Tam Coc, la Baie d’Halong Terrestre

Carnet de voyage- lundi 16 avril 2018

C’est une fois de plus dans les environs de 4h du matin que nous arrivons. Déposés à quelques kilomètres de notre hébergement, un taxi clandestin nous amènera jusqu’à bon port pour une somme correcte, à notre grand soulagement. L’hôtel où nous avons réservé la veille accepte de nous accueillir et nous laisse nous reposer dans ce qui semble être la chambre du réceptionniste, une mezzanine juste au-dessus de la réception. Nous avions convenu auparavant par échanges de mails qu’ils nous ouvrent pour une somme supplémentaire en pleine nuit… Pour nous, cette mezzanine est donc la bienvenue ! De plus, ils ne nous factureront pas cette demi-nuit bonus. Malheureusement pour nous, dès 6h, l’hôtel se réveille dans un brouhaha dont seuls les vietnamiens ont le secret. Nous avons toujours du mal à comprendre cette façon de faire, mais soit, c’est leur façon à eux de s’exprimer : hurler en permanence.

Le répit est donc de courte durée et nous devrons attendre jusqu’à 10h que notre chambre soit finalement prête. Une douche salvatrice, nous pouvons enfin nous préparer à partir découvrir les environs de Ninh Binh.

Ce qui nous amène dans cette ville sans âme, c’est la fameuse « baie d’Ha Long terrestre », à moins de 10km de notre « camp de base ». La fatigue nous pousse à choisir la facilité, et à prendre un scooter ; cependant, la balade mérite de prendre le temps à vélo si vous le pouvez, et si le temps le permet.

Le premier arrêt se fait à Mua cave. On ne vient pas ici pour sa cave, ni pour son lodge mais bien pour gravir les 500 marches qui offrent un point de vue incroyable sur les environs.

2 belvédères sont à découvrir au sommet, et nous passerons tranquillement 1heure à en prendre plein les yeux. D’un côté, la rivière serpentant à travers les rizières et les karsts. De l’autre, uniquement des karts plus espacés et un tapis de camaïeu vert époustouflant, composé de champs et de rizières… Le panorama est splendide !

           

Nous savions quelque peu à quoi nous attendre après avoir vu les photos d’autres voyageurs, mais cet endroit est impossible à retranscrire correctement en photo, et surpasse nos attentes, malgré la fine pluie qui nous attends en haut.

De retour au parking, une petite négociation nous permet de ne pas payer le parking en échange d’un repas dans le restaurant attenant au parking improvisé. Bien nous en a pris, les portions sont généreuses et le prix très correct. C’est à savoir, de nombreux vietnamiens s’improvisent gardiens de parking sur le chemin qui mène au lodge. Poussez jusqu’au bout, vous ne paierez pas plus cher…

Le programme de la journée est simple, profiter des paysages, et utiliser notre deux-roues motorisé pour aller nous perdre à travers les rizières. Comme toujours, sur papier, c’est simple. Comme toujours, c’est sur le papier, et en l’occurrence, lorsque les pistes sont sèches. Il a plu dans la nuit et à notre arrivée, la poussière s’est transformée en « gras » (terme utilisé par Bastien pour signifier que c’est ultra-pas-cool). Malgré tout nous tenterons quelques avancées dans les chemins, avant d’abandonner face au risque de plus en plus proche de finir le bec dans une rizière.

 

L’autre incontournable de la ville est une balade en barque le long de la rivière, entre les karsts, loin de la circulation et à travers les grottes. Un véritable incontournable, dont le prix est forcément établi en conséquence. Il y a encore 2ans, de nombreux voyageurs arrivaient à prendre leur embarcation 2 km en aval de l’embarcadère officiel, réussissant à diviser le prix par deux. La raison serait que l’embarcadère officiel est régit par la police, s’occupant de fixer les prix, de gérer les embarcations, et donc de prendre une généreuse marge au passage. Le fait de passer « illégalement » (nous ne pouvons confirmer ces informations), permettrait aux bateliers de récupérer une part plus importante, et de diminuer le prix.

Il semblerait que ce temps soit cependant révolu : nous avons bien essayés d’aller au second embarcadère, et le prix est le même dorénavant. Impossible de négocier, et difficile de communiquer. De ce qu’on pense avoir compris cela est possible le soir après la fermeture du premier embarcadère, vers 16h. Mais vu le temps nuageux que nous avons, et pour ne pas risquer de se voir bloqués par une incompréhension de notre part, nous préférons payer plus cher et profiter des rares rayons de soleil que nous avons à ce moment de la journée.

De retour au centre de Tam Coc, nous embarquons dans une barque métallique, dénuée de charme, pouvant embarquer 2 à 3 personnes maximum par bateau. Le début de la traversée se fait à la force des bras et dès que nous ne sommes plus visibles du ponton principal, notre batelière s’installe à son aise et se met à ramer avec ses pieds. C’est assez incroyable pour nous qui n’avons jamais rien vue de tel. Son aisance est déconcertante, et elle semble à peine forcer pour lancer le bateau à bonne allure sur le cours d’eau. Les paysages autours nous laissent également sans voix. Nous partons pour 1h30 de navigation très agréable, et ce malgré le nombre d’embarcations qui se suivent.

 

      
 

Nous réitérons le conseil de nombreux blogs : attendez que les groupes soient partis ! En partant aux environs de 15h nous avons croisé beaucoup de monde à l’aller, mais étions quasiment seuls au retour. Toutes ses vues sur les rizières nous ont donné l’envie de nous perdre un peu plus, alors c’est reparti pour 1h de ballade moto !

De retour à l’hôtel la fatigue cumulée se fait rapidement ressentir. Nous demandons au gérant de l’hôtel si il peut nous indiquer un restaurant correct tout proche, il nous en indique un à 2km. Nous décidons donc de nous reposer un peu avant d’y aller et 5mn plus tard le gérant toc à notre porte, un menu à la main en nous disant qu’ils peuvent cuisiner également. On explose de rire tous les deux, ce genre de situation arrive tellement souvent que ça en devient hilarant… Nous n’avons décidemment pas la même façon de fonctionner.

Nous mangeons donc sur place, et si il s’avère que si vous choisissez le même hôtel que nous, on vous le conseil ! La cuisinière, qui s’avère bien sûr être la mère de famille, connaît sa partition, et les portions sont très copieuses. Il est déjà l’heure pour nous de nous coucher, demain le réveil est encore très matinal pour cette fois découvrir la véritable baie d’Halong.

 

Infos voyageurs :

  • Tam Coc View point 100.000VND/personne – 15.000VND le parking – gratuit si vous mangez sur place mais attention à bien le mentionner et le négocier avec eux.
  • Bateau 1h30 à 2h dans la baie d’Halong terrestre, au départ du ponton au centre ville de Tam Coc. 150.000VND pour le bateau + 120.000VND par personne. 10.000VND le parking
  • Location scooter à notre hôtel 110.000VND la journée.
  • Hai Viet Hotel à Ninh Binh – 150.000VND la nuit réservée par agoda. Chambre basique mais spacieuse. Le gardien nous a accueilli à 4h du matin et laissé nous reposer gratuitement dans la mezzanine au-dessus de l’entrée de l’hôtel gratuitement ( à l’écart des regards, mais pas fermé, c’était déjà mieux que rien).
  • Combiné Bus + Bateau pour Cat Ba 250.000VND par personne.

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

2 pensées sur “Tam Coc, la Baie d’Halong Terrestre

  • 20 mai 2018 à 19 h 41 min
    Permalink

    Hello,
    Petit commentaire rapide sobre pour vous encourager à continuer le récit de votre voyage.
    Bonne route
    James

    Répondre
    • 21 mai 2018 à 6 h 08 min
      Permalink

      Merci pour tes encouragements James !
      On a fait une pause blog pour les Philippines, mais on va bien s’y remettre pour le prochain pays… 😋
      A bientôt !

      Répondre

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