Napa valley & San Francisco

Après la déception du lac Tahoe nous décidons de ne pas nous y attarder une seconde nuit et de prendre la route vers San Francisco. Pour ce soir nous n’avons pas d’hébergement et espérons trouver un emplacement de camping aux alentours de la Napa Valley. Si cela n’était initialement pas prévu au programme, nous avons finalement le temps d’aller y faire un tour, histoire de rajouter quelques kilomètres au compteur de la Chevrolet.

En route Aurore appelle les campings du secteur : le premier situé dans un parc national est full, mais le rangers a la gentillesse de lui indiquer l’adresse d’un « concurrent », le Skyline Park situé à l’entrée de Napa.

À notre arrivée, la gérante nous accueille avec un grand sourire, et coup de chance pour nous, elle a des places à foison pour que nous nous installions. Douche, wifi et emplacement tente dans un champ à l’ombre pour 25$ seulement (un bon prix pour le coin).

 

nous sommes ravi, et la journée se termine finalement mieux qu’elle n’avait commencée ! Il est désormais temps de nous pencher sur le concurrent de nos vignes bordelaises : la fameuse Napa Valley !

 

Carnet de voyage – dimanche 15 juillet 2018

 

La Napa Valley, nous en entendions déjà largement parler de l’autre côté de l’Atlantique. De plus, comme certains le savent, nous sommes originaires d’une région ou l’on produit les meilleurs vins au monde… (*fierté non dissimulée*)

Alors certes, à 9h du mat’, nous n’allons peut-être pas nous lancer dans une dégustation de pinard, mais nous pouvons au moins aller voir à quoi ressemble cette fameuse vallée et faire le tour des principaux domaines !

Nous prenons donc la route depuis Napa en direction de la ville de Saint Helena, au cœur des vignobles.

Les domaines viticoles sont plus beaux les uns que les autres, et ici aussi, Etats-Unis oblige, nous sommes dans la surenchère.

Les vignes nous rappellent les paysages de notre région mais avec en fond de superbes montagnes. Nous restons étonnés du peu de vignes que nous croisons, mais imaginons largement que la plupart des pieds sont plantés à l’écart de l’axe principale. De plus, nous gardons en tête que ce coin a été la victime d’importants incendies il y a quelques mois, mettant en péril une importante partie du patrimoine agricole du coin.

 

Nous nous arrêtons un peu au hasard : notre pause se fera au domaine de Robert Mondavi, histoire de prendre quelques informations. Une dégustation de 3 vins avec visite du domaine s’élève à 40$ par personne. Pas assez connaisseurs de vin, sans forcément beaucoup de budget (et il est toujours 09h…), nous passons notre tour cette fois-ci ; en contrepartie, nous sommes bien décidés à acheter une bouteille dans le coin !

  

 
 
 

Nous nous arrêtons ensuite explorer les rues du très joli patelin de Saint Helena, avant de partir sur une boucle en empruntant une route parallèle à la wine-trail que nous avions emprunté à l’aller.

 

 

C’est de ce côté-ci que nous découvrons des domaines bien plus petits, à l’arrière des grands noms au bord de l’axe principal. Ici, pas un chat, si ce n’est les quelques coupés sportifs décapotables des propriétaires du coin. Les vignes que nous cherchions, elles sont bien ici, à perte de vue ; le paysage est superbe, et ressemble bien plus à l’image que nous nous faisions de la Napa Valley.

 

Pour la pause déjeuner, nous filons à Sausalito, la ville la plus proche de notre camping pour la nuit au pied du Golden Bridge. Si il est un peu difficile de se garer dans cette jolie ville, c’est car elle offre une superbe vue sur la baie de San Francisco, et attire donc des foules de touristes. Les parkings sont nombreux, et plus vous vous éloignez, moins ils sont chers ; avec un peu de persévérance, chacun trouve sa place.

Les ferrys s’enchaînent vers the big city (comptez 12,5$ en one-way/25$ A/R) devant nous, qui préférons déjeuner face à la mer.

 

Le tour de la ville est vite fait, quelques échoppes de souvenirs, encore beaucoup de fast-foods, mais surtout une jolie ballade au bord de l’eau.

 
 
 

Nous rejoignons par la suite notre camping situé à seulement 10km. Nous passerons 3 nuits ici, et heureusement, car les emplacements sont éloignés des voitures, une belle pente en prime. Ce camping est probablement le plus atypique de notre voyage : il n’est composé que de 3 emplacements ! Nous comprenons mieux pourquoi nous avons eu du mal à avoir une place ici…

A quelques pas de notre toile de tente, nous découvrons une superbe vue sur l’autre côté de la ville de San Francisco, et bien sûr, sur le célèbre golden-gate.

 

Bon, vous l’aurez compris : nous avons trouvé l’endroit parfait pour l’apéro !

 

Carnet de voyage – lundi 16 juillet 2018

La bonne nouvelle du jour, c’est qu’il existe un bus traversant gratuitement le pont pour nous amener du camping jusqu’au centre-ville. La mauvaise nouvelle, c’est que ce bus la ne roule que le weekend. Nous sommes bien entendu LUNDI.

Dommage pour nous, il nous faudra prendre la voiture et traverser le golden gate (8$ de péage) pour partir à la découverte de San Francisco. Après de nombreuses recherches, Bastien a repéré l’unique parking gratuit de la ville, situé au niveau de la Marina Green. Ce plan ci nous l’avons trouvé un peu par hasard, et peu de personnes semblent en parler, nous allons donc devoir vérifier cela par nous-même, au risque de payer un parking sous-terrain plein pot.

L’idéal pour se déplacer dans cette ville est selon nous d’avoir une place gratuite pour ensuite utiliser le réseau de bus ; nous programmons donc le réveil tôt pour avoir une chance de décrocher le graal. A 8h30, la voiture est stationnée sur la marina, face à la petite île hébergeant la prison d’Alcatraz. A notre grande surprise, ce parking est tout simplement immense, et s’avère bien gratuit à l’exception de quelques places réservées aux propriétaires des bateaux ancrés ici.

 
 

Nous sommes heureux ! Oui, il nous en faut peu, mais après avoir lu que c’était un véritable enfer de se garer à San Francisco, nous considérons ceci comme une victoire !

À partir de là, c’est un peu comme pour toutes les grandes villes pour nous, le flou artistique. Pas de plan d’attaque, pas de carte de la ville, pas d’idée précise de ce que nous souhaitons voir…

Nous commençons donc par longer la baie depuis la Marina en direction des pontons. Après avoir traversé le fort Mason, nous débouchons sur le port.

 

Seconde bonne découverte du jour, notre Pass America the Beautiful, qui nous aura ouvert les portes de tous les parcs nationaux, nous permet également d’accéder à une exposition de vieux bateaux à vapeurs : ce port est considéré National Park !

 
 
 
 

Après avoir acheté un levis à Bastien (encore un cliché ! Nous vous le confirmons, les prix sont intéressants 😊), on arrive tranquillement sur le fameux Pier 39. Ce ponton s’apparente à un véritable parc d’attraction ! Ça vit, c’est coloré, plein d’échoppes et de restaurants.

 
 
 

Face aux burgers et autres hot-dogs, nous nous attaquons à la spécialité du coin, le crab showder brown bred. Une soupe épaisse de crabe et de crevettes servie dans des pains au seigle ronds. Pour une fois on aime la cuisine américaine, fait assez rare pour vous en parler. Bien sûr, les portions sont monstrueuses, et avoir pris « des frites, au cas où », s’avère totalement inutile, surtout si comme Bastien, vous vous mettez en tête de manger TOUT le pain. Burp. Pardon.

Le pier 39 est réputé pour sa colonie de Sea lions, mais en été ceux-ci migrent sur les îles voisines pour se reproduire et être au calme. On les comprend bien… Le ponton est en effervescence, et tout le monde s’entasse face aux 2 pauvres bêtes restées pour garder la place des copains qui batifolent au large.

 

Il est temps pour nous de nous attaquer au cœur de la ville ! Nous traversons la rue et remontons en direction de North Beach, de Little Italy et de Chinatown.

 
 
 
 

 
 

Pour le coup, après avoir passés plusieurs mois en Asie, nous retrouvons bien dans ce dernier quartier l’ambiance asiatique et bordélique que nous avions apprécié lors de nos précédentes étapes. L’impression d’avoir remonté le temps de quelques mois et la joie de revoir certains produits qui nous donnent presque envie maintenant que l’on en mange plus tous les jours. Non, ne vous faites pas d’idées, il est toujours trop tôt pour nous pour remanger du riz…

La journée avance et la fatigue avec ; après avoir admiré le retournement des câbles car et ne pas y avoir mis les pieds pour cause de « plus d’une heure d’attente ».

 
 

Nous prenons le bus 5, direction Golden Gate Park. Ce parc de 5 kilomètres de long de situe directement dans la ville, et dés que l’on y met les pieds, on oublie bien vite que nous sommes au cœur de l’une des plus grandes villes des Etats Unis.

 
 
 
 
 
 

Contrairement à celui de San Diego, parcourir le parc dans son intégralité n’a que peu d’intérêt, et ce ne sont pas nos jambes qui nous contrediront. C’est seulement à la fin de notre parcours que nous découvrons la plus jolie partie du lieu, autour du musée d’histoire naturelle. C’est bien ici qu’il faut vous rendre si vous souhaitez découvrir l’endroit, ne faites donc pas comme nous : n’attendez pas que le bus arrive à la plage (pas spécialement sympa par ailleurs) pour descendre, vous devrez remonter une bonne partie du park à pieds avant de tomber sur la zone vraiment « active ». Et une bonne partie du parc, cela veut dire plusieurs kilomètres. Nous avons procédé ainsi car nous espérions tomber sur les bisons, dont l’enclos est situé en plein centre. Pas de chance, pas de trace des bestioles ce jour-là !

Mieux encore, vous pouvez aisément parcourir l’endroit en voiture, et vous arrêtez aux endroits sympas ; pour le coup, ici, vous pouvez vous stationner gratuitement sans aucune difficulté. 

Après avoir traversé une énième rue aux maisons improbables et toutes plus démesurées les unes que les autres, nous reprenons le bus en sens inverse pour rejoindre la marina, et notre voiture.

 
 
 

San Francisco nous a beaucoup plu. C’est une ville dans laquelle nous pourrions nous voir vivre, et ça, c’est suffisamment rare pour être souligné, nous qui ne courons pas après les grandes métropoles.  Malgré la taille de la ville, nous avons marché toute la matinée sans être oppressé, avec l’impression de se balader dans un village, passant d’ambiance en ambiance.

La brume qui recouvre le pont ne nous permet pas d’en profiter et de procéder à la fameuse séance photo « cliché », nous rentrons donc vers notre campement pour un repos mérité.

Nous sommes seuls ce soir. Enfin pas tout à fait car 2 biches et leurs 4 faons viendront nous tenir compagnie et dormir à seulement quelques mètres de nous. Une fois de plus, la faune est bien plus présente aux USA que nous n’aurions pu l’espérer…

 

Carnet de voyage – mardi 17 juillet 2018

Aujourd’hui c’est randonnée ! Du moins, c’est ce que nous avons prévu avant de passer notre tête par l’ouverture de notre tente. Un épais brouillard entoure le campement, et le pont n’est même pas visible depuis notre point de vue perso. Pour dire, nous en sommes même à devoir ressortir nos doudounes…

Puisque la randonnée prévue perd son principal attrait, nous nous décidons tout de même à aller découvrir les environs : le camping se situe dans la « Golden Gate Recreation Area », la fameuse GRRA. Non, ça, on vient de l’inventer.

Nous partons donc à la découverte des « battery » de San Francisco, ces anciennes anciennes installations militaires composées de bunkers et d’artilleries militaires installées ici durant la guerre froide. A proximité, nous profitons du point de vue sur la Rodéo Beach, sur sa colonie de phoques, et sur ces milliers d’oiseaux.

 
 

Pour occuper notre après midi , on part à la recherche de points de vues sur le golden gate bridge et tentons même une ballade sur une partie du pont. Nous réussissons à avoir quelques jolies photos de ce pont si emblématique des USA mais nous ne le verront jamais totalement découvert. Sa structure emprisonne les nuages, c’est impressionnant.

 
 

Nos 2 jours à San Francisco sont passés bien vite et même si le temps n’a pas été en notre faveur, nous avons adoré découvrir cette ville à taille humaine. Dès demain nous reprenons la route vers La citée des Anges, Déjà!

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

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