Les 4.000 îles

DON KHONE

Carnet de voyage – vendredi 16 mars 2018

Départ pour… (roulement de tambour) : LES 4000 ILES ! Oui, bon, niveau suspens, c’était dans le titre, on sait.

Le Laos n’ayant aucun accès à la mer, ses îles sur le Mékong sont réputées paisibles et semblent parfaites pour nous remettre de ces 8 jours de moto !

Le trajet se fait cette fois-ci avec une agence, le prix affiché étant le même que celui du bus local. Lorsqu’un van avec air climatisé arrive à 8h devant notre guest-house nous sommes aux anges ! Enfin un trajet VIP de luxe. 300 mètres plus loin, nous descendons du minivan. Pour remonter dans un vieux bus qui tombe en morceaux, comme une grosse partie de la flotte des transports en communs ici. Dommage, on y a presque cru cette fois-ci ! Ils sont farceurs. 2h de bus, puis 20mn de bateau nous permettent d’accoster sur l’île de Don Khone, dont la partie Sud borde la frontière cambodgienne (l’étape suivante du périple).

   

Il est à peine 11h30, la course à la guest house est lancée. Nos concurrents directs, plusieurs couples de backpackers, ont les mêmes attentes que nous. Grâce à notre entrainement et à notre discipline quasi-militaire, nous réussissons à l’avoir notre chambre avec terrasse et vue sur le Mékong pour 8€.  C’est parti pour 3 jours particulièrement intensifs de… rien du tout ! *Danse du bonheur*

Coucou c’est nous !

La chaleur est écrasante entre 11h et 16h, et il ne nous faut pas plus d’excuse pour décider que nous ne faisons rien pour le reste de la journée. Notre terrasse nous offre une vue directe sur le coucher du soleil, dont on vous laisse apprécier les couleurs. C’est confirmé, ce coin va nous plaire.

Carnet de voyage – samedi 17 mars 2018

Réveillés par les premiers rayons du soleil filtrés par les rideaux de notre bungalow, le bruit des bateaux et le chant des oiseaux. Oui, c’est moche de vous raconter ça, nous savons qu’en ce moment même, niveau météo, ce n’est pas la joie en France. Conscients que la chaleur écrasante arrive bien vite ici, nous prenons le chemin des cascades de Li-phi, situées à 2km à l’est de l’île, aux environs de 9h.

Elles ne sont pas données, ces chutes-là : 35.000LKR par personne pour entrer dans une réserve naturelle où se situe les cascades, ainsi que 2 restaurants et une plage. Mais le spectacle est au rendez-vous, des dizaines de rapides provenant des bras du Mékong tourbillonnent devant nos yeux dans un bleu clair hypnotisant, au milieu des roches grises.

 

 

La balade est agréable, nos amis locaux à cornes (nous parlons bien des buffles) sont déjà à l’eau pour se rafraichir : il est seulement 11h et le soleil cogne suffisamment pour nous mettre KO en un seul round.

 

Nous découvrons le 2e restaurant de la réserve, au calme ; composé d’une dizaine de « bungalows » à disposition (sans nécessité de consommer, c’est à souligner) et des hamacs avec vue sur la fin des cascades ainsi qu’une petite plage. Après une tentative infructueuse de baignade, saison sèche oblige le niveau de l’eau ne permet pas de se mettre à l’eau sans être dans le courant vif du Mékong, nous prenons place dans les hamacs et passons 2h là, à admirer le paysage et à profiter de l’instant. Le rythme Lao nous convient finalement plutôt bien… Et cette culture du hamac est en train de nous gagner !

 

A 13h30 ce sont nos estomacs qui nous supplient de rentrer, nous craquerons donc pour la carte du restaurant de Fred et Léa, une superbe adresse, un peu plus chère que la cuisine locale mais où les sandwichs sont succulents, et les shakes parfaitement bien exécutés. Forcément, Fred est français, alors nous l’attendions au tournant…

Wouhaaaaa

Nous passons la fin d’après midi à discuter avec nos voisins : Emily, Franck et leurs fils Martin et Robin sont partis depuis quelques semaines pour 7 mois de voyage en Asie et en Amérique du nord. Ils tiennent le sympathique blog « racontelemonde », et le courant passe bien, nous permettant d’échanger avec plaisir sur le Laos et le Cambodge, puisque nos chemins se croisent.

Mais nous allions oublier quelque chose de primordiale. Aujourd’hui c’est la Saint Patrick. 18h pour le coucher du soleil, Aurore et Franck partent chercher l’apéro et de quoi fêter cela même à l’autre bout du monde. C’est une question de respect pour nos amis irlandais, avant tout !

 

Carnet de voyage – dimanche 18 mars 2018

Malgré une nuit plus que difficile pour Aurore (les joies du voyage culinaire), ce matin, elle veut aller voir les dauphins. Alors on ne parle pas de Flipper, mais bien de ceux de l’Irrawady, une espèce en voie de disparition. Des dauphins du Mékong, il n’en resterait qu’une demi-douzaine, vivants entre Laos et Cambodge. Le chiffre exact est difficile à connaître puisque, chaque année, un individu est retrouvé mort sur le bord des îles. La pêche étant mise en cause, il est difficile de discuter du sujet avec les locaux, et nous ne trouverons pas plus d’informations niveau internet. Nous partons pour 8h à l’embarcadère le plus proche, à 3km de piste de notre hébergement. 

Il est 9h quand nous montons dans notre pirogue, de nouveau seuls, sans aucun touriste à l’horizon. Notre batelier navigue 20 minutes sur les eaux parfois tumultueuses du Mékong, au milieu d’un paysage magnifique et d’un calme absolu. Puis extinction du moteur et oreilles grandes ouvertes il ne nous faudra patienter que quelques minutes pour entendre le bruit si caractéristique de leur respiration à la surface.

 

 

Deux dauphins nous feront le plaisir de se montrer, à une cinquantaine de mètres de nous et de se rapprocher un peu plus par la suite. Nous les observons une vingtaine de minute, en silence, et profitons de chaque instant. Nous avions conscience de la chance que nous avons de rencontrer les derniers spécimens de cette superbe espèce. Pas de sauts ou de passage proche du bateau, nous les observons dans leur milieu naturel au loin sans les importunés et remercions notre guide pour ce beau moment sur la frontière Lao-Cambodgienne, et le respect dont il fait preuve pour ces animaux. Ces dauphins sont moins « démonstratifs » et joueurs que ceux que nous avons déjà rencontrés à d’autres endroits du globe ; ils sont lents, calmes, et leurs passages se font en douceurs, et toujours en binôme. Le retour est tout aussi beau et c’est ravi de l’expérience que nous quittons le petit village de pêcheur qui compte 3 familles vivant en partie de cette activité touristique. Une fois l’excitation du moment passé, il semble que la santé d’Aurore ne soit, in fine, pas au mieux. Nous rentrons et passons la journée au calme pour qu’elle reprenne des forces. Il est déjà temps pour nous de penser à la suite de notre aventure. Demain nous partons pour notre 4eme destination de ce tour du monde : le Cambodge.

 
 
Non, le chat n’est pas au menu (cette fois-ci)

  

 

Coucou la petite famille de racontelemonde !

 

Episode de LOST en cours de tournage

 

Infos voyageurs :

  • Bus + bateau pakse – Don Khone 65.000LKR/pers
  • Somphamit GH 80.000LKR/nuit, bungalow en bois, terrasse sur le mékong et face au coucher de soleil.
  • Cascades de Li-phi 35.000LKR/pers
  • Balade en pirogue sur le mékong à la rencontre des dauphins 90.000LKR pour 2.

 

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

Une pensée sur “Les 4.000 îles

  • 11 avril 2018 à 17 h 33 min
    Permalink

    Hello,

    Superbe coucher de soleil depuis la terrasse , que du bonheur.

    Le fait de pouvoir observer les derniers dauphins du mekong est assez émouvant et j’ai parfois honte sur les comportements de notre espèce humaine …

    Bonne route 

    James

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