De la remarkable Queenston à la mystérieuse Wanaka

Carnet de voyage – Dimanche 3 juin 2018

Réveil au bord du lac Wakatipu, au bord duquel nous avons garé le van de nuit, sans trop savoir à quoi nous attendre. Difficile de sortir du lit lorsqu’une telle vue s’offre à vous sans avoir à s’extraire de sous la couette.

Nous ne prenons la route pour Queenstown qu’à 10h30 après une nouvelle tentative de lessive à la main. La lessive est réussie, certes, mais la partie séchage par des températures négatives dans le van va s’en doute être difficile. L’arrière de Granny se transforme en étendoir géant… Système D, comme diraient nos aïeux ! Une fois de plus, la corde s’avère indispensable dans notre voyage.

C’est parti pour le Tiki Trail, un sentier de randonnée sur les hauteurs pour admirer la vue sur la ville, le lac et les remarkables, la chaîne de montagne qui entoure Queenstown. Il nous faudra environ 1h pour l’ascension et 40 mn pour la descente. À l’arrivée la vue vaut la peine des efforts fourni. Pour les plus fatigués, il existe l’option téléphérique-de-luxe : à 39$ l’aller/retour nous passons notre tour. De toute façon, ce n’est pas comme ça que nous allons éliminer les innombrables croques monsieur qui rythment nos repas…

 

 

Le sommet appelé skyline est constitué d’un bâtiment avec café, restaurant et boutique souvenir. Aurore trouve enfin un bonnet qui lui plaît et Bastien découvre avec regret que les descentes en luges sont fermées pour maintenance. Queenstown n’est qu’une petite ville de 10.000 habitants mais elle est connue mondialement pour proposer toutes les activités à sensations fortes dont vous pourriez rêver. C’est ici que le saut à l’élastique a été inventé, rien que ça. Lors de notre randonnée nous avons pu admirer le courage de ceux qui se sont lancés dans les tyroliennes, le parapente, le saut à l’élastique, moutain bike, speedboats sur le lac, golf… Comment ça le golf n’est pas extrême ? Conduire un caddie sur une pelouse verte à 5km/h pour aller d’un green à un autre n’est pas sans danger ! Enfin on imagine…  

Toutes ces activités coûtent cependant bien plus cher que chez nous, c’est le petit regret du jour, à l’exception peut-être du saut en parachute (comptez 140€ pour un saut à 4000m, moitié prix de ce que nous avons par chez nous de mémoire).

La montée fut raide, la descente bien plus facile, surtout qu’au bout nous attend l’un des autres incontournables de la ville : le déjeuner au Fergburger, l’institution de Queenstown.

Il est 14h, les restaurants alentours sont vides, mais une importante queue ne désemplie pas devant cette enseigne, réputée pour proposer certains des meilleurs burgers… du monde. Rien que ça. Finalement l’attente n’aura pas été très longue, et pour 12€/tête, nous voilà avec le Ferg Deluxe et des vraies frites. On a adoré et les quantités sont tout bonnement gargantuesques, de là à dire que ce sont les meilleurs du monde, il faudrait pour cela que le pays arrive à rivaliser avec nos fromages…

Pour la digestion, rien de mieux que de prendre l’air. Nous empruntons la route panoramique en direction du Glenorchy, une route longeant le lac Wakatipu qui nous offrent de belles vues sur les chaînes de montagnes. Nous découvrons la ville très typée far west de Paradise, et poussons Granny jusqu’à la vue sur l’Isengard du SeIgneur des Anneaux. L’occasion de raboter une nouvelle fois le bas de caisse de notre char d’assaut lors des passages de guets, mais ça, il ne faut pas le dire… La gravel road doit probablement être plus praticable en été, mais nous déconseillons de vous y aventurer avec un gros camping-car tout de même.

 
 
 

 

 

Il est déjà temps de faire demi-tour, il est 16h et le soleil disparait derrière les montagnes.

A noter, à Queenstown, il se sera éclipsé lors de la fin de notre déjeuner soit sur les coups de 14h30. Pour le coup, ça fait court la journée… Ouvrir un business dans la luminothérapie ici est une idée à garder en tête… Ou un magasin de lampadaires. On note. Sait-on jamais.

Notre recherche d’une dump station s’avère infructueuse, et nous nous voyons donc dans l’obligation d’attribuer un carton rouge pour la ville. Nous avions bien une DUMP : l’arrivée d’eau fuyait en pente, et l’eau gelait donc au fur et à mesure ; nous ne sommes pas passés loin de la correctionnelle avec le van sur ce coup. Vraiment pas adapté… Une note artistique de 7/10 tout de même pour le demi-tour en glissé-décalé.

Dernier arrêt ravitaillement obligatoire pour l’homme et la machine au pack’n save avant de nous éloigner de la ville pour dénicher un free camp sur le chemin de Wanaka.

12km de montagne (avec une pente largement en la défaveur de notre motorisation) dans la nuit noire et le verglas : pas rassurant mais nous arrivons sur un parking verglacé au bord d’une falaise et il n’y a personne. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous arrêter ici, et profitons en contrepartie d’un incroyable ciel étoilé et de la vue sur Queenstown illuminée au loin.

Forcément, nous ne sommes pas les seuls, et de nombreuses voitures s’arrêtent tout au long de la soirée et de la nuit pour admirer les spectacles des gazstaring. La nuit s’annonce fraiche, longue, et bruyante, mais que voulez-vous, on ne gagne pas à tous les coups au jeu du freecamp…

Carnet de voyage – lundi 4 juin 2018

Encore une nuit glaciale : aux grands maux les grands remèdes, rien de mieux que des pancakes au réveil pour nous réconforter. La vue au réveil valait les quelques angoisses de la route d’hier soir, et les quelques glissades du van sur le parking verglacé. Après avoir observés les gazbombing des étoiles hier soir, nous contemplons les monts enneigés des Remarkables entourant queenstown au loin. Le soleil arrive un peu tard mais il est bien présent et réchauffe rapidement notre maison sur roues.

Nous prenons la route de Wanaka, l’étape du jour. La route dans la vallée est superbe, les arbres encore pris dans le givre nous offrent un panel de couleurs incroyable.

 

Malheureusement peu avant notre arrivée dans la vallée d’épais nuages font leur apparition. Le soleil disparaît instantanément et, ce n’est pas sans dire, notre bonne humeur également.

 

Nous arrivons sur Wanaka et prenons la « célèbre » photo de son arbre mort au milieu du lac. Pour Bastien, cela reste surprenant que ce bout de bois soit aussi prisé, quand on voit la richesse de ce qui l’entoure… M’enfin, c’est ainsi.

La randonnée du Roys Peak est complément abandonnée, non sans avoir longuement hésités et discutaillés. C’est une superbe randonnée par temps clair, mais partir pour 6h de marches pour être dans, puis au-dessus des nuages, bof.

Nous poussons donc plus loin vers une seconde randonnée plus rapide et moins raide, la rocky Hill et le Diamond lake. Les nuages sont toujours là mais, faute de mieux, nous attaquons la marche. Rapidement le talon de Bastien le fait souffrir, lié à une blessure sur une précédente marche.

Nous écourtons la ballade et rentrons : l’heure est grave il faut prendre une décision. La suite du programme ? Eventuellement une randonnée de 3h pour voir le glacier Rob Roy a 30km de là ou nous sommes. Au loin on ne voit rien d’autre que des nuages. La randonnée est réputée superbe mais le chemin d’accès difficile avec le passage de 9 cours d’eau. Ajoutez à cela le problème de pied de monsieur et l’idée passe elle aussi à la trappe. La journée est donc de ce fait théoriquement terminée… Sauf qu’il n’est pas encore midi, et que nous sommes donc déjà en route pour l’étape du lendemain, en avance sur le planning.

 

Direction les deux glaciers les plus célèbres de Nouvelle Zélande !

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

Une pensée sur “De la remarkable Queenston à la mystérieuse Wanaka

  • 22 août 2018 à 17 h 04 min
    Permalink

    Hello,
    À propos se sensation forte , ma fille aînée a testé 25 ans après son père un saut à l élastique du pont de l artuby dans les gorges du Herron 180 m. Elle est d’une paleur extrême depuis. Je vous envie vraiment et même si la dernière journée à été écourtée pour le p’tit bobo de Bastien, les croques monsieur vous redonnent des forces !
    Bonne route
    James

    Répondre

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :