Le lac Atitlan, ses villages & ses volcans

Passer 4h les fesses dans un bus pour faire 80 kilomètres, on a encore du mal à s’y faire… Mais ici, c’est le jeu, et ce n’est pas comme si il existait beaucoup d’alternatives envisageables.

Le bon côté du shuttle, c’est qu’il te dépose directement à ton hôtel ! Alors dès 17h, nous sommes de nouveau installés dans notre nouvelle habitation pour les 3 nuits suivantes. L’hôtel El Sol que nous avons cette fois-ci choisis s’avère être une belle surprise. Excentrée du centre mais très propre et avec tout le confort possible, il est difficile de faire la fine bouche quand on repense à l’ensemble des logements que nous avons eu jusque-là ; une très grande cuisine, un salon commun avec café et thé à volonté et une chambre vraiment spacieuse. Vous l’avez peut-être compris, on ne fera plus rien de la journée, happés par le confort qui règne ici (bien sûr, le wifi stable et de qualité n’y est pas non plus pour rien).

 

Pour nos 2 jours au pied du Lac Atitlan, nous avions envie de profiter des petits villages qui entourent l’étendue d’eau, c’est pourquoi nous avons choisi Panajachel comme base. Même si c’est un village touristique, en cette basse saison, Panajachel est plutôt calme.

Le mardi c’est jour de marché au village de Solola à seulement 8km de Panajachel. Bien moins fréquenté et connu que celui de Chichicastenango qui a la faveur de tous les tours operators nous sommes curieux de découvrir cette ambiance.

Le chicken-bus se prend au niveau de la station essence, à l’angle de la calle principale de la ville et ce pour seulement 3 quetzals par personne. Nous mettons un peu moins de 30mn à nous rendre sur la place principale de Solola.

Auparavant à l’extérieur de la ville, le marché dispose maintenant d’un grand hall en plein cœur du centre. Nous avons juste à traverser la place du village pour nous retrouver au milieu de tous les guatemalteques venus des villages voisins vendrent ou acheter produits de la ferme, artisanats, mais aussi produits de première nécessité en tous genres.

Tous les locaux que nous croisons, hommes comme femmes, sont revêtus de leurs habits traditionnels des hautes terres. Un « yupil » pour les femmes ceinturé dans une jupe longue, le tout fait main et très coloré ou très sombre selon les origines. De leur côté, les hommes portent une chemise, un pantalon brodé et une jupe par-dessus leur pantalon, sans oublier leur indissociable chapeau. Nous réalisons rapidement que nous ne sommes pas beaucoup de touristes dans ce vaste marché sur 4 étages, mais les sourires sont bienveillants comme depuis le début de notre séjour au Guatemala. 

 
 
 

Il nous faudra une bonne heure pour découvrir les 4 étages entre artisanat, fleurs, fruits et légumes, animaux à vendre et bazar en tout genre. Nous finissons au dernier étape pour manger un plat typique avec une belle vue sur les volcans en contre bas de la ville ; quelques carrés délimités par du carrelage ou des cuisinières (aussi hautes que large, ce qui est une particularité morphologique assez curieuse pour être soulignée) s’affairent devant une rangée de marmites toutes plus appétissantes les unes que les autres.

 

Nous reprenons notre chicken bus au départ de la place principale, direction Panajachel.

 

Arrivés à destination, nous marchons un peu pour aller à l’arrêt des pick-up susceptibles de nous amener au village le plus proche de Pana, San Catarina de Palopo, connue pour son artisanat.

Aidés des locaux, nous finissons par trouver et par nous hisser dans la benne d’un pickup pour parcourir les 5 kilomètres qui nous séparent de notre prochaine étape, et ce pour 5 quetzals par personne. Ce n’est pas cher, ça nous évite de retraverser toute la ville à pieds, et on prend l’air à l’arrière de notre convoi en compagnie des écoliers retournant chez eux après les cours.

Nous nous faisons déposer directement au cœur du village, devant l’église. Comment manifester au conducteur notre souhait de descendre ? Un grand coup de poing sur le haut de la cabine du 4×4 fait l’office de sonnette. Nous voici donc parti pour flâner au grès des ruelles. Le village est tout petit mais très coloré et vivant, et il y fait bon observer la vie locale depuis sa place centrale. On passe un peu de temps au centre des artisanats ou 3 femmes nous accueillent et nous expliquent les tissages, leur travail et les traditions de leur village. Comme nous ne comprenons pas encore très bien l’espagnol nous refusons la visite guidée de peur de ne rien comprendre mais discutons avec les 3 femmes et réussissons à poser nos quelques questions. Leur vêtement traditionnel, le yupil, un tee shirt brodé à la main, demande en moyenne 6 mois de travail. Les yupil neufs coûtent de ce fait entre 3000 et 4000 quetzal (350-450€), alors que ceux aillant déjà eu une première vie s’échangent à partir de 600 quetzals (65€). 

Un travail de titan pour un vêtement qui leur va à merveille, mais qui, nous en avons la certitude, aurait une toute autre allure sur nous… 

 
 

Nous continuons la visite du village en rejoignant la rive et le balais des lanchas privées qui s’y déroule.

 
 

Le tour du village est très vite fait mais néanmoins agréable, des femmes tissent dans la rue, nous offre leurs plus beaux sourires bien que nous n’ayons pas l’allure et l’intérêt d’acheteurs potentiels. Aurore se fera même une petite amie lors de notre attente du pick up pour le retour, une petite fille très curieuse qui lui demande de traduire ce que dit notre guide sur son village, elle a plutôt l’air d’accord avec le petit futé. Une petite vendeuse de rue, qui propose diverses produits aux touristes pour aider sa famille au quotidien une fois l’école finie… Elle ne se vexe en rien qu’on ne lui achète rien et nous quitte aussi vite qu’elle est arrivée, virevoltant sur la place.

 
 

Le temps tourne rapidement sur notre trajet retour, et nous ne sommes pas mécontents d’avoir optés pour la facilité et non pas pour la marche ; il est à peine 14h mais c’est fini pour notre journée, la pluie s’installe et ne disparaîtra que le soir venu. Nous en profitons pour aller fêter nos 8 mois de voyage dans un petit restaurant, un bon repas s’impose !

 

Carnet de voyage – mercredi 5 septembre 2018

12 villages bordent Le Lac Atitlan : la légende veut que chaque village porte le nom d’un apôtre ! Bon, ce n’est pas tout à fait respecté, mais aujourd’hui nous rendons tout de même visite à 2 apôtres, San Juan et San Pedro.

Arrivés au port sur les coups de 10h (il ne s’agirait pas de se blesser tout de même), il nous faudra attendre 11h qu’une lancha public largue les amarres.

On nous a vendu un trajet DIRECT vers San Pedro, mais à notre grand bonheur pour une fois, l’embarcation multiples les arrêts pour rentabiliser le transport, voir même des allers-retours sur certaines portions. Nous découvrons ainsi une partie des villages depuis leurs pontons, et la vie qui règne autour.

 
 

 

Le Lac Atitlan s’est formé dans la chambre magmatique effondrée d’un ancien volcan, et tous les villages sont donc disséminés sur les flancs de l’intérieur du volcan : les habitations sont donc bien visibles depuis le Lac. Santa Cruz, San Marcos … nous découvrons également les superbes demeures et complexes hôteliers complètement isolés mais offrant une vue sur les deux volcans bordant le lac. Nous nous arrêtons finalement à San Juan afin de traverser ce village artisanal. Vide, celui-ci semble bien plus touristique que Santa Catarina et cela se ressent. Aurore part tout de même discuter avec une tisseuse en plein travail. Il existe un jardin de plantes médicinales pour les intéressés, ainsi qu’une plantation de café et un atelier de coloration de la laine. Nous profitons simplement des habitants et de leur travail et marchons ensuite vers San Pedro à seulement 2km via la route principale.

 

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San Pedro est un « village » bien plus imposant, lieu de villégiature de beaucoup de backpackers, notamment pour l’ascension de son volcan tout proche. On se perd un peu, beaucoup, dans ce dédale de rues en pentes. Nous trouvons le cœur de la ville, entendez par là son église et son parc principal, puis descendons au hasard vers la rive.

 
 
 

On tombe sur le marché local dans les rues, et croisons les nombreux écoliers à la sortie des cours. La « vrai vie » du village se concentre sur les hauteurs, car nous découvrirons ensuite que toute la partie basse bordant le lac est réservée au tourisme.  

Erreur de notre part, guidés par nos estomacs nous atterrissons au pied des lanchas en partance pour Santiago de Atitlan, mais aucun restaurant à l’horizon. Nous retraverserons 4 fois les ruelles qui bordent la rive, écoutant tanto le « personnel » de l’office de tourisme, puis un vieillard bien attentionné dans la rue tentant tant bien que mal de nous guider vers son adresse favorite, pour finalement rencontrer 2 francophones qui nous aideront à trouver notre bonheur, à savoir un restaurant typique, peu cher avec vue sur le lac. Pour ne pas tourner comme nous, sachez qu’il se trouve proche des lanchas qui repartent vers Panajachel, dans la rue qui descend le long de l’eau.

Peu emballés par notre découverte de San Pedro, nous décidons de rentrer directement sans poursuivre la découverte des autres villages. Nous aurons eu du nez, le vent s’est levé et le retour est un peu plus mouvementé et long que l’aller, nous imaginons que les bateaux suivants ont eu bien plus de difficultés que nous à retourner au port.

On profite du beau temps de cette fin de journée pour rentrer à notre hôtel par le bord de l’eau. 3km à profiter du Lac et des 2volcans une dernière fois. Si la vue sur le lac vaut le coup, la côte de ce côté-là n’est pas au niveau : entre terrains vagues et décharges, son intérêt reste très limité.

Notre séjour au Guatemala s’achève déjà : un énorme coup de cœur pour nous deux.

Il est temps de changer de continent, direction l’Amérique du Sud et la Colombie ! L’aventure s’annonce encore belle, surtout que nous ne connaissons absolument rien de cette nouvelle destination, initialement non prévue à notre itinéraire…

Infos Voyageurs:

  • Shuttle Antigua-Panajachel 70Q par personne
  • Hostal El Sol 15€ par nuit la chambre double. Etablissement tenu par des gérants asiatiques adorables et très disponibles, cuisine partagée toute équipée, hotel neuf et très bien entretenu, chambre spacieuse, bonne literie. Seul inconvénient, le centre ville est éloigné, comptez 15-20mn à pied.
  • Chiken Bus Sololá 6Q l’aller/retour par personne
  • Jeep Santa Catarina 10Q l’aller/retour
  • Centre culturel gratuit mais dons bienvenus
  • Lancha Lac 50Q l’aller/retour par personne.
  • Shuttle Atitlan-Aeroport Guatemala Ciudad 150Q par personne.

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

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