De Negombo à Tangalle: Les plages du sud

NEGOMBO

Carnet de voyage – Vendredi 5 Janvier 2018

6h du matin, nous arrivons à l’Aurora Beach Hostel. Après 3 vols, 2 correspondances dans un joyeux bordel à Paris et Mumbai, un taxi (Aurore abandonnera l’idée de trouver un tuk-tuk moins cher) et 4h30 de décalage horaire, l’accueil souriant de la cuisinière des lieux nous réchauffe le cœur.

Chance pour nous comme elle nous dit, une chambre est libre immédiatement : nous n’aurons pas à attendre 10H30 pour nous installer. Oubliez l’air conditionné, il fait 30 degré dans la chambre. Les ventilos lancés en fond de 5ème dans le doux bruit d’une turbine d’A360, une bonne douche froide et du produit anti moustique plus tard nous pouvons fermer les yeux.

Le réveil nous tirera du lit à 13h, heure locale. Selon les voyageurs il n’y a pas grand-chose à faire à Négombo. C’est une ville « étape », les touristes y arrivent ou en repartent car elle se situe à seulement 8km de l’aéroport et est bien moins bruyante que sa voisine Colombo. Beaucoup de Russes et d’Allemands, des tarifs élevés (pour le pays), nous ne resterons pas plusieurs jours.

Nous passons l’après midi à marcher le long de la plage, flâner dans les rues à la recherche des quelques « lieux » touristiques indiqués par mapps.me (cette application qui s’annonce d’ores et déjà comme un indispensable de notre année) pour finir par siroter la bière locale et manger face à l’océan Indien et ses pêcheurs sri-lankais.

Même si la ville n’est pas terrible, et que la nourriture n’est pas exceptionnelle, nos premiers pas au Sri Lanka nous permettent d’ores et déjà de constater que la population semble être d’une incroyable gentillesse. La communication (en anglais) est facile, les sourires sont nombreux et Aurore retrouve le climat « étouffant » qu’elle aime. TOUT VA BIEN

La fatigue nous amène à nous coucher très tôt, demain nous partirons pour le sud.

Infos voyageurs: 

  • Aurora Beach Hostel 2000 LKR = 11€ la chambre double avec Salle de Bain privée, et parfois de l’eau chaude.
  • Taxi Aéroport > Lewis place (quartier des hôtels et restaurants) 1500LKR = 8€

 

UNAWATUNA & GALLE

 

Carnet de voyage – Samedi 6 janvier 2018

La nuit a été entrecoupée, entre la chaleur, les moustiques, les bruits de la rue et le fameux Jet lag dont nous ne pensions pas souffrir.

Nous quittons Négombo beach pour 10h30, direction la station de bus. 5mn de tuktuk plus tard (200LKR) nous voilà au cœur de Négombo, bien plus mouvementée que son côté plage.

1er essai raté, nous manquons de peu de prendre un bus pour le centre de l’île. Les sri lankais sont très gentils et répondent sans problème à toutes nos questions. Mais si vous en croisez qui ne semblent pas comprendre l’Anglais et répondent simplement « yes,yes » en vous indiquant un prix sur un Nokia 3310, nous vous invitons vivement à vérifier l’information un peu plus loin.

Finalement le 2e essai sera le bon, direction colombo. Un trajet qui est censé durer 1h. Là, nous avons deux approches possibles : soit on a joué de malchance, soit le début de saison touristique n’a pas aidé. Nous mettons 2h30 pour atteindre Colombo, enfin une de ses ruelles, au milieu de nulle part. Maps.me nous tirera d’affaire et nous trouvons la gare de bus de la capitale après 5mn de marche et d’hésitation (ainsi que l’aide d’une bonne demie douzaine de locaux).

Un repas acheté dans la rue, 2 rottis et une bouteille de soda, nous repartons gaiement vers le sud. L’objectif est de parcourir les 120km restants. 120km en France, c’est simple. La même distance ici, c’est épique ! Le conducteur de bus étant probablement un cascadeur de Bollywood à la retraite, nous découvrons la conduite sportive entre les tuktuk, charrettes, voitures et autres scooters. Partis à 14h, nous arrivons tant bien que mal aux environs de 17h30 à Unawatuna, station balnéaire proche de Galle.

Premier constat :  il n’y a que des touristes ! Après avoir passé 7h avec des Sri Lankais, aux cotés de  moines bouddhistes, à découvrir le répertoire locale, les yeux rivés sur le bus d’en face à chaque fois que le chauffeur décide de doubler, le contraste est saisissant.

Mais la plage d’Unatawuna est belle. Aurore la trouve magnifique, Bastien est plus mesuré car trop de touristes. On comprend cependant rapidement pourquoi elle attire les voyageurs.

Nous prenons la première Guest House d’apparence simple que nous trouvons, Amma’s GH qui nous propose une chambre très correcte pour 2000 LKR, quand les resort autour sont à 5000LKR. La chambre en elle-même est sympa, propre, avec ventilateur et salle de bain, et surtout une très bonne moustiquaire !

Nous nous baladons ensuite le long de la plage et dans les ruelles et trouvons pour diner la cuisine d’un petit restaurant Sri Lankais excentré. Une cuisine là aussi simple et bonne.

Notre GH possède une terrasse avec vue sur l’océan, d’où nous écrivons ces quelques lignes. La journée fut longue mais la récompense n’a pas de prix.

Infos voyageurs (pour deux personnes):

  • Amma’s GH 2000LKR/nuit
  • Tuctuc 200LKR / 1er bus 400LKR /2e bus 320LKR 

 

Carnet de voyage – Dimanche 7 janvier 2018

Réveil tardif, enfin une bonne nuit de sommeil pour nous deux. Dès le matin c’est décidé, nous restons une nuit de plus chez Amma.

La plage d’Unawatuna est déjà noire de touristes, direction les terres pour découvrir les plages « secrètes » accessibles uniquement à pied. 40 mn de marche vers l’ouest plus tard nous voilà à Jungle beach. Première baignade pour Aurore, dans une eau turquoise aux alentours des 28 degrés. Une superbe plage où touristes et locaux se côtoient, sans se mélanger pour autant.

Nous reprenons ensuite les chemins pour la 2e plage de jungle beach, celle-ci beaucoup plus touristiques avec une paillotte et des transats, pas d’arrêt pour nous, direction Galle.

Galle est connue pour son fort et ses fortifications faites par les colons européens. Ses constructions classent la ville au patrimoine mondial. Une balade de 2h nous a suffit à en faire le tour. Une ville qui ne nous a pas enchanté mais qui vaut l’arrêt, atypique au milieu du reste des constructions sri lankaises.

Mention spéciale au restaurant Spoon’s, un délice. Un peu chère comparé aux premiers repas mais une cuisine maison traditionnelle faite « devant » vous (car les cuisines sont ouvertes) pour 2440LKR pour 2.

Sur le retour, à pied (un quiproquo avec les chauffeurs de bus/tuktuk nous énervant légèrement et notre entêtement ayant finalement pris le dessus), nous découvrons la plage dédiée au surf cachée derrière la route principale et son vacarme. Nous avions beaucoup entendu parler du surf à Unawatuna ; beaucoup de planches à l’eau pour quelques très modestes vagues ; il faut dire nous avons été mal habitués entre les Landes et le Pays Basque… Cela dit, il semblerait que nous ne soyons pas non plus à la meilleure saison pour cette activité. L’heure étant tardive, nous passons notre chemin cette fois-ci. 

Dernière baignade au coucher de soleil à Unawatuna Beach, nous profitons une dernière fois de la terrasse de la guest house pour la soirée. Pas de repas, quelques biscuits suffiront : le temps sec et chaud ne nous donne pas faim. Demain nous partons vers Welligama, pour chercher un spot de surf (et accessoirement, pour fuir les Russes !)

 Infos voyageurs : (pour deux personnes)

  • Amma’s Gest House : 2000LKR
  • Tuktuk jungle beach-galle 400LKR

 

 WELIGAMA

Carnet de voyage – Lundi 8 Janvier 2018

La nuit fut courte, la plage à proximité étant également un lieu de fête nocturne, il fallait s’attendre à ce que les basses résonnent tôt ou tard. Bastien s’étant foulé la cheville la veille (autant le faire dès le début selon lui), c’est repos pour quelques jours et ça tombe bien c’était au programme !

Aurevoir à Amma, sac sur le dos nous partons à l’arrêt de bus et prenons le 1er, la route à peine traversée. C’est que nous commençons à être efficaces… pour des touristes.

30mn de route et nous arrivons en plein cœur de Weligama. Nous avons repéré une Guest House, complète sur Booking.com mais nous tenons à tenter notre chance : Raja’s GH a une très bonne réputation et les chambres ne sont pas chères du tout. Le propriétaire nous accueille avec un grand sourire et 10mn de nettoyage plus tard nous avons notre grande chambre prête pour les 2 prochaines nuits.

La GH est top, Raja cuisine pour ses hôtes depuis 35ans : nous choisissons notre plat du soir, et il part dans l’après midi faire le marché pour nous rapporter un poisson frais, rien qu’à nous ! Un vrai luxe en France.

Après un peu de repos et les fortes chaleurs de midi nous partons sur la plage, face au loueur de planches, de vieux réflexes se rappellent à Bastien. C’est parti pour le premier cours de surf d’Aurore !

Une bonne première impression pour elle et des sensations retrouvées pour Bastien, les petites vagues de Weligama sont parfaites pour débuter, sans se faire peur ni se faire mal ; Nous sommes seuls sur le coté Ouest de la plage, un moment incroyable dans une eau à 25°.

Une balade le long de la plage plus tard, nous comprenons que la partie EST semble bien plus touristique. Les loueurs de planches sont collés les uns aux autres et en arrière-plan les resorts flambants neufs se succèdent. La aussi, nous concernant, ce n’est pas ce que nous sommes partis chercher à l’autre bout du monde. Nous n’y retournerons pas.

De retour à la GH, Raja a cuisiné pour ses 10 invités. Toute la table est unanime c’est délicieux.

 Infos voyageurs (pour 2 personnes):

  • Bus Unawatuna-Weligama140LKR
  • Surf 600LKR (2 planches pour une heure)
  • Raja’s guest home 1500LKR

 

Carnet de voyage – Mardi 9 janvier 2018

La nuit s’annonçait calme, hormis l’appel du Muezzin auquel il faut nous habituer, nous devions bien dormir. 2 heures du matin, un nouveau protagoniste fait son apparition, dans le fracas d’une pelleteuse éventrant le plafond. Nous allumons nos portables et découvrons sur le mur de notre chambre un animal mi-mangouste, mi-chat, et re-mi-mangouste derrière, d’environ 8kg à 10kg et 1m20 (bon à vue de nez, pas le temps de prendre les mensurations, mais Raja est d’accord avec nous). Après un petit vent de panique (l’intrus présentant tout de même une sympathique dentition) vient l’action, nous réussissons à emprisonner la pauvre bête dans la salle de bain, et à réveiller l’employé de Raja en appelant sur le téléphone fixe de la GH. Après un long moment d’hésitation, s’engage une course poursuite ponctuée de grands coups de balais dans le museau pour le faire sortir.

Nous finirons la nuit avec un trou dans le plafond, sauf qu’ici, ça ne surprend personne.

Raja nous apprend le lendemain qu’il s’agit d’un Goudoua de bonne taille (ce que nous appelons apparemment une civette palmiste), qui est censé vivre dans les forêts tropicales et aime dormir la journée au frais. Conclusion : c’est pas normal, mais c’est pas anormal non plus…

Après cette nuit entrecoupée, réveil tranquille pour nous deux. Yoga pour l’une, Lecture pour l’autre. Puis direction la plage pour du snorkelling, sur les indications approximatives de Raja. Quand on dit approximatives, c’est que nous n’avons jamais trouvé, et que nous avons atterris sur une nouvelle « Jungle beach » entre Fisherman’s reef et Turtle Bay.

Etait-ce un problème d’indications, ou le fait que nous sommes des billes en orientations ? Nous penchons bien sûr sur le fait que le type qui habite ici depuis plus de 40ans ne connait son environnement.  

Une dizaine de touristes dont à peine la moitié dans l’eau, une eau turquoise, une paillotte avec boissons et locations de palmes-masque-tuba, on a trouvé notre paradis pour l’après-midi.

Question location de matos, c’est à la tête du client. Faire mine de tourner des talons à l’annonce du prix, et le tarif passe de 500 roupies l’heure, à « mets ce que tu veux dans la boite ». Ici, il semble parfois bon de montrer (principalement aux jeunes à ce que l’on constate pour l’instant) que certains touristes sont conscients du cout de la vie dans le pays, et ne sont pas à allumer à tous les niveaux. Payer un peu plus que les locaux c’est normal pour nous, mais dans la limite du raisonnable.

Quelques minutes de snorkelling pour nous deux, avec quelques beaux poissons et oursins au tableau mais malheureusement des coraux très abimés.

Retour en fin de journée à Weligama pour une 2e session surf négociée 500 roupies pour 2.

Passage au Winestore, l’alcool n’étant pas vendu librement, ainsi qu’à un étale de fruits pour le diner du soir. Raja nous attend déjà pour manger, nous sommes seuls pour le repas et il ne cuisinera que pour nous aujourd’hui ! Au menu poisson coco et patate douces pour Aurore et Poulet aux 5 épices et nouilles de riz pour Bastien : encore carton plein, un délice !

Demain direction Tangalle pour nos derniers jours de farniente.

 

TANGALLE 

 

Carnet de voyage – Mercredi 10 janvier 2018

C’est parti pour une matinée Bus, que nous n’appréhendons désormais absolument plus. Première étape Matara. Notre talent pour tripler les temps de trajets nous fera monter dans la version « pas express du tout », nous permettant de découvrir les villages à l’intérieur des terres, entourées de rizières. Il nous faudra donc 3h au lieu des 1h30 annoncés par Raja pour faire Weligama-Matara-Tangalle.

Nous avons réservé la veille au soir 2 nuits au bien nommé Sun Shadow Guest house. La propriétaire nous accueille et nous amène directement dans notre chambre, une immense pièce avec salle de bain pour seulement 1500 roupies la nuit.

La plage est à 100mètres et belle découverte, il y a très peu de touristes. Certains blogs disent que cela est du au fait que Tangalle est uniquement desservie par les bus et pas par le train, d’autres que les courants de l’océan indien ne permettent pas de se baigner sans danger. Information confirmée par notre hôte du jour, il semblerait que les accidents graves soient courants sur cette partie de la côte. Pour notre part, cela ressemble à notre côte landaise lorsqu’elle est calme, un bonheur.

L’après midi sera consacré à la plage ! Partis pour trouver de quoi manger, nous tombons sur le Reggae Shark Restaurant (rien que ça !), un restaurant familial, qui nous préparera son EXCELLENT Kotthu Rotti ainsi que des Cheese Rotti du tonnerre. Attention, en bons français que nous sommes, par « Cheese », entendez plutôt ici « Vache qui rit ».

 

Plage, farniente laissent rapidement place au travail : les pêcheurs du village nous appellent pour les aider à remonter leurs bateaux sur le sable, puis à tirer les filets posés au large pour ramener la pêche du jour… C’est ici une grosse partie du quartier, femmes, enfants, anciens, qui viennent participer à la tâche. Peu habitués à de tels efforts sous un soleil de plomb nous ne tiendrons pas jusqu’au bout, mais promis nous avons aidé de bon cœur ! Une fois de plus, c’est la sympathie des Sri Lankais qui en ressort.

Le soir c’est à nouveau le côté plus touristique de Tangalle que nous découvrons : des restaurants les pieds dans l’eau et des hôtels 12 étoiles. Brrr, ça nous fait froid dans le dos. Quasiment personne, nous tentons une pause cocktails… Très décevant, prix injustifiés, et magouille sur l’addition, mais nous avouons volontiers que le cadre est paradisiaque. Une fois de plus, tourisme de masse et qualité ne font pas bon ménage, et c’est ici bien dommage. Hormis ce petit bémol, c’était ici aussi une excellente journée !

Infos voyageurs (pour deux personnes):

  • bus weligama – matara – tangalle 250LKR
  • Sun shadow GH 1500LKR la nuit

 

Carnet de voyage – Jeudi 11 janvier 2018

Journée de vacances typiques : snorkelling sur une plage secrète partagée par notre hôte. Aurore se retrouve au milieu des sri lankais avec son masque et son tuba.

 

Quelques kilomètres sous un soleil de plomb nous amèneront jusqu’à notre restaurant du jour, le Dream Family, bon second sur tripadvisor : on comprend vite pourquoi ! Nous sommes là dans une rue éloignée des gros complexes, avec un accueil parfait, des plats locaux, copieux, et parfaitement cuisinés par la famille. Il manque quelque chose ? L’oncle enfourche sa mobylette et part nous chercher ce qu’il faut en ville. Le tout pour 8€ à deux… Comme dirait l’autre, what else ?

Petite sieste sur la plage puis dans les hamacs d’un bar de plage isolé , à siroter de vrais jus de fruits frais…

Retour à notre Guest house à la nuit tombée après avoir traversé une dernière fois la baie de Tangalle les pieds dans l’eau.

Une vraie journée « épuisante » (n’est-ce pas ?), pour conclure cette belle semaine dans le sud.

Maintenant, changement d’ambiance : direction LES TERRES !

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

4 pensées sur “De Negombo à Tangalle: Les plages du sud

  • 12 janvier 2018 à 7 h 13 min
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    Bravo pour ce premier article qui nous donne envie de faire nos premiers pas dans ce beau pays! Surtout pour rencontrer cet animal mi mangouste mi monstre. Bon voyage

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    • 12 janvier 2018 à 8 h 01 min
      Permalink

      Merci Nicolas, très heureux que ça vous plaise !! Si vous aimez les bestioles bizarres, le Sri Lanka regorge d’animaux en tous genres 😉

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  • 13 janvier 2018 à 18 h 34 min
    Permalink

    Hello,
    Voici un bel article qui laisse augurer une belle série à venir . Merci pour ces belles photos et récits.
    Bonne route
    James

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    • 14 janvier 2018 à 5 h 25 min
      Permalink

      Merci James, très heureux que notre carnet de route plaise 🙂

      Répondre

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