129° Fahrenheit dans la Death Valley

Nous sommes déjà à 2 semaines de voyage aux USA, le temps file bien trop vite et nous attaquons notre dernière semaine à travers les parcs nationaux. Le prochain est célèbre dans le monde entier à cause de son nom, la (musique de film d’horreur, lumière tamisée, roulement de tambour) VALLEE DE LA MORT. Ça donne envie hein ? Même pas peur !

En passant par le Sud de Las Vegas, on arrive par l’Est de la vallée. Notre premier arrêt se nomme Dantes view, un aller/retour de 40km le long de la vallée qui vaut sacrément le coup ! Une vue exceptionnelle sur ce désert situé 88m en dessous du niveau de la mer et qui en fait une zone aride ou les 50degrés sont atteints tout l’été.

 
 
 

Le vent est brûlant, une fois de plus nous remercions notre climatisation pour son efficacité. Encore un bon point pour notre Chevrolet, malgré les températures, la voiture ne présente aucun signe de surchauffe.  

 
 

On découvre « Zabriskie point » puis prenons la direction du visitor center pour obtenir des informations sur les campings alentours. Nous pensions dormir au camping collé au visiteur center mais les 129degrés fahrenheit indiqués sur le parking nous font douter de la faisabilité de la chose.

La ranger nous le confirme, il fait beaucoup trop chaud dans la vallée même si les campings restent ouverts, et les températures restent élevées même une fois le soleil couché. Elle nous propose une alternative, un camping gratuit situé sur les hauteurs, et plus exactement à 1500m d’altitude. Ce dernier se nomme « wildrose ». Certes, cela implique que nous ayons 100km de plus à faire, mais si cela doit nous permettre de pouvoir fermer l’œil, le calcul est vite fait… Second point positif, le campground est situé non loin de l’axe que nous aurions emprunté le lendemain. Une fois de plus, les informations dispensées par les rangers nous sont d’un grand secours !

Mais avant de nous y rendre, nous souhaitons l’affronter, cette vallée de la mort, et nous rendre là ou la vie n’est pas possible : à son cœur ! Nous prenons la route de Badwater et nous enfonçons dans la vallée, pendant ce temps, le thermomètre de la voiture n’en finit plus de grimper.

À 17h, au cœur de la vallée, il fait 54 degrés. Celsius. Nous ne pouvons sortir plus de quelques minutes pour jeter un œil à badwater basin, un bassin d’eau au milieu du désert et les formations de sels hexagonales que sa sécheresse laisse apparaître. Nous sommes au point le plus Bas, 88m en dessous du niveau de la mer. Et il fait chaud. Très chaud. Le vent nous brûle le visage, et même si l’expérience est intéressante, nous ne jouons pas plus que cela. L’habitacle de la Chevrolet maintient difficilement une température supportable, mais la voiture en elle-même tient parfaitement bon, toujours pas de surchauffe à l’horizon, nous pouvons continuer l’exploration de ces terres hostiles !

 

 

le tout petit panneau blanc au milieu marque le niveau de la mer

 

Demi-tour en passant par Artist’s palette road, les couleurs y sont magnifiques ! Il semblerait que la chaleur ait fait des victimes, un 4×4 est bloqué dans un ravin une dizaine de mètres en dessous du point de vue. Dans le doute, Bastien ira y jeter un œil, mais personne derrière les airbags… Ambiance étrange, nous ne nous attardons pas malgré la beauté du paysage.

 
  

 

 
 
 

  

Après avoir parcouru une 100ène de kilomètres à travers la montagne, au milieu de paysages à couper le souffle (et de dizaines de lapins courant dans tous les sens) nous atteignons finalement Wildrose.

 

  

Il est 19h et nous sommes seuls. Les documents récupérés au visitor center font mention de la présence d’animaux sauvages, qui peuvent s’avérer particulièrement agressifs lorsqu’il sentent de la nourriture, y compris à l’intérieur d’une voiture verrouillée. Ces animaux, ce sont… des bourricots ! Nous avons du mal à y croire dans un premier temps, mais les panneaux indiquant leur présence (et leurs excréments parsemant la route) sont nombreux. Comme prévue, la chaleur est un peu descendue, les 35 degrés sont bien plus supportables et nous profitons de notre solitude (même s’il faut l’avouer, en soit, la solitude ce n’est pas vraiment le truc d’Aurore).

 

  

À mi-chemin entre las Vegas et Los Angeles, Death Valley nous offre son plus beau spectacle à la nuit tombée : un ciel étoilé protégé de toute pollution lumineuse, nous permettant même d’apercevoir certaines planètes… Magique ! Mais les animaux rôdent autour du camp, et la nuit risque d’être longue… Affaire à suivre 😉

 

Carnet de voyage – lundi 9 juillet 2018

Notre nuit au cœur de la Death Valley aura été entrecoupée par de nombreux sons, qu’ils soient d’origines animales, mais aussi (et à notre grand désarroi), d’origine humaine… Des jeunes sans gêne auront fini par s’installer à l’autre côté du camp en pleine nuit, tout en le faisant savoir à l’ensemble de la vallée. Pour revenir sur le côté « animal », et comme cela nous avait été indiqué, les mules sauvages sont bien venues nous rendre visite en pleine nuit. De nombreux bruits de sabots tournant autour de notre tente puis de la voiture nous auront tenus éveillés une partie de la nuit. Même si nous ne sommes pas particulièrement inquiets de fréquenter toute cette vie sauvage, nous avons gardé les paroles des rangers en tête… « attention, les mules peuvent être dangereuses et agressives, voir s’attaquer aux voitures et aux tentes ».

 

Bah, vous ne vous êtes probablement jamais posé la question, mais vous ferez quoi le jour ou des bourricots se jetterons sur votre toile pour vous piquer votre barre chocolatée, alors que vous êtes seuls au milieu de rien ? Non, nous non plus nous n’avons toujours pas la réponse, et bien heureusement d’ailleurs… Ajoutez à cela quelques hurlements de chacals et vous avez un cocktail sympathique pour passer une bonne nuit ! Nous pourrions aussi parler du bruit des chauves-souris se jetant (sans que nous ne l’expliquions d’ailleurs) sur les vitres de la chevrolet… Vous l’aurez compris, c’était une nuit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !

Mais à 7h, la température est déjà élevée et il est temps de se lever et de plier le camp. Une longue journée de route nous attend pour rejoindre Séquoia Park !

Nous mettrons 8h à parcourir les 500km prévus, d’abord car il nous faudra emprunter une gravel road en mauvaise état pour sortir de la Death Valley, puis car la traversée de la chaîne montagneuse et de ses lacets interminables nous prendra beaucoup de temps. C’est le jeu !

 

En route, nous tomberons sur ce que nous pensons être la fameuse « ZONE 51 ». Bien sûr, elle n’est pas clairement indiquée comme ceci, mais la présence de kilomètres de barrières parsemées de panneaux « danger de mort, zone militaire » nous le laisseront comprendre. Nous avions lu sur un blog que cette zone se situait dans les parages, après qu’un journaliste ait dû expliquer sa présence sur le bord de la route à des hommes en arme. Une ambiance particulière règne ici… Nous poursuivons notre route sans nous attarder.

le long de la zone 51, des habitations sommaires, très sommaires

Enfin, la forêt de Séquoia nous apparaît soudainement, après des centaines de kilomètres de champs arides et de pins au Sud, la rencontre avec ces géants des forêts est impressionnante.

premiervol

Aurore et Bastien vous proposent de suivre l'aventure TOUR DU MONDE, de l'idée, au retour en France, en passant par le premier vol en Janvier 2018.

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