Da Lat, la surprenante & Nha Trang, la décevante

DA LAT

 

Carnet de voyage – Samedi 7 avril 2018

Ce sont 4h de bus particulièrement chaotiques qui nous permettent d’arriver dans la ville de Dalat. Situé à 1500m d’altitude, le changement de décor est radical ! Il fait bon, voir frais, un vrai bonheur pour nous (oui, c’est moche de vous dire ça, mais nous en étions arrivés à vouloir avoir froid !). L’architecture des immeubles nous interpelle dès notre arrivée : nous ne sommes plus du tout en Asie mais bien dans une ville européenne. Entre Chalets Suisses, immeubles de style haussmannien ou britanniques, et un lac en plein cœur de ville, niché entre les montagnes : dites, nous ne serions pas dans une station alpine à tout hasard ? Indiquez-nous le tir fesse.

Nous apprenons en descendant du bus que Da Lat est surnommé le « petit » paris ». Qu’on se le dise, il n’y a ici de Paris qu’une antenne radio en forme de tour Eiffel… Mais l’ambiance y est différente de ce que nous avons découverts jusqu’ici, c’est certain. Ancien lieu de villégiature français, Da Lat vit aujourd’hui pleinement du tourisme et les prix s’en ressentent.

 
 
 

Après une petite demie heure de recherche, nous trouvons dans le quartier des « backpackers » une chambre dans notre budget mais en sous-sol ; en contrepartie nous profitons d’un mini salon avec frigo et télévision. Coup de chance, nous sommes en plein centre-ville (la ville s’étend sur plusieurs kilomètres) et une fois les sacs posés, nous pouvons rapidement partir explorer les lieux.

Un impressionnant marché central se situe à 2 pas de notre logement. Très coloré, la section fruits frais et sec-confit rassasie nos envies de sucres.

 

Pour nous nourrir, nous nous dirigeons vers le 1e étage au-dessus des étals de fruits et légumes pour manger notre premier Bo Bun Hué. Verdict ? Infâme. Rien à voir avec nos braves « Bo Bun » de chez nous. Le seul intérêt du plat résidait dans les quelques nouilles dissimulées sous l’énorme tranche de foie qui trônait fièrement dans ce bol, mais baignaient dans une sauce brunâtre indéfinissable. Nous l’avons, notre premier véritable échec gustatif du voyage ! Ce n’est pas faute d’avoir cherchés avant pourtant…

Après cette hérésie culinaire pour nos papilles de blancs-becs, nous partons pour un grand tour de la ville, histoire de faire passer tout ceci. Grand tour, non pas que nous soyons dans une forme olympique, mais simplement que les différents centres d’intérêt de la ville sont éparpillés sur plusieurs kilomètres.

Nous souhaitions voir la gare « art-deco », un vestige colonial dont tous les guides papier vantent l’incroyable beauté. Et beh les guides papier, peut-être, mais nous, nous cherchons encore ! A l’intérieur, (c’est-à-dire une fois que vous avez payés l’entrée…) 2 anciennes locomotives sont à quai, l’une transformé en magasin – café et l’autre disponible pour les photos clichées. Comme dans beaucoup d’endroits, les photographes de mariage sont nombreux à s’approprier l’espace !

 

 

De retour sur nos pas, nous nous arrêtons pour une pause bananes fris dans la rue : un régal ! A accompagné d’un café sua da (un café glacé au lait concentré), notre nouveau carburant quotidien. Le parvis qui surplombe le lac attire l’œil par ses 2 ovnis architecturaux qui ne sont tout simplement qu’un café et l’entrée d’un supermarché. L’endroit est tout trouvé pour observer la vie locale autour du lac.

 
 
 

Nous nous dirigeons ensuite vers la cathédrale, d’un rose pâle inhabituel. Fermée pour nous, vous pouvez tout de même profiter d’une jolie vue sur les quartiers en contre-bas derrière l’édifice.

 
 

Pour finir, et ce après moultes discussions, nous nous remettons en marche pour la « crazy house ». Cette maison à mi-chemin entre les œuvres barcelonaises de Guel et le monde féérique de Disney nous invite à parcourir ses escaliers sans fin qui permettent de se promener à travers 8 « maisons » toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Le début de la construction date de 1990, l’artiste souhaitait remettre la nature au centre du monde urbain. Aujourd’hui les travaux continuent et la construction devrait devenir un vrai parc à part entière d’ici peu. Le prix le montre, puisque l’entrée a doublé en 2ans… Malgré le coût, nous ne regrettons pas cet arrêt atypique, depuis lequel vous aurez aussi une jolie vue sur Da Lat.

 

 
 
 
 

Heureux mais fatigués, comme après nombre de nos journées découvertes, nous terminons notre découverte de la ville de Da Lat. La température, qui avait bien grimpée au fil de la journée, chute brutalement après 17h et nous ressortons pantalon épais, pull et polaire pour sortir diner. Un vrai bonheur… Autour de nous des vendeurs de bonnet, doudounes et de lait de soja chaud. Aucun doute nous sommes bien en altitude, très loin des chaleurs de la côte !

Il nous faudra 1h pour trouver de quoi satisfaire nos estomacs et notre porte-monnaie. Les restaurants de Da Lat sont « hors de prix » (entendez par rapport au cout de la vie ici et au reste du pays) et les cantines locales que nous aimons fréquentés très rares. Nous trouvons finalement un compromis proche de chez nous, pour un repas moyen à un prix moyen. Que voulez-vous, on ne gagne pas à tous les coups…

 

Carnet de voyage – Dimanche 8 avril 2018

A Dalat, il n’y a pas que la ville qui est jolie. Il y a surtout ses environs ! Du coup, devinez quoi… SCOOTER DAY ! Bastien retrouve le semi-bonheur de conduire une semi-automatique en montagne, c’est parti pour quelques kilomètres de bitume !

Qui dit réveil matinal, dit petit déjeuner. C’est donc vers le lac de machintruc (juste à côté) que nous attaquons notre journée. Après avoir visiter le site bouddhique de trucchose (juste à côté du lac à côté) et ses jardins (aussi à côté), nous nous posons dans un restaurant au bord du lac pour notre café quotidien… Une jolie vue, et la terrasse pour nous seuls : le 2 roues permet vraiment de belles découvertes !

  Pagode Truc Lam

 

 Lac Tuyem Lam

Maps.me, qui s’avère être de plus en plus joueur, nous indique un belvédère en hauteur sur l’autre rive : histoire de rajouter des kilomètres au compteur et d’aller nous faire un avis sur ce petit point sur une carte, nous partons gaiement à la conquête des virages qui y mènent théoriquement. Nous finirons bien entendu par faire demi-tour, l’accès étant barré par une imposante grille impossible à contourner, à moins de 3 kilomètres de l’arrivée.

Cette étape de montagne étant annulée par les organisateurs de la course (dommage nous n’étions pas loin du maillot blanc à pois rouges), nous poursuivons pour la seconde manche, trouvée au hasard d’un blog :  le temple de Linh Phuoc, à l’Est de Da Lat. Ce temple très atypique est recouvert de mosaïques, et ouvert à tous. Caché en pleine ville, c’est un vrai coup de cœur pour nous, malgré le nombre de personnes de passage ici.

   

Des artistes sculpteurs de bois œuvrent autour de l’édifice, et le sous-sol du magasin nous réserve une surprise digne d’un train fantôme : des dizaines de scènes des enfers, de tortures, de décapitation se succèdent dans l’obscurité d’un dédale sous terrain. Le retour au rez-de-chaussée nous laisse perplexe ; nous imaginons que c’est la représentation de ce qui t’arrive quand tu ne partages pas tes Oréo avec les copains dans cette religion…

 

Les différents étages de la pagode sont bien moins glauques, et les superbes mosaïques et sculptures sont innombrables. L’endroit vaut vraiment le détour ! De plus, vous pourrez conclure la visite comme nous, par la dégustation d’une « pizza » locale, cuisinée directement sur le trottoir, sur une simple grille de barbecue.

Nous partagerons notre repas composé de cette étrange galette composée de crevettes séchés, herbes et œufs brouillés (absolument rien à voir avec une pizza, nous sommes d’accord), de patates douces et d’œufs durs avec les locaux, sur un coin de tabouret en plastique au ras du sol. Pour moins d’1€ chacun, même si ce n’était vraiment pas un festin, nous sommes calés et nous garderons ce moment en mémoire ! C’est le plus important non ? Par contre, il va falloir qu’ils renomment leur machin aux fruits de mer différemment ; c’est injuste pour les Italiens.

Pour la suite, nous décidons de passer par le nord de la ville. Un nouvel échec cuisant au compteur, nous ne trouverons jamais le fameux « Lat Village » pour boire un café. Notre fidèle destrier nous mènera devant l’entrée du mont Lang Biang, depuis lequel une randonnée de 4h aller-retour est possible. Nous passerons notre tour cette fois-ci, les avis sur cette grimpée n’étant pas vraiment élogieux. Malgré tout, traverser la ville nous permet de découvrir toutes les différentes architectures de la ville, un melting-pot improbable, le tout entouré de centaines de serres. L’agriculture occupe une place très importante dans cette région : fraises, café, fleurs, herbes… Ici, tout semble se cultiver, et à grande échelle.

 

30km nous éloignent de notre dernière cible de la journée, la cascade des éléphants. L’occasion de nous arrêter pour un énième café, tout en surplombant les champs de café alentours.

 

Petite note, la spécialité ici est le « weasel coffee » (autrement dit, le « café civette »). Vous vous souvenez de ce qui a traversé notre plafond en pleine nuit au Sri Lanka ? Et bien ici, ces bestioles mangent le café, puis des petites mains s’occupent de récupérer les graines non digérées dans les excréments, pour les transformer en votre breuvage du matin. Il paraitrait que les sucs digestifs de l’animal accordent au café un gout incomparable, ce qui en fait l’un des cafés les plus chers au monde. TOUT EST NORMAL AU VIETNAM on vous a dit. Dire que nous, nous avions chassé l’animal sauvage à coup de balai, au lieu d’attendre qu’il nous prépare le petit déjeuner… Revenons à nos moutons , la cascade de l’éléphant.

Le temple, tout proche de la cascade éléphantesque, vaut également le détour. Son bouddha rieur est atypique, et trône au milieu d’un très beau jardin.

Le retour se fait par une superbe route au milieu des rizières et champs, avec vue sur les montagnes au coucher de soleil. Arrivée en ville, le ballet des scooters reste impressionnant même dans une ville de taille moyenne.

Nous ne pouvons que recommander de louer un scooter ici, et de partir découvrir les environs. Les routes sont superbes lorsque l’on accepte de s’éloigne de quelques kilomètres, et rejoindre les différents points d’intérêts autour du centre-ville permet de faire une jolie boucle sur la journée. Si vous ne vous sentez pas de prendre la route (il faut avouer que la conduite à la vietnamienne, c’est quelque chose de particulier), les « Easy Riders » se tiennent à votre disposition.

Ce sont des motards qui proposent de vous porter sur la journée, voir sur plusieurs jours, pour découvrir les environs. Attention, il existe de faux easy-riders : les « vrais » sont reconnaissables à leurs gilets. Très sympathiques, ils devraient vous mettre à l’aise pour passer une belle journée ! Compter 25$ pour une journée complète. Bastien attend toujours son virement, sans succès…  

Nous finissons cette belle journée par un passage dans notre cantine-restaurant (toute proche de notre hôtel), puis par boire un lait de soja pour Bastien, lait de cacahuète pour Aurore accompagnés de quelques viennoiseries. C’est une pratique qui se fait beaucoup dans cette ville, et vous trouverez ces stands dans les petites rues adjacentes aux gros axes ; demandez à votre guest-house de vous en indiquer un ! Le combo parfait lorsque la température n’atteint plus que 10-15 degrés en début de soirée.

 

Infos voyageurs :

  • Ken’s House backpacker, 200.000VND la nuit. Chambre double, lit confortable, toute équipée et spacieuse. Personnel au top, un vrai coup de cœur pour cette équipe dynamique et tellement généreuse.
  • Location scooter chez Ken’s house 100.000VND la journée
  • Entrée de la gare 5.000VND/personne
  • Entrée de la crazy house 50.000VND/personne
  • Cascade de l’éléphant 20.000VND/personne + 5.000VND parking

 

 

NHA TRANG

 Carnet de voyage – Lundi 9 avril 2018

Difficile de quitter le staff du Ken’s house. Si vous passez à Dalat, vous pouvez vous y rendre les yeux fermés, ce sont des amours. Notre bus étant en retard, la gérante nous offre thé et biscuits pour patienter, et puis pour éviter une petite fringale en route, d’autres biscuits à emporter… Malheureusement le bus ne sera pas si en retard que cela, et nous devrons écourter notre discussion avec les jeunes qui s’occupent de l’accueil. Un chauffeur mal luné, aussi aimable qu’une porte de prison, s’occupe de prendre le relais. Plus de conversation possible, le type semble s’être levé du mauvais pied, et ce pendant quelques milliers de matinées d’affilées…

Il nous faudra compter 4h de routes de montagnes pour rejoindre la vallée et la ville de Nha Trang. Les guides et les locaux nous ont prévenu : Nha trang est superficiel, creuse, sans âme, entièrement tournée vers le tourisme Russe (et exclusivement Russe) et en travaux permanents pour de nouveaux buildings. Avec ça, nous pensions pourtant être prêts…

Le choc a été tel qu’il nous a fallu quelques minutes pour réaliser l’ampleur des dégâts infligés à cette superbe côte. Notre intérêt pour Nha Trang se limitait à la plongée sous-marine, réputée proposer le meilleur spot de plongée, avec l’île de Phu coc au Sud. Les prix sont attractifs, et l’envie de Bastien de passer ses niveaux avant les Philippines se fait de plus en plus présent. Mais s’imaginer se poser 4 jours ici nous fait l’effet d’une douche froide dès nos premiers pas.

Nous faisons 2 écoles de plongées, sacs sur le dos avant de bloquer un logement, pour des renseignements sur les conditions actuelles. Les 2 sont unanimes, les conditions sont loin d’être idéales. Une tempête est passée il y a 2 jours, et la visibilité se retrouve donc réduite à 5 mètres. C’est une déception, mais si Bastien s’est toujours empêché de plonger dans des conditions moyennes en France, ce n’est pas pour plonger dans des conditions dégradées ici, à quelques semaines de quelques-uns des plus beaux spots au monde… Nous prenons donc rapidement la décision de ne rester qu’une nuit (faute de ne pouvoir repartir directement, nous devons bien l’avouer) et de continuer notre route en sleeping bus dès le lendemain soir.

Trouver un hôtel dans nos prix s’avère plus difficile qu’ailleurs, de par la nature du tourisme qui se développe ici. Agoda nous aidera bien une fois de plus, et nous réussissons à avoir une très belle chambre au quart de son prix, de quoi nous réconforter quelque peu. Faute de profiter de la ville, au moins, nous passerons une bonne nuit, au frais, et sur un vrai matelas !

Notre après midi se partagera entre promenade nuageuse le long de la plage et repos à l’hôtel. Difficile d’adhérer à cette ville pour nous deux. Nous préférons nous reposer, et ne pas nous forcer à nous lancer dans une excursion que nous sentons déjà vouée à l’échec.

Le night-market n’a plus grand-chose d’asiatique, mais il aura pour mérite de proposer des restaurants à des prix corrects, ce qui n’est pas le cas de nombreuses tables du reste de la ville.

Carnet de voyage – mardi 10 avril 2018

Le beau temps est de retour ! La journée nuageuse de la veille ne nous avait vraiment pas donné une belle image de cette côte, soi-disant la plus belle du pays, qu’en est il avec un peu plus de lumière ?

Nous devons bien avouer que la plage est jolie, avec sa vue sur les îles alentours. Mais l’omniprésence des buildings, et des aménagements permettant l’afflux conséquent de touristes ne nous plait absolument pas.

   

Nous passons la journée à errer autour de la plage après avoir déposé nos backpacks à l’agence depuis laquelle nous prenons notre sleeping bus le soir. Une journée de repos, au calme, à lire au bord de l’eau au milieu des crabes. Bon, ce n’est pas si mal, on le reconnait, mais nous sommes devenus des voyageurs exigeants ces derniers temps…

Infos voyageurs :

  • Hien Mai Hôtel 200.000VND la nuit, chambre double très bien. Propre et toute équipée.

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

Une pensée sur “Da Lat, la surprenante & Nha Trang, la décevante

  • 5 mai 2018 à 17 h 28 min
    Permalink

    Merci pour ce partage de vos aventures.
    Bonne route à vous
    James

    Répondre

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :