Palawan – El Nido, Coron & Port Barton

PALAWAN

C’est après deux courts vols de nuit ponctués d’une escale à Manille que nous mettons officiellement le pied aux philippines, dans l’aéroport de l’île de Palawan, situé à Puerto Princesa.

Ces vacances dans le voyage aux Philippines nous les attendons avec impatience. Cette nouvelle destination marque la « fin » provisoire de notre itinérance, avec changement de logement toutes les 1 ou 2 nuits. Ici, nous nous mettrons sur un autre rythme : le mode « tranquillou pépouze pas trop vite attention doucement ».

Bon, en réalité c’est un peu par la force des choses… Les transports philippins sont réputés compliqués, souvent annulés ou reportés, et plus généralement bien plus long que prévu.

La réputation des Philippines pour ses spots de plongée n’est plus à faire, et c’est précisément pour cette raison que nous venons vadrouiller dans le coin. Aurore est niveau 2 en France (CMAS) et plonge sur le Bassin d’Arcachon depuis 2 ans ; pour Bastien, il n’était pas judicieux de se lancer jusque-là, tant que l’environnement n’en valait VRAIMENT pas le coup. Des eaux à 15° en France pour tenter de voir des crabes, très peu, merci.

Trêve de bavardages, il est temps de vous emmener avec nous pour passer un mois dans certaines des plus belles eaux du monde.

– EL NIDO – 

Carnet de voyage du 27 avril au 02 mai 2018

A la sortie de l’aéroport, seulement 2 compagnies de van sont présentes pour les transferts vers El Nido. Nous arrivons à 9h30 et commençons les négociations : après tout, il faut bien que notre entrainement des précédents pays serve. Les enchères commencent à 700 pesos sur le parking, et 600 pesos chez l’une des compagnies installées. Très rapidement, la concurrence tombe à 500 pesos. Adjugé ! Quand partons-nous ? L a réponse nous pique un peu derrière l’oreille : «Oh… D’ici plus ou moins 1h… ça dépend… On va voir. ». En soit, nous sommes tout à fait d’accord, ce n’est pas grand-chose. Mais allez dire ça à nos « nous » qui viennent d’enchainer les transport toute la nuit pour arriver jusqu’ici !

Finalement, après un rapide échange, une autre agence s’aligne à 500 pesos et nous propose un départ immédiat – Banco, on vous suit les gars !

Oui, le départ est immédiat. Par contre, cela inclut également un grand tour dans la ville de Puerto Princesa pour récupérer/déposer/récupérer d’autres personnes. Résultat, nous reprenons réellement la route 1h plus tard. Bon, nous avons la clim, et un siège : par rapport aux transports Sri Lankais, c’est le grand luxe !

Chaque île a son propre « design » de tuktuk

Le trajet se compose de 7h de route.

7. Heures. D’enfer.

Le pire trajet que nous ayons fait depuis 4 mois, et pourtant notre chauffeur est plutôt bon conducteur. Les routes sont mauvaises, les accidents nombreux, la vitesse excessive, et nous n’avons toujours pas dormis… A l’arrivée nous sommes épuisés, posons nos valises dans l’hébergement que nous avons réservé pour les 4 prochaines nuits et nous écroulons de fatigue…

Bon, ça c’est dans une autre vie ; en réalité, nous arrivons à 16h30 à notre « cottage » (ils pourraient appeler ça « manoir royale présidentielle du gouverneur, ça nous ferait autant rire), et le personnel nous « accueille » (elle nous aurait mis un coup de poignard que ça aurait été plus chaleureux) et nous propose une chambre qui n’a absolument rien à voir avec celle réservée. Nous allons y passer plusieurs nuits alors Aurore dans un dernier souffle demande à avoir une chambre correspondante aux photos de la réservation. C’est non sans nous livrer son plus beau grognement que la patronne nous guidera jusqu’à quelque chose de plus correct. Bon le confort et le rapport qualité-prix des chambres vietnamiennes est certes loin, mais on n’est pas si mal que ça. Les logements ont la réputation d’être assez chers de ce côté-là du pays.

Enfin nous dormons !

Ah bah non. Toujours pas. Nous sommes en contact depuis plusieurs jours avec un club de plongée francophone – Palawan Divers- et devons aller nous présenter au club pour récupérer les cours Padi Open Water de Bastien afin de ne pas perdre trop de temps sur la suite. Initialement, nous pensions pouvoir nous en occuper tranquillement à notre arrivée et trouver un club sur place, mais après avoir envoyés plusieurs mails de demandes d’informations à Malapascua et Coron, nous avons reçus plusieurs refus faute de place. De son côté, Philip, de Palawan Divers, a de suite répondue à nos questions par mail et nous a confirmé que nous pourrions faire l’ensemble de nos plongées avec eux dans les prochains jours. C’est ainsi qu’épuisés nous repartons avec le fameux sésame à potasser pour la journée du lendemain.

Niveau nourriture, les prix des restaurants nous font quelques peu frémir. La aussi, El Nido est réputé pour être cher et ce n’est pas une légende. Par chance (et après avoir arpenter l’ensemble des rues) nous tombons sur « Angel Wish », un restaurant typique philippin avec terrasse sur la plage et des prix défiants toute concurrence. Ce restaurant deviendra notre cantine, car en plus d’avoir des petits prix, c’est tout simplement excellent ; frais, bien présenté, varié, et copieux ! JACKPOT !

 

Alors, comment se passe la validation du niveau Open Water Diver chez PADI :

La formation est composée d’un examen théorique et de 6 plongées d’évaluation (procédures de sécurité, remontées d’urgences, enlever et remettre l’intégralité du matériel sous l’eau, orientation, flottabilité…). Le centre de plongée s’organise parfaitement et nous propose d’être sur le même bateau pour les 2 jours. Pour Aurore, ce seront donc 6 funs dives différentes, tandis que Bastien validera son niveau grâce à son instructeur, Julien, que nous ne pouvons que vous recommander. Palawan Divers est un très bon centre de plongée, disposant de bateaux et d’équipements de très bonne qualité. Et Ponpon sur la Garonne, les petits déjeuners et repas sont excellents et copieux ! Ajoutez à tout cela  une ambiance détendue et beaucoup de professionnalisme, et vous avez là un environnement idéal pour partir explorer les fonds.

Nos deux jours de plongées ont été fantastiques, le grand ciel bleu n’y étant pas pour rien. Les coraux et la biodiversité de l’archipel des Bacuit est tout simplement extraordinaire. Nous avons pu plonger avec tortues, barracuda, nudibranches, poissons anges, mérou, boxfish, rascasses, poissons scorpions (et bien d’autres), et les innombrables coraux sont tous plus beaux les uns que les autres.

     

Pour terminer notre séjour à El Nido et fêter nos retrouvailles avec Elodie et Benoit que nous avions rencontrés il y a 3 mois en Thaïlande, nous décidons de nous laisser tenter par un « Island Hopping ». Il s’agit de l’activité phare des Phillipines derrière la plongée : vous embarquez pour la journée sur une bangka traditionnelle sur un itinéraire pré-établi à travers l’archipel des Bacuit à la découverte de ses plus beaux trésors… et de ses innombrables CHINOIS.

Pour en voir un maximum sur la journée, nous réussissons à négocier un combo incluant les tours A et C à un prix correct la veille au soir et nous rendons au point de rendez-vous dès 8h30.

Notre enthousiasme redescend légèrement lorsque nous nous retrouvons alignés derrière un piquet parmi des dizaines à attendre d’embarquer dans notre bangka. Une sorte de remake du débarquement de Normandie version tongs et bermudas. Après 1heure entassés sous un soleil de plomb les nerfs commencent à être atteints, mais que voulez-vous, c’est le jeu du tourisme de masse ma pauvre Lucette.

Il est 10h quand nous démarrons enfin notre journée, avec 16 autres passagers. Au programme 7 arrêts sur les 10 que proposent les tours A et C. La chance est de notre côté puisque les arrêts omis sont 3 spots que nous avons fait durant nos 2 jours de plongées.

Nous commençons par le tour C : Hidden Beach, un récif et une plage paradisiaque puis après le déjeuner partons sur les 4 spots du tour A. Secret,  Small et Big Lagoons pour finir avec le coucher du soleil sur 7 Commando Beach.

 

Alors oui, c’est blindé de monde, et on tire notre chapeau à ceux qui arrivent à faire des photos seuls sur ces spots (sans payer un tour privé, bien entendu), mais nous avons quand même passé une très bonne journée, en grande partie parce que nous étions tous les 4 et que nous avons préféré passer notre temps à faire du snorkelling à l’écart des spots (tout en les voyant de loin). On vous recommande de faire le combiné. Nous avons croisé beaucoup de voyageurs déçus du tour A, en partie car c’est le plus demandé et que les bangkas s’entassent dans de tout petits espaces.

Cependant, et c’est vraiment à souligner, c’est le cœur lourd que nous avons observé les touristes (principalement asiatiques, mais pas que) marchés sur les coraux malgré les recommandations des guides sur les bateaux. Malheureusement à l’embarquement, il vous est proposé des chaussons pour vous protéger des roches, et nombre de touristes considèrent ceci comme une autorisation pour piétiner les fonds. Une fois de plus, ce sont les touristes Chinois qui se démarquent à ce niveau-là, ne sachant pour beaucoup pas nager…  Voir un guide Philippin trainer derrière lui 8 touristes en gilets oranges à la queue leu leu, c’est certes amusant, mais surtout particulièrement inquiétant pour l’environnement qu’ils s’empresseront de ravager une fois revenus à la verticale.

De notre journée nous retiendrons la beauté des paysages et des endroits encore préservés autour des spots. C’était une belle et longue journée en mer puisque nous sommes rentrés à 18h30. Pour nous les « spots » ont perdu de leur intérêt par faute du nombre de personnes présentes mais si vous vous y préparez, vous profiterez pleinement de l’expérience comme nous.

– CORON –

Carnet de voyage du 02 au 06 mai 2018

Pour rejoindre la ville de Coron sur l’île de Busuanga, 2 solutions s’offrent à vous : le speed boat et le ferry (communément, et très justement appelé : slow boat). Nous ne sommes pas pressés et prenons donc l’option slow boat, qui reste l’alternative la plus économique bien entendu. Sur conseil des blogs nous arrivons sur les coups de 7h au lieu de 7h30 au check in du port et bien nous en a pris. Il est intéressant de savoir que bien que vous ayez acheté au préalable un ticket pour une date précise, votre place n’est absolument pas garantie tant que vous n’avez pas inscrit votre nom sur une liste le jour même. Et lorsque la liste est remplie, et bien il n’y a tout simplement plus de place, et vous êtes bon pour retenter votre chance le lendemain !
Nous nous inscrivons donc en 10eme position, et prenons sagement place dans le hall principal transformé en gigantesque salle d’attente. Une taxe de 20 pesos (taxe liée à chaque port) nous est par la suite demandée. Histoire de.
7h30 précise, un homme surgit de nulle part, nous lâche un splendide « CHECK IN TIIIIIIME » et s’écarte tel le torero face à la bête de l’encadrure de la porte principale.
Là, c’est la guerre. Oubliez tout ce qui est « les femmes et les enfants d’abord ». Les plus rapides d’abord, les autres sont bons pour jouer des coudes.
Chacun se dirige vers son bateau et embarque.
Par Chance, le ferry qui n’est en réalité qu’une Bangka taille XXL n’est qu’à moitié rempli et nous trouvons tous suffisamment de place pour allonger les jambes sur les banquettes et bancs qui meublent le raffiot. La journée va se résumer à dormir beaucoup, manger un peu (le repas compris n’est vraiment pas copieux) et patienter tout en observant une dernière fois la baie des Bacuit. Vous pourrez agrémenter le tout d’un petit jeu : qui dans le bateau va sortir le premier en courant sur le pont pour rendre son déjeuner, lorsque la houle se fera ressentir. Dans l’ensemble, pour nous, le trajet sera très calme. Et très long. Mais calme. Maaaais loooong… Slow Boat qu’ils avaient dit.

 

A notre arrivée, comme souvent, nous n’avons rien réservé. En partie car les rares logements disponibles sur les sites de réservation étaient hors de prix. Nous sortons donc du port, sacs sur le dos, sous l’air médusé des chauffeurs de tricycles, nous répètant qu’il y a « AU MOINS » 2 kilomètres à parcourir sous cette terrible chaleur.
Bon. Ok. Cette fois-ci, ils n’avaient pas tort les bougres. Oui, c’était long. Et OUI, il faisait extrêmement chaud, mais, mais nous avons ponctué nos deux malheureux kilomètres de très nombreux arrêts à tous les hôtels rencontrés pour trouver notre bonheur, et ce sera finalement dans la rue principale, dans un centre de plongée où exercent 3 instructeurs français que nous posons nos sacs, dans des petites chambres aux murs de bambous toutes neuves.


La conversation s’engage un peu par hasard avec Paulo, instructeur PADI en journée off, et l’envie de Bastien d’enchaîner sur son Open Water Advance est confirmé. Ce niveau Padi correspond à un complément de formation composé de 5 plongées thématiques.


Le concernant, le programme sera composé d’une plongée « Deep » (35m), une sur le thème identification des espèces marines, une en spécialisation « plongée sur épaves », une permettant de valider la stabilisation avancée sous l’eau, et enfin une dernière plongée « orientation » très complète. Il existe d’autres plongées thématiques, qui vous seront proposées en fonction du centre de plongée et de vos envies (photo, nocturne…).
L’idée principale pour Bastien était principalement de pouvoir descendre sous la barre des 18mètres librement, afin de pouvoir plonger avec Aurore sans problème sur les spots suivants.
Coron est l’endroit idéal pour cette formation, puisque ses sites de plongées sont célèbres pour les 9 épaves de navires japonais coulés par la flotte américaine en septembre 1944.

 
La fatigue nous fera repousser notre inscription aux 2 jours de plongées nécessaires pour Bastien, et une fois de plus notre instinct nous aura épargné bien des vagues. Un orage éclate dans la nuit et nous découvrons pendant 24h à quoi peut ressembler la mousson aux Phillipines. C’est long, pas très intéressant, mais surtout très humide. Une journée de repos s’impose à nous, ce qui s’avérera finalement être particulièrement bénéfique.
Malgré tout, nous comptons sur notre éternelle chance et provoquons le destin en nous inscrivons pour les deux journées de plongées suivantes.

 

Après 6 plongées dont 3 partagées, à travers 4 épaves et 2 tombants, nous n’avons qu’un mot : EXCEPTIONNEL ! Pour les plongeurs, ces épaves méritent à elles seul de venir sur Coron, voir aux Philippines. Et c’est d’ailleurs la seule chose que nous ferons ici…


Avoir la chance de plonger lampe torche à la main dans les coursives de ces géants des mers engloutis par l’obscurité des profondeurs est bien quelque chose d’incroyable. Nous avons eu la chance d’être mis en confiance par Samuel, l’instructeur en charge de la formation de Bastien, qui nous servira également de guide à travers ces épaves. Contrairement à la formation Open Water, Bastien était seul avec Samuel tout au long de la formation ; une chance, quand on voit comment le premier niveau s’était déroulé à cause de son binôme catastrophique…

En dehors de ces superbes moments sous l’eau, et refroidis par l’expérience du Island Hopping de El nido, nous préférons ne pas nous attarder sur cette île et quitter Coron dès le lendemain pour redescendre vers Port Barton. Un beau changement de programme (puisque de toute façon, nous n’avions pas de programme) impulsé suite à l’étude de prix des vols depuis Busuanga : 5 fois plus cher que depuis Puerto Princesa ! De plus, tous les locaux et voyageurs avec qui nous avons échangés ces derniers jours nous affirment que nous ne pouvons qu’adorer Port Barton. Alors pourquoi pas ? Nous repartons donc dans l’autre sens, mais cette fois-ci en optant pour l’option un peu plus couteuse du Speed boat ; il ne faut pas abuser tout de même… Rebelotte pour le van, nous croisons les doigts pour arriver le soir même à Port Barton pour 4 jours de farniente !

– PORT BARTON –

Carnet de voyage du 6 au 10 mai 2018
La veille de notre départ, les Philippins nous préparent une spécialité dont eux seuls (et notre chère SNCF) ont le secret : on nous annonce que le speed boat du matin est en panne. Il nous reste donc les options slow boat ou speed boat de l’après-midi. Le slow boat arrivant plus tôt à El Nido, nous abandonnant nos rêves de confort et de vitesse ; les réveils sont reprogrammés à 6h… Nous verrons sur place qui qui veut bien nous amener à bon port.
A 6h30 nous arrivons à moitié endormi au port (nous aurons cette fois-ci sollicités l’aide d’un tuktuk pour transporter nos carcasses jusqu’au port). La compagnie de speed boat « Montenegro » est déjà présente et nous annonce que le speed boat partira bien à midi. Aurore part en quête d’informations, et il semblerait qu’il n’y ait tout bonnement PAS de slow-boat aujourd’hui.
Nous nous sommes donc levés pour rien. A 6h. Et notre chambre est bien trop éloigné pour faire demi-tour. Nous allons donc passer les 5 prochaines heures dans la salle d’embarquement à attendre. Super. Contents. Joie.
A midi, le speed boat annoncé est bien complet. Mais c’est bien archi complet qu’il prendra le départ. Les 3 heures de trajet prévus s’avéreront bien entendu être une légende, et nous mettrons 4h30 à revenir à El Nido. Cela étant, le confort du speed boat reste bien entendu bien loin des standards de son alter égo lent.
Tout « fraichement » débarqués, nous entamons les recherches pour un van en direction de Port Barton. Une première agence nous annonce 2 départs uniquement à 8h et 13h, un chauffeur de tuktuk nous indique qu’il faut aller à la gare et voir sur place, et une gérante d’hôtel nous réannonce 8h ou 13h. C’est quelque peu déçu que nous nous dirigions sacs sur le dos vers Corong-Corong, la ville voisine, pour passer la nuit proche de la station des Vans. C’est sur le chemin que nous bénéficierons de notre coup de pouce habituel : une pancarte se glisse dans un coin du champ de vision d’Aurore, annonçant « NEW ! Port Barton : 17H ». Il est 16h45, il était temps de nous le filer ce coup de pouce habituel ! Il va falloir qu’on ait une discussion avec notre bonne étoile, c’est quoi cette façon de rajouter des suspenses…
Notre interlocutrice est positive : « VOUS.ETES.LARGE. ». Elle passe un coup de fil au chauffeur pendant que Bastien attrape le premier tricycle « SUIVEZ CETTE VOIT… enfin, AMENEZ-NOUS A LA GARE, EN VITES… ».
Impossible de terminer la phrase, l’engin survole déjà le centre-ville. Le conducteur ira jusqu’à bloquer la file des vans pour que nous trouvions le nôtre. La fin de l’histoire ? Nous aurons le Van, avec les meilleurs places, et auront même à attendre un peu… Ok, la bonne étoile. Pour cette fois-ci, on oublie.
Les 3h30 de trajet sont assez agréables malgré la fatigue, les couleurs du coucher de soleil sur Palawan nous accompagnent, ainsi qu’une playlist plutôt agréable proposée par notre conducteur du jour. Entendez par là : MON DIEU, PAS UN SEUL MORCEAU DE ED SHEERAN EN 3H30 !
Une impression de partir en vacances nous envahit tous les deux, comme si nous retrouvions notre maison de vacances après cette longue journée de transport.
A notre arrivée, nous passons faire un coucou à Elo et Ben qui sont encore là pour 1 journée et trouvons 5 minutes plus tard un Homestay aux chambres basiques mais très correctes pour le prix, comparativement à ce que les resorts proposent pour leurs bungalows sur la plage.
Il est 21h30 et la journée marathon s’achève enfin. Nous finissons la soirée par un repas sur la plage. C’est calme, seuls quelques bateaux sont amarrés, et nous sommes bien loin du tumulte nocturne de El Nido. Nous sommes déjà conquis.

Nous passerons 4 jours à Port Barton et quittons à regret cet endroit. Le lendemain de notre arrivée, alors que nous avions décidé avec nos acolytes Elo et Ben de ne rien faire (hormis goûter au rhum local, ce qui est déjà un programme en soit), Clotsinde et Guillaume ont fait leur apparition.
Une fois de plus, le hasard fait bien les choses ! Nous finirons cette très belle première journée tous les 6, entre baignades, jeux, échanges, et pas mal de rhums, avouons-le…

     
Le 8 Mai, nous avons retenté l’expérience du Island Hopping, misant sur ce petit havre de paix qu’est Port Barton. Comparativement à El Nido, des programmes sont proposés mais rien n’est respecté. En fonction du temps et des personnes à bord, le capitaine adapte sa journée. Pour nous ce sera beaucoup de snorkelling bien sûr. Tortues, coraux, poissons en tous genres, étoiles de mers géantes et bien d’autres choses sont visibles depuis la surface. Les spots sont superbes, et nous aurons même droit à une petit-pause cascade au milieu de la jungle, au milieu des locaux.
Une superbe journée que nous vous conseillons pour le coup les yeux fermés. Le prix est de 700 pesos par personne seulement, incluant le déjeuner et le matériel… Là, c’est sûr, il ne faut pas hésiter à se lancer !

   

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Le lendemain, une vraie journée à ne rien faire en compagnie de Clo et Guillaume. Nous avions bien évoqué une excursion vers White Beach, mais le temps en a décidé autrement. Le microclimat qui règne sur Port Barton respecte un schéma bien précis : chaque jour, aux environs de midi, une heure de pluie s’abat sur la plage, et aujourd’hui c’est un peu plus violent que d’habitude. Tant pis on se réconfortera à grand coup de choco mucho (principal élément de l’alimentation de Clo, que nous adopterons rapidement) et avec le super coucher de soleil que nous réserve l’après orage.

Pour notre dernière journée à Port Barton, nous décidons de remettre la tête sous l’eau. 2 plongées avec le seul centre du village, Aquaholics. Le temps nous jouera des tours et nous devrons annuler la 3e plongée mais les 2 premières étaient très bien. Les fonds sont certes moins beaux qu’à El Nido, mais cela reste des plongées dans des eaux à 30° et des coraux aux couleurs extraordinaires. Petit bémol concernant ce centre de plongée, le matériel n’est pas au niveau, et le prix est surévalué.
Dernier soir avec Clo et Guillaume qui restent sur Palawan 2 semaines supplémentaires. Nous partons demain dès 6h pour les Visayas et l’île de Bohol !

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Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

Une pensée sur “Palawan – El Nido, Coron & Port Barton

  • 11 juillet 2018 à 18 h 47 min
    Permalink

    Hello,

    Vous voici à présent aux Philippines. Je pense que vous avez dû apprécier le mode tranquillou bilou pour se poser un peu et prendre un temps de repos et de récupération. Je rejoins Bastien sur le fait de ne pas se former à la plongée car le plaisir des yeux n’est pas aux rdv.

    J’ai eu l’occasion lors ce mes études de plonger dans les calanques mais j’ai laissé tomber chez moi en alsace car les gravieres sont grises et sans intérêts. 

    Des  tuk tuk design… mais le mode tranquillou se mérite et les heures de transports ont dû vous paraître effectivement interminable. 

    Je vois  bien l’image du guide suivi d’une chenille chinoise écrasant les coraux …

    Quand il y a plus de speed  boat il y a le slow , et quand il n’y a plus de slow on reviens au speed avec 5h d’attente,  pas cool …

    La photo avec le coucher de soleil avec le  bateau dst vraiment très belle.

    Merci pour m’avoir fait voyager

    Bonne route 

    James

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