Oaxaca & ses environs

Carnet de voyage – vendredi 27 juillet 2018

Les bus de nuit, c’est bien quelque chose qui ne nous avait pas manqué… Bon, nous devons tout de même avouer que la qualité des bus ici est bien supérieurs à celle de leurs collègues asiatiques, et ce même en seconde classe. Pas de klaxons incessants, et lumières éteintes toute la nuit, un vrai luxe !  

Même les voyageurs avec qui nous partagerons le trajet sont silencieux… 

Après un petit déjeuner typique à notre arrivée à Oaxaca, composé d’un chocolat chaud et d’œufs brouillés au chorizo avec des haricots rouges, nous parcourons péniblement les derniers 80mètres de dénivelé qui nous séparent de notre airbnb.

 
 

Nous dormons sur les hauteurs de la ville, et profitons d’une superbe vue sur les quartiers environnants :  ça valait bien le coup de se prendre une suée ! Notre hôte arrive rapidement et à 9h30 nous pouvons finir notre nuit et récupérer du trajet.

Difficile de se remettre en route par la suite, mais l’appel du ventre est le plus fort, comme toujours. À quelques rues (en descente cette fois-ci, vous l’aurez compris) de la chambre, sur la place de la danse est installé un grand chapiteau ou une trentaine de stand proposent de la nourriture mexicaine accompagnés de musique. Parfait, c’est donc parti pour le test du jour : les tlayudas ! Ces grandes galettes de mais sont garnies d’un peu de verdure, de chorizo et de fromage, et ça, ça nous plait bien ! Nous découvrirons par la suite que c’est une spécialité d’ici, et n’en rencontrerons donc plus par la suite à notre grand regret. 

L’ambiance est à la fête, notre passage ici tombe en plein milieu de la plus grande feria de Oaxaca. On profite pleinement de cette joyeuse ambiance et on déambule dans les rues colorées sans trop savoir où aller.

Nous tombons sur le marché couvert aux milles couleurs et sans mauvaise odeur (une fois de plus, ça change tellement de l’Asie !) pour ensuite finir sur le Zocalo, la place du village, où une partie de la population locale semble se donner rendez-vous pour l’occasion. Et les occasions, elles ne manquent pas ! Notre hôte nous révèle que cette ville est connue pour ses innombrables fêtes…

 
 

 
 
 

Les stands d’artisanats sont tous aussi beaux les uns que les autres, et Aurore commence déjà les repérages. Si elle décide de laisser parler sa fièvre acheteuse, une chose est sûre, nous ne tiendrons pas le budget au Mexique…

Bon, comme nous ne sommes pas non plus frais comme des gardons aujourd’hui, la découverte improvisée s’arrêtera ici. Ce soir le programme c’est apéro sur notre rooftop avec la lune pourpre en toile de fond. Un lever de lune magnifique comme on en voit rarement, mais pas d’éclipse pour nous contrairement à nos amis restés en France, nous ne sommes pas du bon côté du globe.

 

Carnet de voyage – samedi 28 juillet 2018

La féria de Guelaguetza (c’est son petit nom) bat son plein dans toute la ville, mais aujourd’hui nous nous éloignons de quelques kilomètres pour découvrir les ruines Zapotheques de Monte Alban.

À 10km seulement du centre, le bus vous emmène à 2000m pour découvrir ce site.  

Pour vous y rendre, c’est transport local depuis la calle de Francisco Javier Mina ; comptez 30minutes de trajet et 58 pesos (3€) /personne pour l’aller/retour. En route la vue panoramique sur la ville d’Oaxaca est superbe.

Une fois sur place, l’entrée au site vous coûtera 70 pesos par personne. Nous commençons notre visite à 13h15, en plein cagnard, comme d’habitude. Le site est bien moins étendu que celui de Teotihuacán mais également en meilleur état puisqu’il est exclu de monter sur la plupart des pyramides.

À cet endroit, les indiens ont nivelé le sommet de la montagne pour s’installer. Un travail de titan effectué à la main il y a 2800ans, difficile à imaginer pour nous.

 

 
 

 

 

Bon, comme dit Bastien (rabat joie), ça reste des vieux cailloux, mais nous sommes d’accord pour dire que les panoramas qu’offrent ce site valent le déplacement, et point positif il y a bien moins de monde que sur le dernier site que nous avons visité. Nous parcourons le site en environ 2h, et finissons par une rapide visite du musée à l’entrée du site. Quelques pièces intéressantes y sont entreposées, il serait dommage de passer à côté sachant qu’il est compris dans le billet d’entrée.

 

De retour à l’arrêt de bus situé sur le parking en contrebas, nous ne sommes censés attendre selon le personnel qu’une 15ène de minutes avant le prochain shuttle, mais c’était sans compter les bouchons sur Oaxaca et la panne de l’un des véhicules. Nous prenons donc notre mal en patience 1h durant, avant de rejoindre la ville sur les coups de 16h30.

Après avoir avalé un minuscule sandwich le midi, il est temps de nous trouver un vrai restaurant pour continuer notre découverte culinaire du Mexique, dont on attend beaucoup.

En remontant la ville vers le couvent en direction d’une bonne adresse que nous avons trouvé sur un guide, nous tombons au milieu de la foule installée le long de la route principale dans l’attente du défilé des délégations, qui devrait commencer vers 18h. La foule se densifie rapidement, bloquant les rues et le restaurant que nous avions repéré est en réalité bien au-dessus de notre budget. Pas d’autres table en vue et les déplacements deviennent compliqués au milieu de cette masse humaine qui stagne ici, nous nous rabattons sur des pâtisseries achetées en chemin (achetée initialement en guise de désert) et une bouteille de coca, qui est rappelons le la boisson nationale ici. Foutus pour foutus, nous trouvons un minuscule coin ou attendre le fameux défilé : si il y a tant de monde, c’est que l’événement vaut peut-être le coup d’œil finalement.

 

 
 
 

 

  

 

Bien sûr, nous sommes habitués à la cavalcade montoise à l’occasion de la Madeleine, mais les mexicains ont mis les bouchées doubles et nous proposent une version XXL bien plus colorée, fumeuse et bruyante. Les pétards de Toros de fuego sont légion (et probablement pas aux normes européennes, on vous l’accorde), les costumes sont très différents les uns des autres et nous avons déjà nos préférences dans les communautés qui défilent. À savoir les filles aux ananas pour Aurore et les hommes diables pour Bastien.

La famille devant nous nous fait bien rire, la doyenne du groupe (un bon 80ans bien tassé) enchaîne les gorgées de mezcal offerts par le cortège avant de carrément tendre une bouteille en plastique que les jeunes du défilé lui rempliront à raz de ce breuvage proche de la téquila.

Finalement c’est un spectacle de 1h auquel nous assisterons et si comme nous vous êtes à Oaxaca pour l’une de ses ferias, nous vous invitons vivement à vous fondre dans la masse pour en profiter pleinement : l’ambiance y est grisante !

À la fin des festivités nous reprenons le chemin de la chambre, nous nous arrêtons à la plaza de la danza ou nous avons mangé la veille pour une nouvelle expérience culinaire. Nous nous rabattons sur des tacos de viande. Aurore trouve le goût bizarre mais comme elle n’aime pas tellement la viande, elle ne reconnaît pas de quel animal il s’agit. Pour Bastien, s’est bien plus simple, c’est tout simplement un tacos d’abats ! Quand ça ne veut pas décidément…

Comme la veille, la fête prend fin aux environs de 23h, la ville redevient rapidement calme pour la nuit et tant mieux pour nous car demain nous partons en expédition…

 

 Carnet de voyage – dimanche 29 juillet 2018

La visite la plus touristique des alentours de Oaxaca se nomme « Hierve del Agua ».

Il s’agit de cascades pétrifiées dans la montagne, avec une randonnée et quelques bassins ou se rafraîchir. Heureusement pour nous, la communauté Facebook est réactive car nous avons du mal à trouver les informations sur internet pour nous y rendre sans passer par un tour à 8 millions d’euros.

En exclusivité, nous vous dévoilons la méthode locale !

Il vous faut vous diriger vers le terminal periferico, pour vous entendre dire après 20 minutes d’attente qu’il faut finalement vous rendre au terminal de 2e classe qui se situe juste derrière.

À notre arrivée un papy nous prend en charge, nous indique le véhicule, demande au chauffeur si il est prêt à partir et si il peut nous lâcher à l’embranchement pour Hieva Del Agua, et en moins de 2mn nous sommes en route.

Pour seulement 20 pesos par personne, c’est 45km avec de nombreux arrêts qui nous attendent. Il nous faut 1h30 pour atteindre la ville de Mitla, ou nous devons changer de mode de transport. À notre descente, un chauffeur de 4×4 nous aborde, c’est 50pesos par personne pour le trajet.

On trouve cela un peu cher vue la distance et ce que nous venons de payer pour le bus, mais il semblerait que ce soit le même prix pour tout le monde et aucune négociation n’est possible. La bonne nouvelle c’est que nous finissons de compléter le 4×4 « aménagé » (…) et partons ainsi rapidement.

Finalement nous arrivons à 11h30 sur le site en question, après avoir emprunté une piste en mauvais état expliquant l’utilisation de ce type de véhicules. Le nombre de personnes et surtout de familles mexicaines dépasse largement ce à quoi nous nous imaginions et nous gâche un peu le plaisir et la découverte d’un tel site, mais un dimanche de vacances scolaires ensoleillé, nous ne pouvions finalement que nous y attendre…

 

  

On s’éloigne assez rapidement des bassins naturels ou la plupart des mexicains stagnent pour attaquer une randonnée de quelques kilomètres qui descend au pied des cascades puis remonte dans la brousse, offrant un point de vue bien différent et très sympa sur la formation naturelle.

 
 
 

 

Après avoir dépassé tous les points de vus qui sont d’ailleurs superbes, nous traversons des cascades pétrifiées aplanis (attention ça glisse) et nous nous retrouvons seules sur le sentier pour les 2 derniers kilomètres. Aucun panneau n’indique le chemin à suivre mais maps.me s’avère très précis pour une fois, et nous mènera jusqu’à la fin.

 

Il nous faut environ 1h20 pauses photos comprises pour finir cette très jolie boucle à l’écart de la foule, sans réelles autres difficultés que la chaleur.

Forcément, avec cette chaleur et malgré le monde, on ne peut résister à un petit plongeon dans l’eau froide de ces bassins bleu. Le décor est incroyable, une véritable piscine à débordement naturelle !  

Notre lutte contre notre agoraphobie légère ne dure pas très longtemps et nous décidons de manger à l’entrée du site dans un boui-boui familiale servi par 2 très jeunes filles aux sourires ravageurs.

Pendant le repas on se rend compte qu’il nous manque de l’argent. Certainement une erreur de calcul puisque nous sommes relativement vigilant en permanence, mais c’est tout de même un billet de 200pesos qui s’est volatilisé. Après un rapide calcul, il nous reste tout juste de quoi rentrer, et pas un copec de plus. Après 2h20 sur place nous reprenons cette fois-ci un Van pour Mitla, la chance nous sourit nous n’attendrons que 10mn.

Selon Aurore, Mitla semble une ville intéressante à découvrir. Vu de l’arrêt de bus on a du mal à le croire mais le temps ne presse pas et quitte à s’y arrêter nous décidons d’aller voir ce qu’il s’y trame.

Nous arrivons aux ruines Nord de la cité après 1km de marche à travers les ruelles colorées. Le bruit du métier à tissé attire notre attention et nous découvrons plusieurs boutiques/ateliers ; les petites dames en plein boulot nous invitent à jeter un œil à leurs créations et à leurs outils. C’est un travail de titan qu’est la confection d’un tapis ou de rideau.

La foule se densifie de nouveau, il y a énormément de boutiques de souvenirs, vêtements et autres bijoux mais le shopping devra attendre : NOUS N’AVONS PLUS DE SOUS !

Par curiosité on s’approche des ruines et lorsque nous demandons le prix un agent nous annonce que si il est habituellement de 70 pesos par personne, nous sommes dimanche, et c’est gratuit ! Chance de notre côté (ce n’est pas le mot qu’emploierait Bastien, mais c’est Aurore qui écrit 😜) nous pouvons donc nous balader à travers les différentes ruines disséminées dans le centre de la ville et voir la cathédrale qui mériterait une restauration car la base est vraiment superbe.

 
 
 
 

Nous avons chaud et soif mais plus d’eau, et toujours pas d’argent, il est donc temps de rentrer !

Un vieux monsieur nous arrêtera le bus pourtant déjà lancé et nous montons en marche ; décidément, niveau enchainement des transports le Mexique c’est autre chose…  

Les trajets ont été longs aujourd’hui et encore on a eu la chance de ne pas attendre à chaque changement.

De retour à la chambre il est déjà 18h. La fatigue se fait ressentir, nous n’allons pas plus loin qu’au bout de notre rue au pied de l’auditorium pour manger une quesadilla et une nouvelle succulente tlayuda.

La musique de l’auditorium accompagne le coucher de soleil et le lever de lune qui est encore plus beau ce soir.

 

 Carnet de voyage – lundi 30 juillet 2018

Ce soir nous prenons un bus de nuit pour San Cristobal De Las Casas (notre prochaine étape au nom à rallonge) mais d’ici là, nous comptons bien profiter du dernier jour de la feria.

Un spectacle se tient à l’auditorium et débute à 10h. Lorsque nous nous y rendons les clameurs de la foule sont déjà bien présents, suscités par l’orchestre qui joue des airs mexicains endiablés. Après nous être renseignés auprès des vigiles sur la possibilité d’assister au spectacle gratuitement dans la section D, information que nous avions récupéré en ville la veille, ces derniers nous informent qu’en effet c’est possible mais que l’attente devrait durer jusqu’à 15h, au minimum. Certaines personnes sont déjà là depuis 5h du matin pour avoir une chance d’obtenir une place, et le prix du ticket s’élève à 300pesos par personne, autrement dit, un bras et demi pour nous.

Dans le doute et pour nous rendre compte de l’ampleur de l’événement, nous nous rendons à l’entrée de la fameuse section D où nous trouvons un chapiteau plein à craquer avec écran géant. Deux places sont libres au soleil, nous en profitons pour nous y installer et assister à la retransmission de l’ouverture du spectacle qui se déroule à quelques dizaines de mètres de nous, dans l’enceinte de cet énorme auditorium perché sur les hauteurs de la ville.

 

Il s’agit en fait de danses traditionnelles exécutées par toutes les délégations que nous avons pu voir au défilé du samedi soir. Un événement populaire très sympa mais dont on se lasse assez rapidement ; nous sommes finalement bien contents de ne pas avoir pris la place à d’autres personnes plus adeptes que nous, et 1h sur les 7h proposées nous aura largement suffit. Cependant, cela renforce notre sentiment que le défilé dans les rues d’Oaxaca est immanquable pour quiconque se trouve dans les parages à cette occasion !

En face du chapiteau de l’entrée D se situe un belvédère offrant une vue très sympa sur l’ensemble de la ville, de quoi conclure en beauté notre séjour dans cette ville.

Après avoir déposé les backpacks au terminal de bus en début d’après-midi, nous sommes partis découvrir le nord d’Oaxaca. Les rues très colorées y sont en bien meilleurs état que dans les autres quartiers que nous avons parcourus auparavant. Le couvent est à voir, mais malheureusement le musée des arts de la ville est fermé lors de notre passage. Nous déambulons dans cette ville que nous aurons largement appréciés tous deux, en parti grâce à ses festivités, avant que la pluie que s’en mêle et que nous ne devions faire demi-tour.

 
 

 

 
 
 

Ah oui, nous ne vous avions pas prévenu, nous sommes au Mexique en pleine saison des pluies ! Un pari que nous avons pris pour que le reste de notre voyage se déroule dans des saisons optimales, en espérant que cela ne nous gâche pas la découverte. Nous passerons notre fin de journée au terminal en attendant notre bus prévu à 22h30 : nous partons pour 12h de transport en direction du village de San Cristobal de Las Casas, porte d’entrée de la région du Chiapas que nous sommes impatients de découvrir !

 

Infos Voyageurs :

  • Air Bnb Oaxaca 20€/nuit. Une chambre très simple dans un hôtel particulier en construction sur les hauteurs de la ville. Hormis lors de l’accueil nous avons très peu vue notre hôte. On ne recommande pas vraiment cet établissement sans cuisine, avec rarement de l’eau chaude où l’on se sent un peu livré à nous même sans endroit sympa pour se poser.
  • Bus pour Monte Alban 58pesos l’aller/retour
  • Entrée Monte Alban 70pesos par personne
  • Bus + Van pour Hierve del Agua 90pesos par personne
  • Entrée Hierve del Agua 25pesos par personne
  • Bus de nuit Oaxaca-San Cristobal, pris à l’avance avec réduction 360pesos par personne.
  • Garde bagage Terminal de Oaxaca 14pesos par heure et par backpack

 

 

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

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