Danser la salsa à Cali

Carnet de voyage – vendredi 21 au dimanche 23 septembre 2018

 

Cali. Cette ville nous a longtemps posé question, et nous hésitions vraiment à y faire une halte sur notre parcours. Peu attrayante selon les récits de voyageurs, voir mal famée, le seul intérêt de Cali réside bien dans son sens de la fête, et plus particulièrement de la salsa ! La danse, pas la sauce.

Il est vrai que depuis 9mois, nous ne sommes pas beaucoup sorti, et notre nouveau rythme de vie ressemble plus à celui d’un écolier que d’un étudiant : nous commençons tôt, souvent avant que le soleil se lève, et terminons donc nos journées lorsqu’il se couche. Autant vous dire que le retour va être rock’n roll pour Aurore qui travaille très régulièrement de nuit à l’hosto. Mais cette étape à Cali, c’est l’occasion de casser un peu notre rythme, et il faut dire que sans cette halte, nous devions poursuivre plus au sud et donc passer de nouveau 9h dans des transports… Et ça, on commence à saturer.

C’est donc décidé, nous passerons 2 nuits à Cali. Aurore réserve un bel hôtel, très bien noté, avec piscine et petit déjeuner. À notre arrivée première « mauvaise » surprise, l’hôtel nous annonce organiser une soirée ce soir jusqu’à 3h du matin. Point positif, nous n’aurons pas à aller bien loin pour profiter de l’ambiance nocturne de la ville.

On part faire quelques courses pour le diner et rencontrons à notre retour Marine et Enzo, cachés sous le pseudonyme « francais_fauchés » sur instagram. La connexion a été immédiate avec ces 2 palois, on ne s’est plus quitté.

Concernant la soirée de notre hôtel, ce n’est pas véritablement ce que nous attendions : il s’agit tout simplement d’une boite de nuit au CŒUR de l’hôtel. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, les chambres n’ont absolument pas été isolées, et ne sont donc pas pourvues de fenêtres. Autant vous dire que non, nous ne dormirons pas cette nuit-là…  Creuvés tous les 4, on se décide à sortir le lendemain dans un bar a salsa réputé mais ce soir on subit tous les 4.

 

Au petit déjeuner le lendemain, le français râleur en nous est de sortie. Un autre couple de français apparaît, et comme le monde est petit, Martin est originaire de Mont de Marsan… Le plan de guerre est établit à 6. On part râler. Marine et Bastien en première ligne se feront mal recevoir (du véritable foutage de  hum, qui aurait mérité une correction !) mais la deuxième vague composée d’Enzo et d’Aurore passant par le patron directement réussiront à obtenir un remboursement d’une partie des nuits.

Oui, parce que ce qu’on ne vous a pas dit, c’est qu’au réveil, on a appris que ce n’était pas seulement le vendredi comme annoncé à l’arrivée mais également le samedi. 

Bien entendu la gestion de l’hôtel ne comprend pas que nous soyons mécontents puisque Cali est connu pour être la ville qui ne dort jamais mais malheureusement pour eux leur Bar-discothèque ne propose pas de salsa, uniquement de la pop et de la techno de mauvais goût.

 
 

La journée passe autour de la piscine et de deux repas partagés tous les 4. À 19h c’est l’heure de l’apéro et à 20h30 nous partons pour le Topa Tolendra. Dès les portes (et la fouille +++ pour messieurs) passées nous savons que nous allons passer une bonne soirée. Quelques couples dansent et nous en mettent plein la vue. Nous sommes venus sans téléphone et avec peu d’argent sur nous, les propriétaires de l’hôtel nous ont bien prévenus que les environs n’étaient pas vraiment « sécu » à la nuit tombée, nous n’avons donc malheureusement pas de photos à vous montrer, mais vous n’aurez pas de mal à voir à quoi une soirée à cali ressemble sur Youtube.  

2 françaises rencontrées à Salento nous rejoignent également et notre groupe de 6 européens ne passe pas longtemps inaperçu. Chaque fille se fait inviter par des colombiens pour apprendre quelques pas de salsas. Les invitations sont toujours faites avec beaucoup de respect, et l’ambiance est très « saine » : on vient ici pour danser et partager un moment, c’est tout. Même les garçons s’y mettent un peu et admirent le déhancher de leurs homonymes colombiens. Certains danseurs sont vraiment bons et donnent envie d’apprendre la salsa et de danser comme eux. La musique est par ailleurs vraiment extraordinaire, nous serions incapables de retrouver de tels groupes ici. Vous l’aurez compris on a passé l’une de nos meilleures soirées. À minuit le club est plein et les couples tellement collés les uns aux autres que danser devient moins agréable et nos yeux ne savent plus trop où se poser. Tous les âges se mélangent, toutes les origines, ça en devient un sacré bazard. On décide de rentrer, prenant un taxi pour seulement 500m mais indispensable selon les employés de notre hôtel une fois de plus.

 

À notre retour la fête bat toujours son plein à l’hôtel mais la fatigue aidant nous réussissons à nous endormir, à grand renfort de boules quies, de camouflages de portes et de fenêtres avec nos vétements et serviettes, et de bière.

Cette soirée et la rencontre de Marine et Enzo aura rendu notre séjour à Cali inoubliable mais sans eux cela aurait pu tourner au cauchemar et s’abréger dès le samedi matin.

Si vous aimez la danse et que vous n’avez pas eu l’occasion de fréquenter un club dans une autre ville, oui, l’expérience est très sympa, sans quoi, passez votre chemin, c’est bien le seul intérêt de cette ville, et les inconvénients sont nombreux (sécurité, cout de la vie, transports…)

A bientôt

Aurore & Bastien

Zozo & Marin, les Français fauchés palois

Infos voyageurs:

  • Mango Tree Hostel 15€ la nuit. Un très bel hôtel à fuir les vendredi et samedi soir.
  • Bus Salento – Armenia 1,25€ par personne
  • Bus Armenia – Cali 4,50€ par personne
  • Taxi Cali centre ~2€

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

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