Aller et Retour dans l’Arthur Pass

Carnet de voyage – mercredi 6 juin

Le réveil le moins joli depuis le début de notre roadtrip mais ce parking de café ouvert aux campervan selfcontained nous a évité de dépenser des dollars inutilement.

Cette nuit, le conflit à fait rage. Un nouveau piège 3.0 a été élaboré par Bastien, à base de seau, de ficelle, d’éponge, de camouflage militaire, d’ogives nucléaires et de poulie. Il n’en fallait pas moins pour piéger Mickeinstein.

C’EST UNE VICTOIRE (*applaudissements*) : l’audace de l’animal aura fini par le perdre.

Parce que Bastien est beau joueur, ami des animaux, et quelque peu admiratif de l’intelligence de cette saloperie, il a relâché l’animal en pleine nuit devant les cuisines d’un restaurant à quelques centaines de mètres. Bon courage les gars, nous, on a donné !

Les nuages ne nous aident pas à nous décider à lever le camp. Ce n’est que lorsqu’ils disparaissent à 9h30 que nous nous décidons à prendre la route.

Aujourd’hui nous nous attaquons à la fameuse route de l’Arthur Pass. Une route panoramique puissance dix mille que tout le monde recommande, mais qui nous fait faire un sacré détour puisqu’elle traverse l’île du Sud pour ensuite revenir sur nos pas. Il est possible de faire une boucle pour revenir sur la côte Ouest par le Lewis Pass un peu plus au Nord, ce qui était notre première idée, mais nous préférons faire un aller/retour et dormir au milieu pour en profiter pleinement.

Dès que nous prenons la route, un panneau nous préviens de la nécessité de mettre des chaînes à quelques 60km de là. La motivation en prend un coup, puisque l’agence Jucy avait estimé que ce n’était pour nous pas nécessaire lors de la prise en charge du véhicule. Nous avions retrouvé la chaleur et le soleil, et nous retournons dans les nuages, la neige et le verglas ? IMPECCABLE !

Comme la route semble impraticable sans équipement et que nous n’avons justement pas le nécessaire, nous décidons donc de nous lancer. Au culot, qui sait… Dans le pire des cas, il nous suffira de faire demi-tour lorsque les choses se corseront réellement. Dans tous les cas on aura vu un Kéa.

 

Les premiers kilomètres ne sont pas fantastiques, certes. Un ranger sur la route nous indique que la montée est faisable, mais de faire attention au « black ice », et au gravier parsemé par les engins en charge d’ouvrir la voie. C’est ensuite que la route commence à sérieusement grimper, et que nous prenons la claque prévue. Nous découvrons la vallée de l’Arthur Pass au milieu de dizaines de monts enneigés. Le tableau qui se révèle devant nos roues nous laisse sans voix une bonne partie de la journée. 

Nous dépassons un étrange village dont le principal centre d’intérêt semble être des statues de film, plus ou moins reconnaissables. 

 
 

Nous poursuivons notre route, parsemée de « C’EST BEAU HEIN, HEIN ? QU’EST-CE QUE C’EST BEAU ! ».

 
Au coeur de l’Arthur Pass se situe l’Arthur Pass Village et son très beau centre d’informations, que nous ne pouvons que vous conseiller. Toutes les randonnées et balades de la région y sont expliquées et détaillées, mais surtout, cela permet de savoir si elles sont ou non ouvertes.

Une moyenne de 10 personnes par jour sont recherchés ici et on comprend pourquoi après avoir traversé la Pass. Les possibilités de randonnées hors des sentiers sont infinies, et le terrain de jeu tout simplement impressionnant.

Profitant du soleil nous faisons une pause bataille de boule de neige et photos. De vrais gamins que voulez-vous…

 
 
 
 
Nous nous arrêtons pour une pause déjeuner au niveau du lac Pearson.

 

Nous découvrons la très curieuse « cavestream », mais ne pouvons malheureusement y accéder. Cette balade de 500m dans une grotte permet de se prendre pour un spéléologue le temps d’une journée, mais malheureusement pour nous le niveau de l’eau (et sa température…) ne permet pas d’en profiter. Dommage, ce doit être vraiment exceptionnel !

Si vous passez par ici en été surtout arrêtez-vous, aucun guide n’est nécessaire !

 

Arrivés au village de Springfield qui marque la fin de l’Arthur Pass sans avoir vu Homer malheureusement, mais bien son donut géant, il est temps pour nous de faire demi-tour et de nous lancer une seconde fois sur cette route magique.

Deux fois plus de « C’EST BEAU HEIN ! » !

Nous trouvons tout deux que l’arrivée par ce côté est bien plus impressionnante.

 
 

Nous nous arrêtons marcher autour des étranges rochers du Kura Tawhiti Acess Track, également nommé Castle Hill.

Pas de chemin prédéfini, à vous de vous amuser entre les cailloux. Il ne nous manque plus que la luge mais le décor à quelque chose de spectaculaire ici, et une nouvelle fois, nous sommes seuls à en profiter.

 

 

La dernière étape de notre journée comme toujours est de trouver un free camp. Il en existe 3 ici et nous en prenons un au hasard indiqué à 3km de la route principale, au coeur des montagnes. Nous sommes seuls et la nuit tombe déjà à 17h. Les températures ne vont pas être bien élevés alors ce soir ce sera de nouveau duvet et double couette pour bien dormir. Peu importe, tant que nous ne découvrons pas de nouvel animal de compagnie dans nos soutes…

Carnet de voyage – jeudi 7 juin 2018

Être réveillé par le bruit de la neige qui tombe et admirer par la fenêtre du van le paysage blanchi de la veille. Voilà une des raisons pour lesquelles nous nous sommes lancés dans cette aventure : pour ce genre de moments magiques. Et voilà pourquoi ce matin c’est un réveil tranquille, sans montre ni stress. On décide de se faire cette fois-ci une petite journée, et d’atteindre si possible la ville de Punaikaki a « seulement » 160km pour y dormir.

Mais avant ça on réalise que nous ne reverrons plus la neige avant l’Argentine dans 6 mois alors on profite.

 

On joue un peu, on écoute nos propres pas dans la poudreuse et on fait une dernière balade au niveau du village Arthur Pass, la Devil’s Punchbowl Track (enfin une partie seulement car elle est fermée à la moitié).

 

Pas de signe des fameux kiwis qui peuplent ces forêts, mais nous avons déjà croisés le fameux KEA dans le coin : le seul perroquet des montagnes, absolument pas farouche, et particulièrement intelligent. Si vous vous rendez dans ce coin, vous tomberez obligatoirement sur ces oiseaux farceurs.

Grâce au super boulot des déneigeuses, le van n’est quasiment pas mis en défaut, et nous pouvons poursuivre notre route sans trop de difficulté, ni trop de glissades.

 

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

Une pensée sur “Aller et Retour dans l’Arthur Pass

  • 31 août 2018 à 19 h 31 min
    Permalink

    Hello ! 

     Bastien a eu le dessus sur cette foutue  souris et du coup elle est devenue ratatouille dans le restaurant de nouvelles Zélande . À propos d’animaux lorsque l’on voit la photo du kea on distingue également la route verglacee qui ressemble à un vrai miroir. On a l’impression que vous êtes seul au monde avec des panoramas plus beaux les uns que les autres.

    Je vous envie 

    Bonne route 

    James

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