktuk nous embarque pour revenir sur nos pas.

Nous continuons de marcher en ville, à la recherche d’un endroit sympa ou se poser mais en vain. Le centre de Anu ne nous aura pas conquis, il semblerait que dans les villes que nous avons visité, il n’y ait pas réellement de centre-ville, mais que tout soit éparpillé le long d’axes principaux. Un dernier kottu cheese chiken rotti pour le diner et nous rentrons faire nos backpacks.

 

Infos voyageurs: 

  • Tuktuk monastère (nord de la citée) au centre ville 350LKR
  • Bus Anu-Aeroport junction 370LKR/personne
  • Tuktuk junction – aeroport 150LKR

 

Cette dernière semaine Sri-Lankaise , entre plage et temples, reflète toutes les richesses de l’île. Le Sri Lanka on a adoré et on vous en parlera dans le bilan car demain nous nous envolons pour la Thaïlande.

 

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

2 pensées sur “Triangle Culturel et Plages de L’Est

  • 28 janvier 2018 à 18 h 23 min
    Permalink

    Hello,
    Encore un bel article qui m’a permis de voyager par procuration entre les temples hyper coloré et les requins à pointes noire.
    Bonne route à présent en Thaïlande
    James

    Répondre
    • 29 janvier 2018 à 16 h 33 min
      Permalink

      Avec très grand plaisir James 🙂 C’est un plaisir de voir que ça te plait, merci à toi de nous suivre.

      Répondre

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