Palm Spring et Joshua Tree

Carnet de voyage – mercredi 27 juin 2018
Il est temps de quitter la côte californienne et de partir à la conquête de l’ouest (…) et des grands parcs nationaux, joyaux des Etats Unis. Toujours malades mais particulièrement motivés, nous partons pour notre première étape : Joshua Tree, à quelques 280km de San Elijo.
Nous aimerions dormir dans le parc de Joshua et n’avons pas réservés contrairement à la plupart des autres campings : c’est un système de premier arrivé/premier servi. Nous partons donc assez tôt pour espérer avoir une place, sans quoi il faudra improviser…
Les paysages changent rapidement et nous nous retrouvons dans le désert. Dans un premier temps, quelques arbustes et cactus jalonnent la route, puis plus rien : du caillou, de la poussière et du sable à perte de vue.

A chaque virage, le paysage change. Sauf que des virages, il n’y en pas quasiment pas ! Bastien découvre la monotonie des routes américaines, et on comprend très vite pourquoi la boite auto est ici aussi répandue, sans parler du régulateur de vitesse. Pour l’anecdote, les distances sont tellement immenses ici que les contrôles de vitesse se font… par avion !
Nous empruntons la route panoramique de Palm Désert, et ses quelques virages à travers les canyons casse un peu la monotonie nouvellement installée, nous permettant également de faire quelques pauses photos, et d’en apprendre un peu plus sur la vie des navajos qui peuplent les environs.

 
 


 
A midi, nous arrivons dans la ville de Palm Spring, un mirage au milieu du désert. Cette ville est entièrement « surfaite », et vaut donc le détour pour son invraisemblance. L’eldorado des retraités le voilà, des maisons plus belles les unes que les autres, des pelouses d’un vert qui semble artificiel, des golfs, piscines et des retraités en voiturette de golf qui se baladent dans la ville pour aller acheter leurs milkshakes au drive du coin… Là aussi, nous retrouvons de nombreux clichés des séries que nous connaissons bien en France.

Il existe une sorte de concours entre les propriétaires de ces somptueuses villas : qui aura la plus belle, et la plus atypique des portes d’entrée. La plus connue est la « pinkdoor », qu’il est maintenant interdit de photographier. Pour vous dires, nous ne sommes même pas allés la voir en particulier, bien d’autres sont déjà sympa à voir dans ces quartiers géométriquement parfaits. Et puis une porte d’entrée, aussi atypique soit elle, et malgré les milliers de dollars investis, ça reste une porte d’entrée… Les kiwis nous avaient déjà fait le coup avec les boites aux lettres il y a quelques semaines !

 

A la sortie de la ville, un tout autre spectacle nous attend : un impressionnant champ d’éoliennes apparait. Alors quand chez nous, 10 éoliennes sur une colline provoquent un scandale car elles dégradent le paysage et génère un désagréable bourdonnement, ici nous trouvons des centaines d’éoliennes installées sur une même zone. Ce n’est pas beau, certes. C’est… Américain ? Démesurément américain. Mais entre ceci et les champs de panneaux solaires que nous croisons régulièrement, nous sommes agréablement surpris que des énergies renouvelables soient aussi répandues. Un virage environnemental chez l’ongle Sam ? Peut-être pas encore, soit, mais un signe encourageant.


Nous arrivons enfin au Parc de Joshua Tree par l’entrée Nord-ouest. Quelques kilomètres avant, le centre d’information nous permet d’acquérir l’indispensable pass « America the beautiful » qui donne accès à de nombreux parcs américains pour une période d’une année. Ce pass est valide pour une voiture, peu importe le nombre de passagers, et coute seulement 80 dollars. L’entrée des parcs étant de 30 dollars par véhicule en moyenne, le pass est rentabilisé au bout de… 3 parcs. Merci à ceux qui suivent.

Concernant notre place de camping, apparemment, nous sommes large ! Nous qui stressions un peu de la période estivale, il semblerait que les 40degrés du désert en dissuade plus d’un de dormir à l’intérieur. Certains des campings sont même fermés, faute de fréquentation.
Après avoir attentivement assimilés les informations données par le ranger (attention à boire pour ne pas mourir, entre autres), nous partons installer notre campement à Jumbo Rock, seul camping où de gros cailloux peuvent, en parti, nous octroyer un peu d’ombre.


La route jusqu’au campsite parcours 30km dans le parc. Les fameux arbres de Joshua et les yucca apparaissent, et nous avons presque l’impression qu’ils ont été plantés là, séparés par des intervalles réguliers. C’est à peine croyable de voir de la végétation dans cet espace si aride.

Le thermomètre indique déjà 100 degrés fahrenheit, on décide donc de monter notre tente et d’attendre la fin de journée avant de partir faire une quelconque balade dans le parc. Nous avons bien retenu les conseils du ranger : attention, c’est chaud.

 

A 16h il est temps d’aller découvrir Joshua Tree à travers 2 balades et 1 point de vue, adaptés au climat.
Nous faisons la balade de Barker Dam où nous découvrons des pétroglyphes (non rien à voir avec le pétrole), des arbres de Joshua entourés de rochers et le lit à sec d’une ancienne rivière permettant la vie dans le désert.

 


La seconde balade est le Hidden Valley, une vallée cachée des regards comme son nom l’indique par d’énormes rochers. Ces deux rapides balades sont très sympa, et avec un peu de chance vous y croiserez la faune typique du désert : hornsheep, oiseaux, serpents, lézards…

 

Comme le ranger nous l’avait prédit, les couleurs de fin de journée nous offre une superbe vue depuis Key view, la vallée de coachella et la faille de santa barbara sont bien visibles. Un incroyable panorama.

 
 

Attention, ici les abeilles sont légions, et il est important de rouler quelques kilomètres sans climatisation lorsque vous repartez d’un point avant de relancer la vague de froid dans l’habitacle : les petites bêbêtes aussi tentent de se mettre au frais via les aérations… Soyez sympa avec elles !

Puis nous rentrons pour le coucher de soleil à notre campement, escaladant les rochers qui protègent notre campement d’une nuit, nous profitons du coucher de soleil puis du lever de lune, incroyablement lumineuse et grosse. Nous ne sommes pas seuls au campement, mais il n’y a pas foule, et nous profitons du calme du désert.

 

 

Malgré les fortes chaleurs nous avons pu découvrir ce premier parc sans problème. Les longues randonnées sont possibles au lever du soleil mais les balades et la route en voiture donne un très bel aperçu de la beauté du parc. Un très bon, mais chaud, début donc ! Nous sommes maintenant impatients de voir la suite.
Le lendemain, nous quittons le parc par le sud, Cottonwood, 1h de trajet qui nous permet de découvrir un autre aspect du parc, les cactus, une oasis, mais beaucoup moins de joshua tree et de yucca.

 
 

Nous y découvrons également de petites bêtes que nous recroiserons tous les jours jusqu’à la fin de notre voyage au Etats Unis : les adorables CHIPMUNKS ! Ces petites boules de poils sont vraiment funs, pas très farouches, et pullulent dans tous les coins de nature de ce côté du pays.

 

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

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