De Huancavelica à Huacachina : La route aux 7 miroirs

Carnet de voyage – Samedi 6 octobre 2018

Nous nous rendons pour 9h sur la place du village de Huancavelica, où se trouvent les fameux « collectivos ».

Une femme nous aborde rapidement et nos sacs sont aussi vite bazardés dans le coffre d’une voiture garée à proximité. Mais le chauffeur nous interpelle, nous demandant pourquoi nous prenons une voiture et non le bus.

Après lui avoir expliqué que nous souhaitions emprunter la route des lacs, ce dernier nous indique que les collectivos n’y passent pas, car cela représente un important détour, et accessoirement n’est pas sans danger.

Heureusement, nous ne sommes pas encore partis, et aidé des autres locaux qui souhaitent également se rendre à destination nous réussissons à récupérer les sacs. Un second chauffeur, resté jusqu’ici en embuscade, en profite pour nous indiquer que lui passe bien par cette fameuse route et par Santa Ines. Alors que nous tentons de clarifier son trajet (et de négocier son prix), notre 1er chauffeur semble l’avoir mauvaise et s’en mêle : il nous malmène tous les trois, ayant l’impression que son homologue vient de lui voler des clients. Après 10 bonnes minutes de discussions houleuses, nous finissons  par sauter dans le véhicule de notre nouveau conducteur, sous les grognements des autres chauffeurs et de la « rabatteuse ». Plus spacieux, nous avons la banquette arrière pour nous : encore une fois, malgré la barrière de la langue nous aurons réussi à trouver une solution grâce à l’aide et à la compréhension des locaux. Ca y’est, c’est parti pour 6 à 7h de route.

 

Dès la sortie du village nous savons que nous avons pris la bonne décision. Les paysages sont encore plus incroyables que ce à quoi nous nous attendions. Nous avons de la chance, le soleil est bien là et fait ressortir les incroyables couleurs des montagnes environnantes.

  
 
 
 
 
  
 
 

Nous croisons également nos premiers lamas et alpagas, présents par centaines à cette altitude. Le coup de cœur est immense pour cette région et nous passons notre temps à regarder dehors sans voir le temps défiler.

 
 

 

 
   

 

     

 

 

Notre chauffeur nous proposera même un arrêt au lac Choclococha que nous refuserons poliment par respect des autres passagers, mais notre vitesse lente (et heureusement, cette route s’avère être une piste) nous permet de faire le plein de photos et de souvenirs sans sortir de la voiture.

 

Lors des 2 dernières heures nous changeons complètement de décors. Les plaines d’altitude font place à la roche. Nous longeons un ravin de plusieurs centaines de mètres de hauteur pendant 2 bonnes heures. Le passager à l’avant, un local qui vient ici pour la première fois, n’est pas rassuré du tout, ce qui amuse notre chauffeur pourtant assez prudent. Prudent ici, c’est ralentir légèrement avant les virages, tout en gardant un rythme constant digne d’un rallye. A certains endroits, notre pilote indique à son passager les derniers accidents… Des croix parsèment les abords de la falaise à intervalles très régulières.

 



 

Et puis après avoir passé un col à plus de 4000m quelques heures auparavant, nous redescendons finalement au niveau de la mer et les montagnes se transforment en dunes de sable.

Nous sommes unanimes, nous venons de faire la plus belle route de notre tour du monde. Seuls, au milieu d’une faune et d’une flore incroyable, ce trajet se mérite, mais restera graver très longtemps.

Déposés à la gare de pisco, il ne nous faudra que 5mn pour monter dans un bus direction Ica, à moins d’une heure de route asphaltée.

A bientôt.

Aurore & Bastien

 

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

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