Immersion en Amazonie: la pampa bolivienne

Carnet de voyage – 27 au 30 octobre 2018

 

Pour rejoindre l’Amazonie lorsque l’on voyage à travers l’Amérique du Sud cela semble toujours compliqué. Bah oui, même dans nos esprits, l’Amazonie, ça se DOIT d’être compliqué. C’est l’endroit inaccessible, dangereux, ou la nature règne, et où nous ne sommes pas forcément les bienvenus.

Du coup, forcément, ça nous donne envie d’aller y jeter un œil… Plusieurs options : Prendre un avion en Equateur ou depuis le Pérou, ou entreprendre un long, chaotique, fatiguant mais incroyable voyage en bus à travers la Bolivie.

Vous vous doutez bien, pour nous, ce sera la solution économique : celle qui va nous casser comme jamais, et pour laquelle nous passerons sur certaines des routes les plus dangereuses au monde.

 

Sachez que pour vous rendre à Rurrenabaque (point de départ de notre excursion), il n’y a pas de terminal de bus à La Paz. Depuis le terminal central il faut se rendre à Villa Fatima, en taxi ou en collectivo, et se faire déposer à l’angle d’une rue que les chauffeurs connaissent.

Ensuite, 3 ou 4 compagnies se partagent le marché sur ce trajet, et nous choisissons par hasard (dupés par une photo d’un bus tout confort et un prix « correct » sans être « trop correct ») Trans Total où 2 français, Martin et Laurie, attendent d’ores et déjà le départ.

 

Le départ du convoi est programmé à 14h, soit 30mn à peine après notre arrivée dans la ruelle, ce qui nous laisse juste le temps d’engloutir un plat du jour douteux, d’acheter un peu d’eau et quelques rations de survie pour les prochains jours, au cas où :  nous nous embarquons pour un trajet périlleux de 17h, tout de même.

 

L’intérieur du Bus est en piteux état et nous savons déjà que la nuit sera blanche. Des dizaines d’hommes s’emploient à remplir la soute au maximum, chargeant ainsi plusieurs tonnes de marchandises en tout genre. Vu l’état du véhicule, il est clair que certaines portions qui nous attendent n’ont jamais été bitumées… 

 

À 20h notre chauffeur s’arrête pour nous permettre de manger, nous laissant 20mn maximum. Ces 20mn se transformeront en 2h (vous avez déjà essayé de charger un scooter dans un bus plein à craquer, de nuit ? Bah c’est vachement long), mais peu importe, nous n’avons pas envie d’arriver trop tôt à Rurre, puisque aucun hébergement ne nous y attends.

 

Nous évitons au maximum de regarder par les vitres : la route est chaotique. A de multiples occasions, nous nous retrouvons en équilibre, l’une des roues dans le vide. Ça se joue à peu de choses, et nous devinons des carcasses de véhicules dans les précipices que nous frôlons. L’état du sentier est incroyablement défoncé, de sorte à ce que nous nous demandons comment cette route peut être fréquentée par de tels véhicules.

 

Quand à 5h30 nous réalisons que nous sommes arrivés largement dans les temps, nous sommes partagés entre déception, et soulagement. Cela dit, nous ne sommes pas en centre-ville, et avons encore 2,5km à parcourir pour arriver au cœur du village.

 

Martin et Laurie sont dans la même situation que nous : pas d’hôtel anticipé et même aucune idée de la suite du programme. Très bien, nous allons pouvoir jouer en équipe !

Nous déambulons dans les 3 uniques rues de Rurre, et lorsqu’un hôtel ouvre ses volets sur les coups de 06h30, nous sautons sur l’occasion pour prendre 2 chambres.

Coup de chance, 2 sont disponibles, dans notre budget, et l’hôtel a l’air très sympa. La chance nous souris en Amazonie semblerait-il.

Le reste de notre journée sera composé de sieste, déjeuner en ville, négociations d’un séjour dans la pampa pour le lendemain, jeux de cartes et de dés, apéro et diner entre nouveaux amis… Comme un air de vacances, que nous partageons avec nos deux tourtereaux ici pour leur lune de miel.

 

Nous avons choisi Sunset Travel pour notre séjour de 3 jours et 2nuits dans la pampa bolivienne. Les agences sont nombreuses, et la concurrence fait rage : il ne faut pas hésiter à négocier les prix, surtout si vous venez en groupes, quitte à laisser un pourboire au guide à la fin de l’excursion. Toutes les agences proposent plus ou moins les mêmes excursions, ça se jouera donc au feeling. De notre côté, c’est la position de l’hébergement sur le fleuve (à l’écart des autres cabanes), le prix et le feeling qui finiront de nous décider.

 

Le programme est bien ficelé, et étonnamment touristique alors que nous pensions que c’était encore un peu à l’arrache. De la première agence à 1350 bolivianos par personne nous avons descendu le prix par 2 au bout de la 5e agence. 600 bolivianos par personne + 150 bolivianos incompressibles pour l’entrée au parc.

 

Si vous réservez par internet le prix est fixé à 1200 bolivianos par la police touristique, aucune négociation ne sera possible en ligne : il en est de même lorsque vous entrez dans les agences, mais une fois les portes fermées, les prix descendent immédiatement. Si ces agences explosent aujourd’hui, c’est grâce au petit aéroport de Rurrenabaque, qui permet de traverser rapidement l’Amazonie pour quelques dizaines d’euros, rendant ainsi accessible le lieu par tous.

 

Jour 1.

 

Départ 9h15 de notre hôtel, et à notre surprise, ce n’est pas un 4*4 mais une Toyota sport qui nous attend. En réalité seule l’une des agences de Rurre dispose d’un tout terrain comme annoncé. 2h30 de piste et de conduite sportive où nous croiserons notre premier paresseux de notre tour du monde (entre autres) et nous arrivons au village de Santa Rosa pour le déjeuner. Toutes les agences mangent au même endroit, des « cantines » y sont installées, et on mange vite, copieusement et local.

 

À 13h nous reprenons la route pour seulement 10mn, avant de payer notre entrée au parc. Nous faisons la rencontre de Jacky, notre guide pour les 3 prochains jours, qui semble tourné à on ne sait quelle drogue locale, rendant l’animal plus dynamique qu’une pile nucléaire. Jacky nous presse le pas et nous demande de l’aider à charger la barque qui sera notre nouveau moyen de transport pour les prochains jours : il veut que nous soyons les premiers à partir, pour nous faire découvrir « son » coin de nature.

 
 

Notre petit groupe de 7 n’est composé que de francophones et de voyageurs longues durée. Romain et Maeva qui ont quitté la France il y a 5ans et enchaînent PVT et voyages, Yannick, Suisse qui a fini ses études d’ingénieur et fait 6mois de voyage avant de devoir finir son service militaire, et bien sûr Laurie et Martin, qui fêtent leur mariage en profitant d’un mois et demi entre l’Argentine et la Bolivie.

 

Dès les premières minutes de navigation, Jacky est transcendé, et nous hurle des « CAMERA, CAMERA !!! ». Et en effet, dès que nous nous éloignons du camp militaire qui sert de point de départ, nous rencontrons nos premiers alligators, capibaras, oiseaux du paradis, cormorans, hérons, et même notre premier caïman noir, roi de la rivière particulièrement impressionnant de près de 4m. Si Jacky n’hésite pas à nous rapprocher très près des alligators, qui ne dépassent pas les 1m, 1m50, il reste à bonne distance du caïman, largement capable de retourner le bateau.

 
 
 
 
 
 

Et pendant ce temps, Jacky se marre. Alors qu’il prend le plus grand soin de nous présenter à cette faune et cette flore extraordinaire en douceur, il voit passer à vive allure les autres groupes, qui foncent directement d’un point A à un point B. Non, Jacky, lui, il prend son temps. Il fait tour et détours pour que nous puissions nous approcher des animaux sauvages. Par chance, nous avons même le privilège de rencontrer les dauphins roses dès le premier jour ! C’est certain, nous sommes tombés sur un guide en or, un vrai passionné, qui souhaite nous communiquer son amour de ce coin de nature préservé.

 

Le programme « classique » prévoit 3h de navigation le premier jour, mais nous réalisons rapidement que le programme classique, Jacky, ça ne l’intéresse pas plus que ça. Nous mettrons 4h30 à arriver au « lodge », des étoiles plein les yeux.

   

 

Nous pensions pouvoir nous reposer en arrivant dans nos cabanes, prendre une douche, et nous installer tranquillement. Mais Jacky à d’autres idées en tête : 30min après notre arrivée, il revient vers nous machette à la main. Il faut y aller, c’est l’heure du coucher de soleil depuis son mirador préféré ! Une cabane à proximité, tenue par des amis, qui vendent de la bière fraiche. Un coucher de soleil sur l’Amazonie, à siroter une bière locale avec Jacky ? C’est à faire une fois dans sa vie. Voir deux.

 

Une fois la nuit tombée, dans un noir complet, nous reprenons la pirogue pour 1h de navigation à la frontale. C’est là que nous nous rendons compte que les alligators se comptent par milliers. Bien plus actifs à la tombée de la nuit, ils sont partout. Ils profitent des chutes de température pour sortir de l’eau, et des yeux scintillent autant que les étoiles tout autour de nous. Sans un tel guide, nous serions presque inquiets de la situation : ça fait un paquet de dents acérées au m2, on vous le garantie.

 

 

De retour au lodge, un repas gargantuesque nous attend. La fatigue nous submerge tous et pour nous achever, Jacky nous annonce que le réveil est à 5h30 car il a peur que la pluie arrive le surlendemain et gâche le lever de soleil, alors pour tout ce qui est projet de grasse matinée, c’est loupé !

 

Pas besoin de réveil, à 5h20 Jacky rôde déjà autour de nos chambres.

 

Nous avions rendez-vous à 6h à la pirogue mais à 5h50, Jacky lance le moteur, sonnant le départ immédiat. Nous sautons dans l’embarcation, en prenant soin de ne pas glisser dans l’eau, maintenant que nous savons qui s’y cache. 

 

En même temps il n’a pas tort Jacky : nous ne naviguons que 5mn et marchons jusqu’à un champ pour admirer le lever de soleil juste à temps. La forêt se réveille. Ça bouge partout, des singes hurleurs donnent de la voix au loin, et des vols d’oiseaux inondent le ciel.

 

Retour à la pirogue, ce matin c’est justement découverte des oiseaux de la pampa, qui sont actifs principalement à l’aube.  Mais pas seulement, Jacky nous montre des alligators en pleine chasse, en duel pour leur territoire mais aussi ses petits protégés : une colonie de petits singes absolument irrésistibles, aussi joueurs que mignons, et que nous avions juste aperçus quelques minutes la veille.

 
 
 
 
 
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Et puis sur le chemin du retour, nous recroisons la route des dauphins. L’instant est magique, nous sommes sur un nuage depuis notre arrivée.

Qu’est ce qui pourrait mieux lancer la journée que ceci ? Et bien un incroyable petit déjeuner, à base de pluie de pancakes succulents.

Les estomacs bien remplies, Jacky nous active, et prends cette fois ci le temps de nous expliquer ce qui nous attends, pour des raisons de sécurité : il doit être sûr que nous savons où nous allons mettre les pieds, et que nous sommes OK avec ça.

Bottes au pied, machette et bâtons à la main, couverts de la tête aux pieds : nous partons à la chasse aux serpents. Quel serpent ? Non, pas nos vipères des champs, ni nos couleuvres domestiques, mais bien le roi de tous : l’anaconda.

Selon Jacky nous allons marcher au moins 3h, c’est le délai qui est donné pour trouver l’animal. Nous savons qu’il est possible de ne pas en voir, tout se joue sur les connaissances de Jacky, et sur ses talents de pisteurs. Il est 8h30, nous sommes tous surmotivés et faisons entièrement confiance en Jacky qui se donne à 1000% depuis hier. Une fois de plus, ça se voit, il est impatient de nous amener avec lui à travers champs.

 

Notre crocodile Dundee nous dépose au milieu de nulle part, aux abords d’un champ à 5mn en pirogue du lodge. Il nous réexplique rapidement où sont censés se trouver anacondas et cobras mais nous réalisons très vite que nos yeux d’amateurs ne valent rien comparés aux siens. Alors nous marchons, sans nous arrêter, en regardant partout autour de nous, dans les pas de notre guide, en discutant et en profitant des paysages de la pampa qui défilent devant nous. A certains moments, Jacky nous demande de nous aligner, à d’autres nous autorise à nous écarter.

 

Ici, c’est la loi de la nature et du règne animal, des squelettes de zébu mordus par des serpents, des squelettes d’alligators morts de déshydrations en saison sèche, des insectes inconnus, des oiseaux jamais vus…

 

Apres 3h de marche sous une chaleur difficile à supporter, Jacky s’inquiète pour nous. Il nous propose de diviser le groupe et de laisser ceux qui le veulent se reposer (comprenez les filles). Notre réponse est unanime et en cœur « hors de question, on continue ». Nous croisons un autre groupe qui a lui abandonné, assis au milieu de nulle part : leur guide est parti en éclaireur, mais eux veulent juste rentrer boire des bières. De notre côté, Jacky est reboosté par notre envie de le suivre malgré la chaleur, les moustiques et les ampoules liées aux bottes en caoutchouc humides. Il se donne comme jamais dans sa mission du jour.

 

Nous longeons un long moment le lit d’un bras de rivière, tombons sur un alligator en pleine digestion suite à un encas (un bébé capibara au mauvais endroit et au mauvais moment) et en profitons pour en apprendre plus sur la digestion/ la gestation et autres choses du cycle de vie des alligators.

 

Soudainement, Jacky jette sa machette dans le sol, se libère de son chapeau et de son bâton, et se met à courir, sans un mot. Il se jette dans la boue, sans que nous ne comprenions de suite.

 

Sa cible ? Un cobra, immobilisé dans une flaque. Nous serions passé à 50cm de l’animal mortel sans le voir si notre guide n’avait pas été en tête de colonne.

 

Nous sommes impressionnés et n’osons pas bouger : nous savons ce que l’animal représente, et il est plutôt bien placé dans la chaine alimentaire. Se faire mordre ici, au milieu de la pampa, ce serait mauvais. Jacky l’attrape, le nettoie dans une poche d’eau plus claire, et nous le ramène le plus naturellement du monde pour que nous puissions l’observer. Durant tout ce temps, il lui crache sur la tête, non pas par plaisir mais pour neutraliser le venin de l’animal.

Le moment est incroyable pour nous tous. Un cobra de 2m dans son milieu naturel après 4h de marche, ça a un goût différent. Après un long moment, Jacky relâche l’animal au milieu de nous, tout en nous demandant de ne pas bouger. Le serpent repart dans les hautes herbes, sans un salut. Mais voilà, ce n’était pas un anaconda.

 

Jacky se décide tout de même à reprendre la direction du bateau à travers d’autres champs (de notre côté, nous n’avons pas la moindre idée de ou nous sommes). Il nous reste de la marche pour rentrer, et le soleil commence à être violent.

 

Au détour d’un sous-bois, Jacky récidive. Il jette sa machette, enlève sa chemise, et se jette sous un buisson. Une fois de plus, ce n’est pas un toc bolivien, mais bien un serpent qui a attiré son attention, à une vingtaine de mètres de là.

 

Ca y’est ! Il sort des végétations un « jeune » anaconda. Ce sont 2m50 de muscles que notre guide s’efforce de contenir. Cette fois-ci, le contrat est rempli. La rencontre sera plus bref, car l’animal est bien plus puissant que le cobra, et nécessite une lutte de tous les instants. Une fois de plus, Jacky relâche l’animal au milieu de nous, en nous demandant de nous immobiliser, nous démontrant ainsi que l’animal reste chez lui, et qu’en le respectant, tout se passera bien.

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Nous sommes ravis, Jacky est aux anges : les autres guides vont en entendre parler, c’est nous qui vous le disons ! Nous reprenons le chemin du retour, 1h de marche rapide jusqu’à la pirogue avant de rentrer au lodge. Quel moment inoubliable…

 

Le déjeuner est le bienvenue et Jacky nous laisse un peu de répit, histoire de se reposer également de cette traque : il nous laisse décider quand nous souhaitons repartir. Dernière activité de la journée ? La pêche au piranha, tout simplement…

Forcément, nous sommes tous surexcité de nous lancer la dedans et nous sollicitons Jacky (ravis de notre motivation) pour repartir sur les coups de 15H30.

 

Nous avons la chance d’avoir un groupe ou chacun est aussi motivé que les autres, et où nous souhaitons tous profiter de chaque instant.

La partie de pêche durera jusqu’au coucher du soleil et il sera difficile à Jacky de nous faire lâcher nos « cannes » à pêche. Nous péchons grâce à des morceaux de viande rouge. Lorsque la viande rouge est terminée, nous utilisons les plus petits poissons pour pécher de plus gros. Régulièrement, nous chassons les alligators autour de nous, intéressés par l’activité. Nous changeons d’endroit à plusieurs reprises, pour constater que le poisson aux dents en lame de rasoir est présent partout. A nouveau, Jacky a l’œil pour repérer les zones particulièrement poissonneuses.

 

Aurore s’est découvert un nouveau talent en ramenant une demi-douzaine de piranha et tous deux avons adoré ce moment improbable. Avec la chaleur qui descend et en nous enfonçant un peu plus sur la rivière, le nombre d’animaux est encore plus important, parfois impressionnant.

 
 

On croise 2/3 Caïmans , toujours aussi impressionnants. Toujours, Jacky garde ses distances avec ces animaux, qui sifflent à notre passage, et qui se jettent rapidement à l’eau lorsque nous les approchons trop. Rappelons qu’il est prétendument le plus grand prédateur de l’Amazonie… Même le jaguar (qu’il est exceptionnellement rare de rencontrer ici, même si il vit sur ces berges) est classé derrière, même si vous trouverez deux trois vidéos de combats entre les deux super-prédateurs sur internet, hors octogones.

 

Fin de journée au mirador pour fêter cette belle, riche et longue journée.

De retour au lodge, notre cuisinière est sur les starting blocks : nous mangerons notre pêche du jour accompagnée des bons petits plats, car il faut le dire il n’y a pas grand-chose à manger sur un piranha. Peut-être aurions-nous dû ramener un croco pour le diner, même si il faut avouer que la cuisson est plus longue… C’est comme ça, c’est le croco.

 

Pour notre dernière journée, le réveil est plus cool. Petit déjeuner à 7h30 et nous partons à 8h30 en maillot de bain dans le but de « nager » avec les dauphins roses du fleuve.

Nous sommes les premiers à arriver dans leur « bassin », mais nous sommes rapidement rejoins par les autres agences (l’équipe de blasés rencontrés la veille), et malheureusement hormis faire des sauts et crier comme des rustres, ceux-ci n’ont pas l’air disposer à faire des efforts pour laisser les dauphins nous approcher en confiance. Nous les avons eu pour nous 10mn et avons pu nous mettre à l’eau quelques instants alors qu’ils nous entouraient, mais notre groupe et Jacky ne supportons pas longtemps les cris des autres touristes et décidons de partir quitte à ne plus voir d’autres dauphins. Info utile, lorsque Jacky vous dit que les crocos ont peur des dauphins, et qu’ils ne peuvent donc cohabiter dans ce « bassin », c’est une information toute relative…

 
 

Jacky préfère donc nous emmener au calme, pour prendre le temps d’observer d’autres animaux sur le chemin du retour vers le lodge.

À 11h il est déjà temps de déjeuner. Nous sommes particulièrement surpris de voir le groupe arrivé la veille déjà de retour de leur marche aux serpents : ils ne sont partis que 1h mais semblent plus intéressés par les hamacs que nous n’avions même pas repérés faute de temps que par la faune qui nous entoure. Jacky nous avouera avoir passé un super moment avec nous, grâce à la motivation de tous de découvrir « son coin ». Nous avons eu un feeling qui ne s’opère malheureusement pas avec tous les groupes, rendant l’expérience incroyable. Nous avons tous conscience que sans lui, l’expérience n’aurait pas été tout autant inoubliable.

 

À midi il est temps de prendre le chemin retour vers l’embarcadère. Nous mettons 1h30 avec quelques arrêts singes, alligators, oiseaux, histoire de ne pas les oublier et de stocker le maximum d’images.

 

Ces 2 jours et demi sont passés trop vite mais resteront longtemps dans notre tête. C’est une expérience incroyable qui même si elle devient de plus en plus touristique, garde de son authenticité grâce à des personnes passionnées et passionnantes comme Jacky. Il est l’heure de le quitter, non sans un pincement au cœur. Mais notre route continue, et la Bolivie nous réserve encore bien des surprises…

 

Merci à Laurie et Martin, d’avoir rendu ces 4j comme une parenthèse « voyage entre amis ». Cet impression de vous connaître depuis toujours, merci pour tous ces moments de jeux et de rires. C’est pour des rencontres comme la vôtre que nous sommes aussi partis.
Longue vie les amoureux

A bientôt

Aurore & Bastien

 

Infos voyageurs:

  • Bus pour Rurrenabaque 9€ par persone
  •  Il est difficile de trouver un distributeur de billets permettant de retirer beaucoup de bolivianos d’un coup , n’hésitez pas à prévoir le prix de votre excursion dès la paz pour diminuer vos frais bancaires.
  •  Hostal Beni – Chambre double, sdb privée 12,75€ la nuit – Fuyez cet hôtel. Les chambres sont très propres et très belles mais il y a eu plusieurs vols dans les sacs de voaygeurs lors des excursions dont le notre malheureusement. après 4h de négociations, la propriétaire a bien voulu nous rembourser l’équivalent de 20$ sur les 60 que l’on nous avait volé dans nos sacs ( 40$ US et l’équivalent de 20$ en bolivianos), alors mis dans nos sacs de sacs avec cadenas et dans une pièce soit disant fermée en permanence. En realité, après avoir consulté tripadvisor nous ne sommes pas les premiers. Tenant nos comptes au jour le jour nous n’avons pas cédé et prouvé le vol a la propriétaire qui a mis 2h a bien vouloir se déplacer mais qui n’a pas voulu nous rembourser les dollars manquants également. la police ne sera jamais venu malgré nos nombreux appels. La Bolivie fait partie de ces pays où la police est tellement corrompu qu’elle n’aidera pas forcément le riche blanc en vacances. c’est le jeu. Laurie et Martin seront restés avec nous durant toute la négociation et nous avons attrapé le dernier bus de nuit de la journée pour repartir sur la Paz. un goût amer sur la réalité du tourisme dans les pays en voie de développement, nous aurions préféré que cet argent aille à notre super guide plutôt que volé de la sorte.
  • Retaurant Luz de Mar – un super restaurant , rapport qualité prix au top.
  •  Sunset Travel 3jours/2nuits dans la pampa 76€ + 19€ d’entrée au parc national par personne. Une super agence que l’on vous conseille. ils organisent également des tours dans la selva , c’est a dire la partie fôrestre de l’amazonie. On y trouve bien moins d’animaux mais c’est l’occasion de s’immerger dans la « jungle » et d’en apprendre plus sur les modes de vie des etnies y vivant.
  •  Bus pour la Paz, négocié 7,50€ en dernière minute. 

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

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