Devenir Archéologue à San Agustin

Carnet de voyage – mercredi 26 et jeudi 27 septembre 2018

Depuis Popayan, nous aurons mis pas moins de 5 belles heures de buseta pour arriver sur notre nouvelle étape. Une route caillouteuse sur les deux tiers qui nous a malmené mais aussi émerveillé lorsque nous avons traversé le paramo (un biome particulier et peu répandu) du parc national du volcan Puracé. Jusqu’à la fin, les routes colombiennes continueront donc de nous étonner, autant par leur état pitoyable par endroit que par les paysages incroyables qu’elles traversent. Cerise sur le gâteau, nous aurons même la chance de rencontrer au détour d’un virage l’animal symbole du parc : le tapir des montagnes. Bien plus massif que les tapirs que nous connaissons déjà, les colombiens eux-mêmes semblent émerveillés par cette bête si particulière.

 

C’est donc à la nuit tombée que nous arrivons à San Agustin, et sommes rapidement accueilli par Luis, le gérant de l’hostal San Agustin ; comme souvent depuis le début de notre voyage ici, nous sommes ses seuls clients du jour.

Notre plan d’attaque pour la visite de San Agustin se décompose en deux ½ journées : après un excellent déjeuner au café Fonté qui propose un menu du jour digne d’un bistrot gastronomique français pour seulement 3€, nous prenons la direction des circuits de promenades à cheval proposés par les tours opérateurs, que nous ferons à pied sur l’après midi.

 

Après le premier kilomètre au bord de la route, on quitte les grand axes et partons au milieu des champs et de la foret. Notre premier arrêt se fait à El Tablon : nous venons y observer 2 anciennes sculptures se situant dans le champ d’une famille. 

 
 
 

 

Puis le chemin replonge dans la forêt, longeant de petites fermes, tout en profitant du panorama sur les montagnes voisines pour arriver à La Chaquira (non, rien à voir avec la Shakira, que nous cherchons toujours par ailleurs).

C’est à ce moment-là que la pluie se mêle à la fête. Une pluie fine mais continue qui ne nous empêchera bien sûr pas de profiter du panorama incroyable sur le canyon qu’offre le mirador de la Chaquira, cette statue qui surveille la vallée depuis des siècles.

 

 

Après avoir retraversé des champs nous retrouvons la foret et les nombreuses finca de café qui s’y cachent, ainsi que diverses fermes agricoles et florales. Une superbe ballade avec un léger dénivelé qui reste accessible à tous : prendre un cheval pour cette boucle n’est selon nous pas forcément un vrai plus, le rythme étant alors bien plus soutenu et donné par un guide.

 

       

 
 Notre dernier arrêt se fait à El Purutal où un couple de statues peintes nous attend au milieu de 7 autres plus classiques. Une dame tisse des bracelets et ceintures au pied des statues et nous explique les techniques familiales, que l’on se transmet uniquement de générations en générations. Sa dextérité est impressionnante, et nous passons un long moment à profiter de sa sympathie, et à jouer avec les chatons qui lui tiennent compagnie. Ici, la vie est simple, apaisée, et qu’est-ce que ça fait du bien…
 
 
 

 
Malgré la pluie fine qui n’en finit plus, nous reprenons la route pour les derniers 5km qui nous ramènent au village où un bon café frappé au café Fonté (de nouveau) nous attend.
 
 

La randonnée nous aura demandée environ 4h, en prenant notre temps. Un circuit de 12km très agréables, sur lequel nous ne croiserons que peu de personnes.

Le centre de San Agustin, de son côté, n’a que peu d’intérêt comparé aux autres villages où nous nous sommes arrêtés, mais observer la vie dans ces villages typiques de Colombie reste un plasir dont nous ne nous lassons pas.

 

 

Le lendemain matin nous décidons de nous lever tôt pour découvrir le parc archéologique à proximité de la ville.

L’agent de l’office du tourisme nous a annoncé que c’était la journée du tourisme et donc que l’entrée était gratuite : génial ! Bien sûr, il n’en est rien, et heureusement que nous avions pris assez d’argent « au cas où » (on ne nous la fait plus à nous) car l’entrée n’est pas donnée : comptez 25.000 pesos par personne.

Le parc possède une centaine de sculptures réparties à travers 6 lieux différents. Nous mettrons 2h pour parcourir le parc et 30mn de plus pour le musée qui complète bien les explications données sur le parcours. Des guides sont aussi disponibles à l’entrée, et ce dans toutes les langues, mais nous n’avons pas demandé le prix : une chose est sûre, il peut être intéressant de se regrouper avec d’autres voyageurs pour en partager les frais. Des explications que nous avons entendues au détour de notre balade, certaines anecdotes peuvent être intéressantes pour animer la visite.

Ce parc classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO (ce qui explique probablement son prix) est à voir : la conservation des sculptures datant pour la plupart de plus de 2500ans est incroyable.

Ces sculptures, mi-homme, mi-animaux, ont fait l’objet de nombreuses hypothèses. Finalement les archéologues retiennent que ces sculptures ne sont ni la représentation de dieux animistes ou de démons mais seulement leurs représentations de l’homme et de l’animal pour protéger son passage dans la mort. On découvre à travers le parc certains aspects de la vie courante précolombienne, un système d’irrigation déjà très développé, des céramiques et poteries et un travail titanesque autour des sépultures.

 
 
 

 
 

A 11h il est temps pour nous de retourner au village pour récupérer nos sacs et partir vers notre dernière étape colombienne pour un changement catégorique de décors : le désert de Tatacoa.

 

C’est reparti pour un enchainement de transports ! La suite, dans le prochain épisode…

A bientôt 

Aurore & Bastien

 

Infos voyageurs:

  • Bus Popayan – San Agustin 8,50€ par personne
  • Chambre double chez Luis 8,50€ par nuit. chambre correcte, télé et douche chaude privative. Cuisine un peu petite et peu équipée.
  • El Purutal 1,15€ l’entrée par personne
  • Parc Archéologique 7€ l’entrée par personne
  • Bus retour Parc-Centre ville 0,70€ par personne

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

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