Dernier jour sur l’île du Sud, en route pour Picton.

Carnet de voyage – lundi 11 juin 2018

Après une très bonne soirée chez Elise et Quentin, ces derniers nous ont invités à profiter de leur chambre d’ami, et à faire des infidélités à Granny l’espace de quelques heures. Avouons-le, nous n’avons pas longtemps hésité, et quel bonheur de pouvoir profiter d’un bon matelas, d’un chauffage, et bonne douche chaude sans avoir à se contorsionner ! S’endormir et se réveiller au chaud, c’est peut-être ce qui nous fait le plus défaut sur cette partie du voyage finalement.

Le réveil sonne tôt : nos hôtes doivent partir au travail. Oui, certains continuent à bosser pendant que nous dilapidons nos économies en voyages, ne l’oublions pas…

Nous prenons la route en direction de Picton et nous arrêtons dans la baie la plus proche pour un petit déjeuner improvisé au bord de l’eau. Le temps de se reposer 1heure supplémentaire avant de reprendre la route. L’heure de repos supplémentaire la moins rentable au monde !

 
 

Granny est quelque peu « coincée » dans les galets de la baie. Pas de réseau téléphone, nous sommes à 5km de la route principale et les quelques habitations qui nous entourent sont vides.

ON EST BIEN. Il est venu le temps de l’improvisation !

Nos essais de déblaiement à la main étant vains, Aurore part en quête d’une quelconque aide tandis que Bastien fait connaissance avec un autochtone qui dormait jusque-là (ou tout du moins, essayait de dormir jusqu’à ce que ça sente le chaud de notre côté) dans sa voiture à quelques mètres de nous. Le bruit des cailloux projeté par les roues arrières du van l’ayant extirpé de son sommeil, ce sont maintenant deux cerveaux masculins qui se mettent au travail pour trouver une solution à ce bourbier. Et quand deux cerveaux masculins travaillent de concert, CA SORT LA VOITURE BELIER !

Aurore aillant le dos tourné, Bastien et son nouveau copain-bourrin retirent l’enjoliveur de la roue de secours, positionnent la voiture en face du pneu mis à nue, et c’est parti pour une démonstration de finesse et de poésie à grand coups d’accélérateurs !

Après 2 tentatives infructueuses, le van bouge sous les impulsions de l’autre voiture(tte, il s’agissait bien de l’équivalent d’une fiat 500 face à notre mastodonte), et Granny reprend adhérence et assurance.

A peine le temps d’une poignée de main, le valeureux guerrier venu à notre secours est déjà retourné ronfler dans son char d’assaut.

Ça y est, on est content, on a une notre première galère ! Gérée en 20mn certes, mais ça compte quand même.

Maintenant, nous pouvons vraiment repartir avant que la loi des séries n’en décide autrement. 

Aurore a repéré une randonnée permettant de profiter des paysages des fjords, la queen charlotte track, mais le temps se fait de plus en plus nuageux au fil des kilomètres.

Comme une bonne partie des randonnées en NZ, il s’agit d’un Aller/Retour (…), et il est donc possible de n’en faire qu’un morceau et de faire demi-tour quand bon nous semble, ou de partir sur un parcours de 3-4 jours. Nous concernant, nous décidons pour celle-ci de partir sur l’option 3km jusqu’à la prochaine baie, mais Aurore est frustrée et aimerait avoir un point de vue plus en hauteur que ce que n’offre la première partie du chemin.

 
 
 

Le second view point positionné à 3km supplémentaires semblant mieux correspondre aux attentes de MADAME, nous rajoutons un morceau à cette marche sous la pluie, histoire de ne pas être malades pour rien. Nous atteignons le point de vue 45 minutes plus tard, qui malgré les nuages valait bien quelques efforts. Sous un grand ciel bleu, le paysage doit être bien plus sympa cependant.

Il est temps de rebrousser rapidement chemin car la bruine s’est transformée en pluie, et le vent s’est invité à la partie. Nous finissons nos 12km de marche en 2h30 et sous la pluie pour le dernier kilomètre. « Il était moins une » pour Aurore, « On est trempés quand même » pour Bastien.

Le beau temps qui nous suit depuis le début semble être malheureusement resté dans le sud du pays.

 

Nous reprenons la Queen Charlotte Drive qui offre également de superbes panoramas et arrivons à Picton à la tombée de la nuit.

 

Notre campement se trouve à seulement 7 kilomètres du port où nous prenons le ferry le lendemain. Le vent est devenu incroyablement fort ; nous nous retrouvons garé entre 2 énormes camping-cars et malgré cela le Van bouge à chaque bourrasque.

Notre dernière nuit sur l’île du Sud s’annonce chaotique alors que nous sommes épuisés… Dommage!

 

Carnet de voyage – mardi 12 juin 2018

Chaotique est un euphémisme. Au moins, cette fois-ci, le réveil n’aura pas été trop difficile… Puisque nous n’aurons pas fermé l’œil de la nuit.

Les rafales de vents étaient incroyablement puissantes et ont persistées toute la nuit et ce sans discontinuées, et les deux énormes camping-cars qui devaient nous servir de protection n’auront pas été d’un grand secours. 

Prendre le volant devient même dangereux mais nous n’avons pas le choix : notre check-in est à prévu pour 7h et il n’y a que 7km à parcourir. Mode escargot activé !

Rien de bien sorcier que de prendre un ferry ici. Comme partout tout est indiqué et tout roule. À 7h40 nous sommes installés dans les fauteuils confortables du Blue-bridge, prêts à admirer le fjord. Enfin, ça c’est ce que nous espérions. Les nuages restent très bas et nous gâchent une partie du plaisir. À la fin du fjord, la vraie navigation commence et les vagues sont de tailles impressionnantes.

 

Par chance nous ne sommes pas malades et ce ne sont pas les premières vagues que nous subissons en bateau (cf : notre trajet en speedboat pour rejoindre Koh Tarutato en Thailande), nous réussissons même à nous octroyer une petite sieste. Nos voisins ne peuvent pas en dire autant… Ambiance sacs en papier à bord !

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

Une pensée sur “Dernier jour sur l’île du Sud, en route pour Picton.

  • 31 août 2018 à 20 h 03 min
    Permalink

    Hello 

    Opération desembourbage réussie et bercement par les rafales de vent le dernier jour, je suis sûr qu’en y repensant cela reste un bon souvenir.

    Bonne route 

    James

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