Les Glaciers de Nouvelle Zélande

La route qui ramène à la côte ouest s’appelle la Haast Pass, 150km de routes de montagnes. Les nuages ne nous quittent pas de la journée mais les paysages sont tout de même superbes. Puisque nous avons le temps nous multiplions les arrêts et découvrons le lac Hawea, les blues pools dont l’eau nous a littéralement subjugué, diverses cascades et bien d’autres balades en forêt histoire de marcher un peu tout de même ! Comment pouvez-vous douter qu’Aurore n’essaye pas de se débarrasser de Bastien après ça… Qu’on lui coupe une jambe, et elle programmera l’ascension du mont blanc pour le week-end suivant !

 

 


 

Au loin le soleil réapparaît enfin. Nous arrivons sur la côte et le décor change radicalement.

Ravis de retrouver la mer, élément indispensable pour nous, nous profitons des quelques rayons pour nous balader le long de la plage de Ship Creek. C’est un endroit réputé pour voir les dauphins Hector : du coup, nous n’en verrons pas un seul. Le dauphin et nous, c’est une histoire compliquée en Nouvelle Zélande…  

  

Notre premier coucher de soleil sur la côte ouest se fait à Knight’s point. Un ciel enfin dégagé et des couleurs incroyables ! Même si le soleil ne nous aura finalement fait faux bond que l’espace de 5h aujourd’hui, il nous aura sacrément manqué.

 
 

C’est qu’on s’est habitué à le voir tous les jours depuis notre arrivée ! Ok, c’est vrai que c’est l’hiver tout de même, nous nous devons d’être moins exigeants. Mais c’est la dernière fois !

Ce soir nous faisons notre vrai premier « vrai » camping sauvage. Pas de réseau internet, pas de panneaux, pas d’indications de freecamp sur nos applications mais des renfoncements le long de la route assez nombreux. Après avoir passé 2mn dans un camping du DOC infesté de sandflyes nous faisons demi-tour et posons Granny à côté d’un autre campervan dans l’un de ces fameux renfoncements isolés, au milieu de rien. Nous espérons être dans la légalité sinon l’amende sera salée.

Carnet de voyage – mardi 5 juin

5 mois ! Aujourd’hui cela fait 5 mois que nous sommes partis, pas encore la moitié mais tellement de choses découvertes en si peu de temps. Le soleil nous réveille à 9h (avec l’aide d’Aurore on va pas se mentir), la Nuit a été bien moins froide que les précédentes, mais entrecoupée par les bruits de notre gourmande de coloc. Nous vous présentons Mickey (originale hein ?), la sourie opportuniste qui nous accompagne depuis 24h. Pas de doute, il s’agit probablement d’un croisement expérimentale échappé de l’un des laboratoires de la NASA : les pièges diaboliques de Bastien parsemés à travers l’habitacle cette Nuit n’ont absolument pas fonctionné. Fini la manière douce, notre achat du jour sera une sordide tapette. Désolé vieux, nous t’avons laissé ta chance et nous aimerions donc désormais DORMIR !

En revanche aucun problème avec le camping sauvage, peut-être n’y avait-il pas de patrouilles des rangers cette nuit cela dit. Nous ne pouvons vous certifier à 100% que c’est légal, vu la complexité des lois ici et leur évolution quotidienne, mais aucun panneau ne nous met dans l’illégalité pour autant…

 Nous sommes à 50km du premier glacier qui fait la renommée de la région, alors à 10h après un solide petit déjeuner pancakes (bis repetita) il est grand temps de prendre la route.

La route vers Fox est encore très différente de ce que nous avons eu la chance de découvrir jusqu’ici. Pas vraiment jolie, cela dit : cette voie longe la côte puis s’en éloigne, nous laissant au milieu de la forêt, de plaines arides et de lits de rivières à sec. Sympathique, sans être au niveau du reste.

 
 
 

Quand le Mont Cook réapparaît devant nous, le sourire revient. On est content de découvrir l’autre versant.

La balade depuis le parking de Fox n’est pas difficile, et nous amène à 450m du glacier. 45mn aller/retour suffisent, autrement dit, peanuts !  Un glacier, ça reste bien sûr impressionnant, mais c’est malheureusement sa fonte qui l’est encore plus.

 

 

Partagés entre tristesses et réflexions sur notre impact sur la planète nous repartons pour seulement quelques kilomètres en direction du Lac Matheson.

 

Un lac miroir connu pour le magnifique point de vue qu’il offre sur le Mont Cook (oui, encore lui !).

1h10 de balade en forêt pour en faire le tour. Un moment privilégié, seuls sur le sentier, que nous avons adoré : la végétation digne de l’image que nous nous faisons de Jurassic Parc nous fascine toujours autant. En plus de cela, Aurore s’est découvert une passion pour 2 oiseaux du pays… Et non, ce n’est pas pour en faire du confis en plus ! Comme quoi, tout est possible.

Nous finissons la journée par le Franz Joseph glacier, atteignable également en 1h de balade jusqu’au view point. Le glacier est cette fois-ci plus impressionnant que le Fox et la balade dans le lit de la rivière, entre cascades et montagnes (celles du Gondor et du Rohan, excusez du peu !) est bien plus agréable.



Encore une belle journée qui s’achève.

La route de l’ouest ne nous enchante pas, notamment en raison des sandflyes qui nous attaquent depuis hier. Les sandflyes, ce sont ces espèces de moucherons ultra-agressifs donc les piqures laissent des plaies pendant plusieurs jours, voir semaines. Il ne nous en faut pas plus pour nous décider à faire un bout de la route de nuit. Bon, c’est vrai, la seconde raison est qu’il n’existe pas de freecamp dans ce coin…

Nous passons la nuit au niveau de Kumara junction, point de départ pour l’Arthur Pass.

Le rituel est toujours le même : stationner le van le plus au calme possible, vérifier qu’il est bien à plat (sinon, l’un de nous finira par rouler sur l’autre, ce qui peut s’avérer désagréable en pleine nuit), allumer les fourneaux, faire le lit, et positionner un nouveau piège diabolique pour se débarasser de cette FOUTUE SOURIS !

Oui, Mickey est toujours là. Cela fait plusieurs jours qu’elle se nourrie des miettes de fromages et du peanut butter que nous plaçons sur les pièges. Incroyable, cette bestiole semble avoir un QI supérieur au nôtre. Nous voulons dire, à nos 2 QI cumulés. Une bête de l’enfer version tout mignon quoi. S’en est assez, Bastien a tout de même un honneur de mec à défendre… La guerre est ouverte.

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

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