Safari, Mont sacré et champs de thé : Les Hautes Terres

UDAWALAWE

Carnet de voyage – Vendredi 12 janvier

11H00, nous prenons la direction de la station de bus. Stop à la « boulangerie » pour acheter les en cas du midi, une fois de plus sans trop savoir dans quoi nous allons réellement croquer, puis premier bus jusqu’à Embilipitya. Coup de chance cette fois-ci, c’est la version « express » : nous ne mettons que 1h30 ! Second bus, un modèle exceptionnellement récent, dont la date de mise en circulation doit correspondre à peu de chose près à l’extinction des dinosaures (nous ne savons pas si ces deux éléments sont liés). Pas de compteur kilométrique, encore moins de compteur de vitesse, ce sont les veines sur la figure du conducteur avant chaque virage qui nous indiquent de quel côté le bus est sensé tourner. 1heure plus tard, les quelques kilomètres qu’il nous restait à parcourir sont vaincus.

Arrivés à Udawalawe, nous découvrons notre nouvelle Guest House, Eagle Safari Family, une splendide bâtisse à quelques dizaines de mètres de l’arrêt de bus. La conversation et les jeux s’engagent avec l’enfant de la maison, un petit garçon d’une dizaine d’année plein d’énergie pratiquant un anglais bien meilleur que le nôtre.

En fin de journée, nous partons explorer la ville : après avoir tourné 1h , il n’y a absolument rien à voir, hormis éventuellement la nurserie des éléphants, ouverte uniquement aux heures de repas des petits pachydermes. Bien sûr, fermée quand nous y arriverons.

Après un diner maison relativement moyen proposé par notre Guest House, nous nous couchons tôt : le lendemain nous partons pour notre tout premier safari avant le lever du soleil…

Infos voyageurs :

  • Bus 110 LKR / personne
  • GH Eagle safari family 1000 LKR la nuit pour 2 (au lieu de 1500)
  • Diner 1500 LKR / 2 personnes

Carnet de voyage – Samedi 13 Janvier 2018

Le réveil à 5h est douloureux. 30mn plus tard nous sommes installés dans notre 4×4 aménagé avec 3 autres voyageurs.

6h arrivée en pleine nuit à l’entrée du parc situé à 15km de la petite ville d’Udawalawe ainsi que de la Guest House. Une petite 20ène de minutes sont nécessaires au conducteur du pickup pour nous faire franchir les deux checkpoints, et nous faire entrer enfin dans la réserve, pour le lever du soleil.

Cette réserve étant principalement dédiée à nos amis à trompes, il ne nous faudra pas longtemps pour apercevoir puis approcher au plus près les éléphants d’Asie. Dans l’oscar des meilleurs seconds rôles sont nominés : buffles, varans, paons et oiseaux de toutes sortes, un petit singe, un caméléon et  bien sûr, la beauté des paysages préservés de cette magnifique réserve.

Notre chauffeur nous sert également de guide : sa connaissance du parc et son excellente vue nous permettent de voir des bestioles dont nous n’aurions absolument pas suspecté la présence autour de nous.

Malgré la trentaine de jeep présentes à l’entrée et certainement les dizaines d’autres qui nous suivent, nous n’avons pas eu cette impression de chasse à l’animal que nous pouvions craindre. La réserve est grande, les chemins très nombreux. Les chauffeurs s’approchent parfois un peu trop près des animaux à notre goût, mais ça ne semble déranger que nous… La faune ne semble absolument pas dérangée par notre présence, et c’est un très bon point.

Il existe un second parc, dont les avis semblent bien plus négatifs : Yala. Ce parc national est probablement le plus connu du pays, grâce à la présence dans sa réserve de léopards, espèce malheureusement très rare sur l’ile. Beaucoup de touristes ne veulent faire Yala que pour cette raison, ce qui donne selon nos sources une chasse à l’animal démesurée, dans un concert de jeeps mené par les informations qui tombent dans les talkie-walkie des guides. Non, nous ça ne nous fait pas rêver… Et ça nous aurait probablement même écœurés. Une fois de plus, c’est la contrepartie du tourisme de masse qui se développe ici.

Les alternatives à ces deux parcs sont nombreuses. On dénombre une dizaine de parcs animaliers accessibles aux visiteurs, et la faune en dehors des parcs est déjà exceptionnelle ! Amis des animaux, vous devriez trouver votre bonheur sans problème.

De notre côté, le safari nous aura coûté 5000 roupies par personne, sans avoir à bouger le petit doigt (oui, venant de notre part, nous aussi ça nous a fait bizarre). Après discussion avec d’autres backpackers, il semble que ce soit le tarif pour la location de la jeep/le chauffeur et l’entrée dans le parc.

Vous pourrez certainement trouver pour moins cher en basse saison, et négocier légèrement le tarif.

A notre retour du safari, un petit déjeuner sri lankais nous attendait à la guest house. Malheureusement peu à notre goût, nous ne nous attarderons pas : Backpacks sur le dos, nous partons pour Ella.

A l’arrêt de bus, nous rencontrons une autre voyageuse en sac à dos, Lysett, une allemande vivant à Miami. Nous accrochons de suite à son grand sourire, et elle comme nous sommes heureux de pouvoir discuter avec d’autres voyageurs dont le mode de fonctionnement se rapproche !

20mn sous un soleil de plomb à attendre le bus : le réseau semble moins fourni que dans le sud où tout est si simple, mais les sri lankais nous aident largement une fois de plus. Nous ferons les 1h30 de bus debout, en équilibre sur un pied. Une adorable petite dame prendra sur ses genoux les « petits » sacs des filles (10 kg à eux deux tout de même) durant tout le trajet. Pas de négociation possible, c’était les sacs où leur laisser sa place… Nous vous avons déjà dit que les Sri Lankais étaient exceptionnellement gentils ?

Avec eux c’est simple, des sourires, et beaucoup de sincérité.

Changement de bus à Wellawaya, où les machiavéliques chauffeurs de tuktuks tenteront en vain de monter un plan pour nous éloigner de l’option bus ; trop têtus pour eux, ils finiront par nous accompagner jusqu’à nos places après avoir compris qu’on ne cèderait pas. Il faut le voir comme un jeu, et nous l’acceptons maintenant sans problème.

30mn de virages et de montagnes plus tard, nous arrivons dans la magnifique Ella.

ELLA

Après avoir déposé nos sacs à la Garden Eden Way Guest House , un petit paradis dont nous vous parlerons dans nos bonnes adresses, nous partons nous balader. Grâce à un sri lankais, jouant les guides pour deux couples de Russes (…), nous réussirons, après de nombreuses hésitation et détours faute de carte détaillée, à trouver le chemin vers le fameux « Nine Arches Bridge » quelques minutes avant que le train n’y passe.

Beaucoup de monde pour cet évènement local, un joli moment dans un superbe paysage, entre montagnes et plantations de thé. Ella nous plait déjà beaucoup, et nous venons d’arriver.

Pause diner à la nuit tombée au Adam’s breeze, situé approximativement à 2,5 mètres de notre guest house. Une très bonne cuisine locale que l’on recommande également, pour un prix imbattable, et assez éloigné du centre de Ella pour manger en toute quiétude ! En effet, même si Ella nous plait, c’est un des points de passage de beaucoup de touristes, il faut également le souligner.

Infos voyageurs :

  • Safari 5000 LKR/personne
  • Petit déjeuner GH 400LKR /personne
  • Bus 215 LKR / personne
  • Nuit Eden Garden Way 2150 LKR / 2 (au lieu de 4000)

Carnet de voyage – Dimanche 14 janvier 2018

Ce dimanche au Sri Lanka, ce n’est pas jour de mariage. C’est Thamil Thai Pongal Day, une journée très importante pour le peuple tamoul. Ça, c’est ce que nous ont appris nos recherches google suite aux chants, cris et klaxonnes qui retentiront dès le lever du soleil.

Aujourd’hui c’est pour nous repos forcé. On ne sait pas trop si c’est l’enchainement chaud/froid du safari, le café de la veille, où la nourriture « spicy-spicy », mais nos organismes dansent la carioca.

Repas du midi à notre nouvelle cantine : nouvelle stratégie, un plat pour deux ! Echec cuisant, encore une fois impossible de terminer la portion… Les doses servies dans les petits restaurants ici sont gargantuesques, c’est à savoir pour nos amis gros mangeurs !

Repos, préparation de la suite du voyage et mises à jour des articles du blog pour nous deux. La suite des événements nous pose beaucoup de questions, plusieurs options possibles et très peu de renseignements trouvés sur internet. Avant de s’attaquer au pèlerinage de l’Adams Peak et ses 5200 marches (outch…) nous voulions nous arrêter dans la région des plantations de thé. Les villes de Haputale et Nuwara Elya semblent correspondre. Première question : faire ou ne pas faire le réputé parc de Horton plains ? Il s’agit d’une randonnée de 9km sur les hauts plateaux, avec pour prémices un réveil à 4h puis 1h30 de voiture au départ de Haputale, pour ensuite enchainer sur du train et pouvoir rejoindre notre objectif Adam’s peak. Après avoir réuni le grand conseil exceptionnel composé de nous deux, nous décidons de faire l’impasse sur ce parc : le prix semble déraisonné vis-à-vis de la randonnée : une entrée à 3500 roupies et, 1000 roupies côté taxi par personne pour le trajet et l’attente. SUIVANT !  Du côté de Enuwara Elya, ce sont les avis des voyageurs rencontrés qui nous convaincrons. Réputée pour être la « petite britanique » du sri lanka, les backpackers la trouve trop touristique et sans réel intérêt. Tout ce que l’on aime : SUIVANT !

Un outsider sort du lot pour nous : nous décidons de prendre la direction d’Haputale pour visiter le Lipton Seat, une petite randonnée de 7km dans les champs de thé à faire le matin au lever du soleil avec les cueilleuses. Cela devrait nous permettre de ne pas trop forcer avant la montée du lendemain.

Energie retrouvée en fin de journée, nous partons faire le « Little Adam’s Peak » dont le début se situe à 30m de notre Guest House, décidément bien placée.

Une superbe balade, accessible à tous. 300 marches (et des poussières) mènent au sommet après avoir marché quelques 20 minutes à travers les plantations de thé. Arrivés au sommet, ce « little » n’ayant d’Adam’s Peak que le nom, nous choisissons de pousser la balade un peu plus loin et de sortir du chemin le plus simple, et donc le plus fréquenté, pour nous poser en face de Ella rock pour admirer le coucher de soleil.

Une formidable rencontre de deux français, Chantal et Dominique, nous fera passer un super moment ! Echanges de bons plans entre le Nord et le Sud, et partage de nos visions du voyage sont au programme ; même si nous ne sommes en route que depuis 11 jours, ça fait déjà du bien de parler un peu français avec d’autres personnes.

Sur le retour à la nuit tombante, l’heure est grave. La nourriture « western » nous manque déjà. Le café Guru semble être le repère des backpackers en manque de nourriture non srilankaise. Burger et pizza feront leur effet : même si ce n’est pas la qualité de chez nous, ça y ressemble et ça nous fait du bien de changer du riz !

HAPUTALE

Carnet de voyage – Lundi 15 janvier 2018

Il est temps de quitter Ella, que nous avons tant appréciée. Direction la gare en tuktuk. Finalement, après avoir été alpagués par un bon demie million de chauffeurs de tuktuks au cours des 10 derniers jours, et alors que nous en avons enfin besoin : pas une pétrolette à l’horizon ! Nous engageons la famille qui nous hébergeait pour cette mission. 5 minutes plus tard, nous sommes chargés dans un taxi qui n’avait rien demandé, pour une somme dérisoire négociée par nos nouveaux sauveurs.

Il est l’heure pour nous de prendre notre premier train sri lankais, dont nous avons entendu tant de mérites : Un voyage dans le voyage. Un moment unique, hors du temps, dans un train à vapeur qui roule à 20km/h.

En 1h, passée en un éclair (ça change du bus ou nous perdons 3ans d’espérance de vie à chaque kilomètre parcouru) nous arrivons dans la petite ville d’Haputale. A notre sortie de la gare, de nombreux chauffeurs de tuktuks nous assomment de questions. Ceux-ci sont particulièrement insistants aujourd’hui… Serait-ce la pleine lune ? Nous finissons par lâcher timidement le nom de notre Guest House. Tel l’élu, nous est amené immédiatement Mohamed. Mohamed, c’est le chauffeur qui nous attends, missionné par la famille qui doit nous héberger. Pour une chambre que nous payons 6€, c’était inespéré… Encore un exemple de la gentillesse des Sri Lankais : il est difficile pour nous de nous habituer à ce que les gens nous veulent parfois simplement du bien, et non pas nous prendre quelques roupies… Milles excuses plus tard, nous prenons la route avec notre chauffeur du jour. Et devinez quoi ? Il est lui aussi d’une extrême gentillesse.

Notre chambre surplombe les champs de thé, en pleine nature, avec très peu de touristes. Un endroit apaisant que l’on apprécie déjà.

De retour en « ville », Mohamed recroise notre chemin, et nous confie les meilleurs coins des locaux pour manger. Nous partons dans « sa » cantine, un bouiboui sri lankais, loin de nos standards européens. 2 très bons samousas et un brave Rotti chacun (on parle souvent de ces rotti que l’on apprécie : c’est une sorte de pain/galette délicieuse) nous suffiront amplement pour une pause déjeuner… La cuisine aussi, est généreuse.

Haputale est tout petit, et nous avons rapidement fait le tour des quelques « stands » que composent le marché du village. Nous nous posons lire le Lonely Planet emprunté chez Raja à Welligama, nous pensons trouver une marche sympa. Un local nous voyant étudier les cartes du coin nous aborde, nous conseille et nous fourni tout notre itinéraire pour l’après midi… Tout ça, avec de grands sourires. 100 mètres plus loin, une voiture s’arrête, le chauffeur d’un taxi privé nous demande notre direction et nous prie de monter avec lui pour nous avancer d’un kilomètre, ce qui correspond à la partie « peu jolie » de la balade. Nous descendons avec un grand sourire : ok, les sri lankais sont adorables. Mais aujourd’hui, ils se sont montrés particulièrement généreux avec nous, touristes tous blancs que nous sommes.

Nous partons donc en direction de Adisham Monastery, un monastère bénédictain érigé par les colons britanniques. Après un kilomètre à travers les champs de thé, nous entrons dans le parc du monastère, une magnifique forêt. Le monastère est fermé, nous sommes jour férié, mais nous le savions grâce à notre indic. Comme prévu par ce dernier, nous continuons donc sur la gauche du bâtiment et partons nous enfoncer dans la forêt ; un chemin est indiqué par maps me. Une superbe balade que nous vous conseillons, loin des sentiers balisés ! Seule la descente à la fin du parcours permettant de rejoindre le chemin de fer s’est avérée un peu compliqué, le chemin ayant été avalé par la végétation. Arrivés sur les rails nous marchons quelques centaines de mètres avant de rebrousser chemin vers Haputale. Les rails nous ramèneront directement à la Guest House où la famille de Bawa nous cuisine notre repas de ce soir.

Un excellent rice and curry partagé avec un couple franco-allemand adorable. Nous passons la soirée à discuter voyage en Europe : ils en ont fait le tour en 6 mois avec leur van aménagé… Nous plantons l’idée dans notre jardin des « pourquoi pas », peut-être que ce sera une piste pour le prochain projet à germer ?

Infos voyageurs :

  • Train Ella – Haputale 50 LKR/personne
  • Diner Bawa’s GH 1375 LKR / 2personnes
  • Nuits Bawa’s 1100 LKR (au lieu de 1500)

Carnet de voyage – Mardi 16 janvier 2018

Le Sri Lanka est un pays qui s’apprécie tôt. Très tôt. Réveil avant le lever du soleil, nous partons à Dambatanne pour la randonnée du Lipton Seat.

Le premier bus pour s’y rendre est à 6h30. 8km de lacets en montagne donnent du fil à retordre à notre chauffeur qui mettra 30mn à les parcourir.

C’est accompagnés des enfants du village se rendant à l’école, en uniformes blancs, que nous commençons la marche.

Ce sont quelques 7 kilomètres à travers les champs de thé qui nous attendent, à travers de superbes paysages. Une fois l’école dépassée, le sentier est à nous seuls jusqu’au sommet : une fois de plus, un super moment, dans le calme de cette campagne srilankaise. Côté histoire, les champs de thés et l’usine de traitement ont été les premiers à être implantés vers 1800 par Sir Lipton. Depuis, les champs n’ont cessé de s’étendre à perte de vue, participants à la renommée du pays autrefois appelé l’ile de Ceylon.

L’accès au dernier kilomètre, et donc au belvédère, point culminant, coute 100 roupies par personne. C’est une vue légèrement bouchée par les nuages qui nous attends, mais qui vaut l’ascension et la possibilité de boire un thé après l’effort. 1h30 pour nous (il est noté 2h30 dans les guides) avec de nombreuses pauses pour admirer les champs.

Certains touristes arrivent en haut avant 6h en tuktuk, pour le lever de soleil. Nous croisons un couple d’allemand sur le retour dont c’est le cas :  pour eux, le prix du trajet ne vaut pas de se lever aussi tôt, l’horizon étant totalement bouché à leur arrivée. Dans cette région montagneuse, il semble très difficile de voir un beau lever de soleil sans nuage ; c’est le jeu !

 

Attablés pour prendre notre thé, on nous amène un petit déjeuner sri lankais complet sans rien nous avoir demandé, nous refusons poliment et demandons uniquement le thé. 100 roupies pour 2 tasses (ça non plus ce n’est pas indiqué). Nous ne savons pas combien nous aurait couté le petit déjeuner initial…

L’objectif étant de prendre le train à 12h à Haputale (l’un des rares de la journée), nous décidons donc de trouver un tuktuk pour descendre plus rapidement. Pas de chance, à force de refuser les avances des chauffeurs à tour de bras, pas un à l’horizon ! Bien, ce sera descente à pieds. Une belle voiture s’arrête (les voitures européennes haut de gamme sont rares ici) et nous propose de nous descendre au village, voir de nous ramener à Haputale. Nous montons avec un père et son fils étudiant en psychologie, tous deux originaire de Colombo et présents à Dambatenne « pour les affaires ». D’où sommes-nous ? Sud-Ouest de la France. Grand sourire pour le « fiston » : il est rugbyman, et nous parle immédiatement du Stade Toulousain ainsi que du RCT. En même temps, vu le gabarit du gamin relativement éloigné du profil type du srilankais, nous aurions pu deviner qu’il était pilard… Sauf que nous ne savions pas que le rugby était développé sur l’ile !

On vous a dit que les gens étaient vraiment gentils sur cette île ? Ah oui, déjà ?

Ce transport nous aillant fait gagner pas mal de temps, nous partons faire la visite de la Lipton Tea Factory avant de quitter Dambatenne. Jour férié oblige, pas de manufacture aujourd’hui, ce qui explique que nous n’ayons pas croisé de cueilleuse dans les champs au cours de la matinée. L’usine reste ouverte pour maintenance des machines, et un guide nous explique tout le processus sans le bruit des turbines. 250 roupies par personne, pour une visite de 20mn. En fin de parcours, la vente de thé à fait craquer Aurore, 250g de thé de qualité à ajouter dans nos sacs.

Nous reprenons le bus pour Haputale. Nouveau jeu avec les chauffeurs aux environs, ce sera le van privé de 8 personnes négocié au prix du bus. C’est que Bastien commence à y prendre goût…

Récupération des sacs, direction la gare ferroviaire, nous sommes enfin dans le train pour Hatton.

3h de train, puis 3h de bus (dont 1h30 d’attente à la gare, à la station de bus…), il est 18h quand nous arrivons à Dhalousie, épuisés. L’idéal car dans quelques heures nous partons faire l’ascension de l’Adam’s peak, qui s’annonce être particulièrement rude.

Infos voyageurs :

  • Bus AR Haputale Dambatenne 60 LKR / personne
  • Lipton Seat 100 LKR / personne
  • Tea Factory 250 LKR / personne
  • Train Haputale – Hatton 130 LKR / personne
  • Bus Hatton – D’halousie 80 LKR / personnes
  • Nuit Sky Blue 3450 LKR pour 2 incluant diner et petits déjeuners

ADAM’S PEAK

Carnet de voyage – Mercredi 17 janvier 2018

Finalement, l’épuisement nous aura permis de nous endormir à 19h30. Le réveil programmé à 2h raisonne comme un medley de Patrick Sébastien à 200 décibels une fin de soirée des fêtes de Bayonne : c’est dur à entendre, mais on finit par l’accepter.

C’est parti pour gravir le sommet le plus sacré du peuple sri lankais. Au sommet existe une cavité de 2 mètres à l’intérieur de laquelle les anciens ont identifié une trace de pas : le peuple musulman y a vu l’empreinte d’Adam lors de sa sortie du jardin d’Eden, le peuple bouddhiste y a vu l’empreinte de Bouddha (ou de Shiva), le peuple indou y a vu l’empreinte de Vishnu. Comme la partie de shi-fu-mi n’a apparemment donné personne vainqueur, chaque sri lankais se doit de faire ce pèlerinage au moins une fois dans sa vie, pour ses propres convictions. Pour quelques-uns, c’est un pèlerinage annuel.

Nous sommes en pleine saison des pèlerinages, le chemin est donc illuminé et le temps est clément. Côté pratique, les points ravitaillement (boissons, fruits, barres etc.) et les toilettes se multiplient tout le long. Attention, plus vous montez, plus les prix grimpent également ; il n’y a aucun moyen sans d’acheminer les stocks passer par les escaliers, ce sont les Sri Lankais qui alimentent ces stands continuellement…

Départ de notre Guest House à 2h30, début de l’ascension à 2h45 après une bénédiction d’un moine bouddhiste qui nous récite une prière en nouant un bracelet autour de notre poignet (les donations sont les bienvenus mais non obligatoires). Au départ assez simple, la ballade alterne des séries de marches et des parties plus ou moins plates, et la musique des stands installés tout le long nous accompagne. Nous doublons et nous sommes dépassés par de nombreux touristes, mais cela reste relativement calme, tout est fluide. Nous croisons des sri lankais sur le retour, enfants, jeunes, moins jeunes, personnes âgées… Pour la plupart quasiment sans équipement et pieds nus. Une nouvelle leçon d’humilité nous est offerte à 3h du matin, de quoi se réveiller pleinement.

Pause de 15mn à 4h00, nous nous offrons un thé/jus de fruits pour rajouter du sucre aux bananes que nous avalons régulièrement. Il commence à faire froid : nous étions prévenus, et nous portons l’équipement prévu pour la Nouvelle Zélande. On dirait presque que l’on sait ce que l’on fait cette fois-ci !

Seconde partie, ça commence à sérieusement grimper. Les séries de marches plus ou moins hautes se font plus longues, et quelques passages nécessitent de souffler quelques secondes.

La dernière partie est peut-être la plus dure physiquement mais également la plus gratifiante mentalement. Il n’y a plus que des marches très accentuées, des rambardes rouges nous permettent de nous aider. Nous savons que nous arrivons au but, et les jambes reprennent vie !

A la dernière petite cahutte, nous nous changeons, la polaire humide est remplacée par un pull sec + doudoune + veste. Certains nous aillant dépassés dès le début sont déjà là, en position fœtale car pas équipés pour le froid. Il reste 200 ou 300 marches et le vent s’est levé. Nous arrivons enfin à 5h15, 30mn avant le lever du soleil. Nous nous déchaussons et allons célébrer notre réussite en faisant sonner la cloche du temple. Nous resterons dans l’enceinte du temple pour éviter la cohue qui règne autour, en chaussettes (rajoutant une serviette entre le sol à 2 degrés et nous) à attendre la récompense de cette épreuve, le lever de soleil le plus spectaculaire de notre voyage. Malgré quelques nuages, l’instant est magique.

 

Nous commençons la descente à 6h30, alors que beaucoup sont encore au sommet. Nous nous sentons privilégiés d’avoir pu rester dans l’enceinte, grâce à notre équipement. Le temple n’étant pas abrité, les rafales de vents et le froid ont dissuadés beaucoup de touristes, restés « cachés » derrière les bâtiments ; il leur faudra jouer des coudes pour apercevoir un bout de soleil.

La première heure de descente est pour nous assez simple, les marches sont vite avalés, et le repos cumulé en haut fait son effet. C’est là que ça se complique. L’alternances marches/faux plat appréciée quelques heures plus tôt est bien plus cassantes physiquement dans ce sens. C’est sur le retour, que nous réalisons que gravir ces 5200 marches, pour un dénivelé de 1000m, et ce en 2h30 n’était qu’une partie de l’épreuve. Nous prenons notre temps et sommes de retour à notre Guest house pour 9h et pour petit déjeuner.

Douchés, sacs sur le dos et muscles encore chauds, nous en profitons pour prendre (de justesse) le premier bus pour Hatton. Cette fois, direction Kandy, pour nous reposer des courbatures à venir. Deux choix s’offrent à nous : bus ou train ? Selon les voyageurs que nous avons croisés, le train est systématiquement bondé, et le trajet se fait généralement debout. Nous choisissons donc le bus. 3h pour 70km de routes sinueuses à lutter contre la fatigue. Ce trajet ne fera assurément pas partie de nos meilleurs souvenirs, mais à 15h nous sommes rendus à notre Guest House du jour et pouvons enfin nous reposer.

KANDY

Il était prévu que nous restions 2 jours à Kandy pour recharger les batteries, mais la chambre n’est disponible qu’une nuit. Changement de plan, le repos sera pour plus tard. Nous continuerons vers Sigirya dès demain pour trouver un coin sympa.

Kandy fait partie des grandes villes du pays : après 15 jours de petits villages de pêcheurs puis de montagnes, le choc se ressent. Clairement, nous ne sommes pas adeptes de ce type d’ambiance. Le concerto de klaxons et l’insistance bien moins bienveillante des protagonistes (entendez par là des chauffeurs de tuktuks et autres vendeurs de babioles) efface ce qu’il nous reste de déception. Finalement, une seule nuit, ce n’est déjà pas si mal.

La journée commence à être sacrément longue depuis Patrick Sébastien, mais nous nous faisons violence pour partir découvrir Kandy à la tombée de la nuit, ne pouvant le faire le lendemain. La ville présente deux attraits principaux, que sont un superbe lac dont nous avons fait le tour en tuktuk à notre arrivée, et le temple de la dent. Il ne s’agit pas là d’un totem dédié aux admirateurs des prothèses dentaires, mais d’un temple bouddhiste abritant la relique la plus connue du pays : une dent de Bouddha.

Nous traversons le parc du temple sans entrer dans le bâtiment principal (1000roupies/personne pour les intéressés), puis flânons en ville à la recherche d’un diner. Après 18km à pied la seule chose dont nous avons envie c’est de la malbouffe. Souhait exaucé, un Domino’s Pizza viendra se placer en travers de notre chemin. S’il vous plait, soyez indulgents avec nous, 14jours de riz, c’est quand même long pour un français normal…

Certains bâtiments datant de l’époque coloniale sont jolis mais la ville fourmille de véhicule, et comme dans les autres centres urbains du Sri Lanka, la pollution est très présente. Un aller-retour au marché dont la fermeture est en cours : ce doit être un endroit sympa en journée.

Nous ne restons pas assez longtemps pour donner une bonne impression de Kandy. La ville dispose semblerait-il d’un très beau jardin botanique, d’un jardin de plante médicinale, d’une fabrique de thé ainsi que de quelques promontoires proches qui donnent une très belle vue sur la ville. Cela vaut certainement de s’y arrêter une journée de plus, mais nous partirons sans regret.

Infos voyageurs :

  • Bus Hatton – Kandy 110 LKR / personne
  • Nuit The Best Hostel 1440 LKR / 2 personnes (au lieu de 2000)

La région montagneuse du Sri Lanka nous a éblouit. La rencontre d’éléphants dans une réserve naturelle, des champs de thé à perte de vue, l’ascension d’un mont sacré et des rencontres humaines extraordinaires. Tant de souvenirs accumulés pour cette 2e semaine. Nous partons, pour notre dernière semaine au Sri Lanka, découvrir le triangle culturel et la partie nord de l’île.

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

Une pensée sur “Safari, Mont sacré et champs de thé : Les Hautes Terres

  • 21 janvier 2018 à 17 h 39 min
    Permalink

    Hello,

    2 ème article de votre blog direction le sud du sri Lanka.Lors de votre safari je suis d’accord avec vous sur le fait que que le 4×4 s’approche un peu près des bêtes,  la photo avec l’éléphant à côté du véhicule est assez impressionnant.  Si le pachyderme pète les plombs il va falloir courir…

    La balade dans Little Adam’s Peak  devait vraiment être magnifique ,les photos sont vraiment chouette.

    Génial le train vapeur tout rouillé,  dépaysement assuré ! 

    La gentillesse des sri lankais doit vraiment faire plaisirs et apparemment c’est une constante chez eux.

    La photo du levé de soleil encadré des 2 montants doré est vraiment chouette cela récompense vraiment l’ascension. 

    Je comprends bien que le Régime riz riz et encore riz puisse fatiguer les papilles eg un retour aux sources de temps en temps fait du bien comme la lecture de votre article.

    Bonne route 

    James

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